Les fameuses conditions de neige

Conseils

En raquette, comme ici au parc national de la Yamaska, les conditions de neige importent peu dès qu’il y a un bon fond. © Photo d'archive


Alain Demers | Collaboration spéciale | Journal de Montréal

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas. Les semaines aussi. En quelques jours, la température peut varier considérablement. Il en est forcément ainsi pour les conditions de neige. Il faut donc savoir s'adapter.

En banlieue ou en ville, ne vous fiez surtout pas à la neige dans votre quartier pour vous donner une idée des conditions avant d'aller faire du ski de fond ou de la raquette. En forêt, la neige reste davantage au sol. C'est encore plus vrai si le site se trouve le moindrement en altitude.

Quand il y a de la pluie verglaçante dans le Grand Montréal, bien souvent, il neige en montagne.

Avant de partir

Pour avoir l'heure juste, il faut vérifier les conditions de neige. Dans le cas des parcs nationaux du Québec, il suffit simplement de consulter le site Web de Parcs Québec ou de la Sépaq. Pour chaque parc, un tableau indique combien de centimètres de nouvelle neige sont tombés durant les périodes suivantes: 24 heures, 48 heures, 7 jours et depuis le début de la saison.

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Un autre tableau nous informe sur la proportion de sentiers ouverts, en kilomètres, pour le ski de fond, la raquette ou la marche. Ailleurs que dans les parcs nationaux du Québec ou dans les stations de ski alpin, l'information n'est pas aussi bien structurée. Les centres de ski de fond et de raquette ne tiennent pas tous les conditions de neige sur une base quotidienne.

Il vaut tout de même la peine de consulter le site Web de la destination choisie ou de téléphoner pour vérifier.

S'adapter

En début de saison, un constat s'est dégagé sur les conditions de neige. Le lendemain du Jour de l'An, aucun sentier de ski de fond n'était encore ouvert dans les parcs nationaux du Québec les plus au sud, soit Oka, Mont- Saint-Bruno, Îles-de-Boucherville et Yamaska. Au même moment, tous les sentiers de ski étaient praticables au parc national du Mont-Tremblant.

Il faut reconnaître qu'en général, les conditions pour le ski de fond dans les parcs nationaux du sud sont plus ou moins fiables durant une saison. Bien franchement, je crois qu'il faudrait développer encore plus les sentiers pédestres hivernaux (déblayés ou sur neige battue) qui eux sont toujours ouverts.

C'est d'ailleurs ce qui a été fait au parc régional de la Rivièredu- Nord, à Saint-Jérôme, avec un étonnant réseau de 25 kilomètres de sentiers. Bref, pour les territoires situés dans les basses-terres du Saint-Laurent et aux alentours, la marche s'avère une alternative au ski de fond lors de mauvaises conditions de neige.

Il en est de même pour la raquette. Les conditions de neige importent peu dès qu'il y a un bon fond. Pas besoin de penser au fartage. On retrouve d'ailleurs des sentiers de raquette dans des territoires qui étaient auparavant exclusifs au ski de fond et ce, même dans le Nord. Ski de fond Mont-Tremblant en est un bon exemple.

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La patinoire la plus longue

Au cours des dernières années, la patinoire sur la rivière L'Assomption, en partance de Joliette, a souvent été affectée par les redoux. Mais quand il fait froid, le site n'a pas son pareil.

Le trajet aménagé donne un parcours de neuf kilomètres. Il s'agit vraisemblablement de la plus longue patinoire sur rivière au Québec, laquelle est accessible par 10 entrées. Une carte est disponible dans le site web du Festi-Glace de la Rivière- L'Assomption. Lors de cet événement qui se déroulera durant les deux premiers week-ends de février, des artistes lanaudois et de la relève se produisent sur scène. Il y a de l'animation pour toute la famille. www.festiglace.ca


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