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Ne pas perdre le Nord

Alain Demers - Collaboration spéciale


 
Ne pas perdre le Nord
© Photo d'archive
Même pour une petite promenade, partir sans carte de sentiers ni sac à dos muni d’accessoires n’est pas sans risque.
Ce n’est pas lors d’une longue randonnée en forêt qu’on risque le plus de se perdre, car habituellement, on se prépare en conséquence. C’est plutôt quand on va spontanément faire un petit tour dans le bois. L’automne dernier, j’ai vécu une situation qui m’a rappelé l’importance d’être prêt en tout temps, même si on pense ne pas aller bien loin…

Cartes

Par un bel après-midi, je me suis rendu au Domaine Saint-Bernard à Mont-Tremblant, pour marcher un peu en compagnie de ma fille. Je suis d’abord passé au chalet d’accueil pour en ressortir avec deux cartes : celle des sentiers pédestres et celle des sentiers de ski de fond et de raquette, nettement plus détaillée.

Sur les sentiers: règles de base

  • À avoir en tout temps dans le sac à dos: microlampe à DEL, boussole, barres énergétiques ou autre nourriture d’appoint, bouteille d’eau, ensemble compact de survie et de premiers soins

  • À prévoir: carte de sentiers (disponible au chalet d’accueil), téléphone cellulaire (si fonctionnel dans la zone) avec numéros d’urgence.

  • À retenir: ne pas débuter ou poursuivre une randonnée après 15 heures; emprunter des sentiers bien signalisés et pas étroits
Selon la carte des sentiers pédestres, le circuit sur le mont Onontio ne faisait que 2,2 kilomètres. Même s’il était passé 14 heures, je me suis dit que nous avions amplement le temps.

Mésaventure

Le trajet menant à un promontoire avec un beau point de vue n’a pas été bien long. Comme le sentier continuait jusqu’à un autre escarpement, nous l’avons suivi. Au retour, les choses se sont gâtées. Il manquait des balises, le sentier étroit se perdait dans les sousbois puis la noirceur est tombée.

J’ai sorti la boussole et la microlampe à DEL qui se trouvent toujours dans mon sac à dos puis j’ai jeté un coup d’oeil sur les deux cartes. J’ai pu avoir une idée approximative de notre localisation.

Faute de repères précis, je me suis rendu compte qu’il était risqué de s’enfoncer loin dans la forêt si nous tentions de revenir vers le sud. Il m’est apparu plus sensé d’aller vers le nord en plein bois pour rejoindre la rivière du Diable à cause de son orientation est-ouest. Le sentier de ski de fond A16 la longe. Malgré les doutes créés par l’obscurité, j’ai maintenu le cap vers le nord. Finalement, nous sommes tombés sur le fameux sentier longeant la rivière. En nous dirigeant vers l’ouest, nous avons pu nous rendre au refuge Forget indiqué sur la carte. Il était environ 19 heures.

Il ne restait plus qu’à traverser le pont Jackrabbit pour prendre le sentier qui mène à la route. Avec mon cellulaire, j’ai pu contacter quelqu’un qui est venu nous chercher pour nous ramener au stationnement du Domaine Saint-Bernard.

Être toujours prêt

Cette mésaventure aurait pu mal tourner si je n’avais pas eu de boussole dans mon sac à dos ni les cartes du secteur. Je dois tout de même reconnaître que j’ai commis deux erreurs: continuer ma randonnée après 15 heures et emprunter un sentier étroit avec une signalisation rudimentaire. Morale de l’histoire: on n’est jamais trop prudent.

À explorer!

Les Montérégiennes en groupe

Tous les dimanches, à compter du 18 septembre, se déroulera la Tournée des Montérégiennes, organisée par le réseau À-Vie-Forme. La tournée en question donne l’occasion d’explorer cinq collines, à raison d’une par semaine. Mentionnons dans l’ordre: les monts Rougemont, Brome, Yamaska, Saint-Grégoire et Saint-Bruno. Un guide accompagne les participants. Il faut se rendre sur les lieux avec votre véhicule ou en covoiturage. Les randonnées ont lieu, peu importe la température, ce qui implique de prévoir des vêtements adéquats. Coût par randonnée: 6$. Des frais d’accès sont en sus au parc national du Mont-Saint-Bruno et sur les sentiers du Centre d’interprétation du milieu écologique (CIME) au mont Saint-Grégoire. www.avieforme.ca

La Matawinie

En Matawinie, soit dans la partie nordique de Lanaudière, les parcs régionaux s’organisent de mieux en mieux. À Saint-Côme par exemple, au parc régional de la Chute-à-Bull, les sentiers d’une longueur totale de 9 kilomètres ont été réaménagés. La passerelle a été refaite à neuf. Il est devenu beaucoup plus facile de s’informer grâce au nouveau site Web comprenant, entre autres, des cartes de sentiers et des idées de randonnée. On peut réserver en ligne des nuitées en refuge. www.parcsregionaux.org

Le sentier Le Sylvestre

Bien sec, assez large et sans pente abrupte, le sentier Le Sylvestre au parc du Bois-de-Belle-Rivière est idéal pour une balade du dimanche quand on manque de temps pour aller plus loin. À défaut de points de vue spectaculaires, le parcours est agrémenté de petits ponts de bois et d’un milieu varié, passant par une érablière, une prucheraie et une cédrière. www.boisdebelleriviere.com
 
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