Plages privées françaises
Toujours plus de luxe
RelaxNews | 12/03/2012
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Transats moelleux autour de palmiers, bars design, jeux de lumières savamment étudiés, nourriture soignée, vins sélectionnés: rien n'est jamais trop beau sur le sable fin. Et la saison qui va s'ouvrir d'ici un mois devrait le confirmer, à voir les différents exposants au troisième Salon international des plages, le seul en France, qui se tient jusqu'à jeudi à La Grande Motte.
La tendance 2012 accentue encore l'impression de douceur de vivre avec du mobilier chic destiné à offrir dans ces installations démontables, un esprit lounge avec ambiances chaleureuses et conviviales. Sans oublier la touche de verdure, sorte de faux jardins des plages. «On recherche avant tout la qualité», assure Jérôme Catanzano, patron d'un établissement au Cap d'Agde.
«Sur une plage privée, on doit pouvoir bien manger, bien boire, se détendre, bronzer, s'amuser», décline Mathias Barrios, l'initiateur de ce salon, où sont aussi présentées les dernières innovations: un parasol résistant au vent, des luminaires nomades, un toit en lames mobiles et motorisées qui obéissent à une station météo intégrée, des canapés et coussins «aux formes sensuelles»...
L'autre nouveauté concerne les handicapés pour lesquels la loi rendra obligatoire des infrastructures d'accueil en 2015. Dans ces établissements, outre le chemin de plage permettant de rouler sur le sable, on trouvait déjà parfois des fauteuils permettant aux handicapés d'aller dans l'eau. Voici désormais le transat rehaussé destiné aux personnes à mobilité réduite ou âgées.
Locomotive du tourisme haut de gamme
«Pour une station balnéaire, la plage privée est une locomotive du tourisme haut de gamme. La demande de la clientèle est de plus en plus forte. L'intérêt est toujours d'offrir de nouveaux services», explique Jérôme Arnaud, le directeur de la Grande Motte, où 15 établissements de genre sont installés, représentant 1500 emplois.
En attendant le résultat d'un audit national, actuellement en cours, pour avoir un décompte plus précis, René Colomban, président de la Fédération nationale des plages restaurants (FNPR), dénombre quelque 1500 plages privées, dont 800 sur les bords de la Méditerranée, 100 en Corse ou 400 sur la façade atlantique, soit 15 000 salariés saisonniers pour un chiffre d'affaires d'environ 750 millions d'euros.
Ce poids dans l'économie touristique n'empêche pas des guerres larvées avec riverains, commerçants ou écologistes. Avec souvent des reproches similaires: dépassements de superficie ou pratique d'activités non autorisées. Le dernier rapport de la Cour des comptes a confirmé ce contournement de la réglementation, notamment à la Grande Motte.
La FNPR, qui déplore un esprit «un peu trop comptable» des magistrats, convient cependant que certains, à l'image de la Voile rouge sur la plage de Pampelonne, ont exagéré. Elle accepte l'idée d'un renforcement par l'État des contrôles, et surtout des sanctions en cas de non respect du cahier des charges, spécifique à chaque mairie.
En échange, René Colomban aimerait recevoir l'assurance que «les plages privées vont conserver l'autorisation d'occuper 20% du domaine public», alors que "certains décrets ont remis ce droit en question", notamment à Ramatuelle. «Les plagistes vont de plus en plus vers le développement durable. Ils se sentent les gardiens du littoral», plaide-t-il.




