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Art urbain: quelques artistes et lieux incontournables

Art urbain: quelques artistes et lieux incontournables

Cette oeuvre nommée Mon Dieu, aide-moi à survivre à cet amour mortel et connue aussi sous le nom de «Baiser fraternel» se trouve à la East Side Gallery, un pan du mur de Berlin.Photos AFP

Dernière mise à jour: 06-10-2016 | 11h43

L'art urbain («street art») a envahi les murs du monde entier, de Montevideo à Paris, en passant par Djerba. Face à cette offre pléthorique, plusieurs artistes sont sortis du lot et ont accédé au rang de vedette et certains lieux sont devenus emblématiques.

LES STARS

Banksy

S'il ne fallait en retenir qu'un, c'est lui. Avec son style facilement reconnaissable, l'artiste britannique (né en 1974) a acquis une renommée internationale auprès du public comme du monde de l'art. Une collaboration avec son compatriote Damien Hirst (Keep It Spotless), a été adjugée aux enchères pour 1,8 million de dollars chez Sotheby's à New York en 2008. Ses œuvres dénoncent le consumérisme, l'impérialisme américain ou le sort des réfugiés en Europe. Il a laissé sa trace sur les murs de Bristol, sa ville natale, Londres, mais aussi Calais ou Gaza. Pourtant, son identité reste un mystère absolu, ce qui entretient l'intérêt des fans. Les dernières rumeurs affirment qu'il ferait partie du groupe Massive Attack, également originaire de Bristol.

JR

L'artiste aux deux initiales s'est fait un nom grâce à ses collages photographiques XXL déployés des favelas de Rio à Shanghai, de New York au Népal. À Paris, le Français (né en 1983) a fait entrer 4000 anonymes au Panthéon, en affichant leur portrait en noir et blanc à plusieurs endroits du bâtiment. Mais c'est en éclipsant la Pyramide du Louvre au printemps dernier via un monumental trompe-l'oeil qu'il a assis définitivement sa popularité. Il a depuis installé de gigantesques photos d'athlètes à Rio, pendant les jeux Olympiques. Un projet qui avait nécessité l'intervention d'alpinistes pour aider à coller les photos.

Invader

Sa marque de fabrique: des mosaïques réalisées avec des carrelages de salles de bain, reprenant l'imagerie de jeux vidéo des années 70 et 80 comme Space Invaders. Son terrain de jeu favori: Paris, où il réalise ce qu'il appelle des «invasions» depuis 1998, de préférence la nuit, pour éviter la police ou les curieux. Outre des «invaders», l'artiste français réalise aussi des portraits pixellisés comme une reproduction de la Joconde visible sur un mur parisien. Il a posé plus de 3000 pièces dans le monde et a tenté l'aventure new-yorkaise fin 2015, ce qui lui a valu une interpellation par la police.

QUELQUES LIEUX EMBLÉMATIQUES

New York, le berceau du mouvement

Dès la fin des années 60, le métro est investi par des tagueurs qui prendront ensuite les murs de la ville comme terrain de jeu. Le mouvement connaît son véritable essor dans les années 1990. Le quartier du Queens a longtemps abrité un lieu phare, 5 Pointz, aujourd'hui détruit (photo ci-bas). Sur 20 000 m2 d'entrepôts, environ 1500 artistes avaient imprimé leur marque, faisant du lieu une sorte de musée à ciel ouvert très prisé des touristes. Le propriétaire des lieux a fait repeindre l'ensemble en une nuit, en 2013, pour construire des immeubles de standing à la place.

Berlin

East Side Gallery est un pan de 1,3 km du mur de Berlin couvert de fresques. Plus de 100 artistes du monde entier avaient peint entre février et septembre 1990 le tronçon, aujourd'hui présenté comme «la plus grande galerie d'art à ciel ouvert du monde». En 2009, des travaux de rénovation ont été entrepris pour ce lieu visité chaque année par 3 millions de personnes. Parmi les fresques les plus connues, figure le «Baiser fraternel» entre les dirigeants soviétique Brejnev et est-allemand Honecker.

Londres

Le quartier de Shoreditch est le haut lieu du street art dans la capitale britannique, qui compte notamment des oeuvres de Banksy. Situé dans l'est londonien, ce lieu peuplé de maisons basses, de vieux entrepôts, de galeries d'art et de disquaires, est très prisé des touristes, des visites guidées y sont organisées. Moins accessible, le tunnel Leake Street, derrière la gare de Waterloo, est un lieu plus alternatif où les œuvres changent très régulièrement.

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