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Québec

La montée fulgurante de la raquette

Journal de Montréal | 25/01/2012

Alain Demers | Collaboration spéciale

 
 
Québec - La montée fulgurante de la raquette
© Photo d'archive
Le réseau de la Sépaq comprend plus de 700 kilomètres de sentiers de raquette balisés.


 

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En 1999, quand la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a débuté la gestion des parcs nationaux du Québec et d'autres territoires publics, il n'y avait à peu près pas de sentiers de raquette. Aujourd'hui, on retrouve un réseau de plus de 700 kilomètres, soit 300 kilomètres de plus que les sentiers tracés pour le ski de fond!

C'est vous dire à quel point la raquette a connu un essor étonnant au cours de la dernière décennie. Balisés, les sentiers de raquette de la Sépaq sont à peu près tous des sentiers pédestres qui étaient fermés en hiver. Ils ont été ouverts graduellement, au fur et à mesure que la demande s'est fait sentir.

Pistes à suivre

Un phénomène

Mais comment expliquer cet engouement pour une activité qui était tombée dans l'oubli? Il est clair que la venue des nouvelles raquettes de montagne, au look moderne, a largement contribué à tenter de nouveaux adeptes et à reconquérir les anciens.

Leurs avantages sont nombreux. On enfile aisément nos bottes d'hiver dans l'attelage. Nul besoin de penser au fartage. Et puis, les conditions de neige importent peu, dès qu'il y a un bon fond. Munie de crampons, la raquette moderne nous permet de gravir des pentes difficiles d'accès en ski de fond. Il est souvent beaucoup plus facile d'atteindre un belvédère, le sommet d'une montagne ou un point de vue.

Les territoires

À moins de deux heures de la métropole, le territoire de la Sépaq comprenant le plus grand réseau de sentiers de raquette est le parc national du Mont-Tremblant, soit un total de 48 kilomètres. C'est juste un peu moins que les sentiers tracés pour le ski de fond.

Comparativement aux autres parcs nationaux du Québec, celui du Mont-Saint-Bruno, en Montérégie, accuse un retard pour le développement de la raquette. Le premier sentier a ouvert seulement cet hiver. Il s'agit de l'Hermine, d'une longueur de près quatre kilomètres. C'est bien peu. Après tout, on parle ici du territoire de la Sépaq le plus fréquenté en hiver, avec plus de 300 000 visiteurs. Malgré des conditions de neige instables, on continue d'entretenir 30 kilomètres de sentiers de ski de fond. N'y a-t-il pas lieu d'en convertir une pour la marche hivernale indique à quel point un bon nombre de visiteurs veulent une alternative au ski de fond.

Ailleurs que dans le réseau de la Sépaq, l'engouement pour la raquette est également bien présent, à un point tel que même des centres de ski de fond réputés ont suivi la tendance. C'est le cas de Ski de fond Mont-Tremblant avec un réseau de près de 40 kilomètres de sentiers de raquette ou encore de Sutton-en-Haut, avec un réseau de 15 kilomètres. Voilà qui en dit long.

 
 
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