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Lise Giguère - Collaboration spéciale
![]() © Lise Giguère | |
| L’imposant bâtiment en pierre dont les plans ont été dessinés par François Baillargé. |
Ouvert en 1822, l’imposant bâtiment de pierres dont les plans ont été conçus par l’architecte François Baillargé qui a marqué l’architecture québécoise du début du XIXe siècle, ne devait accueillir qu’une quarantaine de prisonniers. C’était plutôt une centaine d’hommes, de femmes et d’enfants de plus de 12 ans qui, régulièrement, s’y entassaient pour purger des sentences de quelques jours ou quelques années. À cette époque, il y avait peu de longues sentences puisque les délits graves comme le meurtre menaient directement à la pendaison. Cinq pendaisons ont d’ailleurs eu lieu à la Vieille Prison. On raconte même que certains prisonniers y auraient été «oubliés» et n’auraient jamais pu retrouver leur liberté!
| Vieille Prison de Trois-Rivières
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En 1978, la Vieille Prison qui était alors le plus ancien établissement carcéral en fonction au Canada était classée Monument historique. Huit ans plus tard, elle fermait pourtant définitivement ses portes après que ses conditions de détention eurent été jugées insalubres et inacceptables.
Visite expérience
En 2002, le nouveau Musée québécois de culture populaire a l’idée d’ouvrir la Vieille Prison au public. À l’aide de témoignages et de photographies, l’endroit est restauré tel qu’il devait être dans les années 1960-1970 et des visites expériences y sont proposées.
Pour ces dernières, on fait appel à d’ex détenus et à des guides qui ponctuent la visite, d’une durée d’environ 1h15, d’anecdotes et de témoignages sur la vie carcérale de cette époque. Après la chapelle, la salle commune, le parloir et les cellules, c’est devant des graffitis empreints de désespoir et en découvrant le «trou», ce cachot privé de lumières où l’on enfermait les prisonniers récalcitrants, que l’émotion atteint son apogée. Difficile d’accepter qu’on ait pu ainsi traiter des êtres humains mais, pire encore, d’imaginer que de telles conditions de détention existent encore de nos jours.
Sentence d'une nuit
En 2005, le Musée québécois de culture populaire innove à nouveau en offrant aux groupes (15 à 40 personnes) de passer une Nuit en prison. Cette fois-ci, le visiteur accepte d’être traité comme un véritable détenu.
Dès son arrivée, il est photographié, on prend ses empreintes digitales et on lui fait une fiche d’incarcération sur laquelle on écrira Libéré au moment de sa sortie. Puis on lui remet un t-shirt et on le mène dans sa cellule où il devra passer la nuit sous la supervision du gardien et en respectant toutes les règles de la vie carcérale. Au réveil, il devra faire le ménage de sa wing (cellule) avant d’avoir droit au petit-déjeuner du prisonnier (gruau et rôties) dans la grande cafétéria.

On est bien loin ici du service 5 étoiles, mais l’expérience est unique et bouleversante. Parmi les visiteurs, certains sont de simples curieux, d’autres par contre désirent comprendre ce qu’ont vécu un ami, un frère ou un père ayant déjà séjourné en prison.
Coupable ou innocent?
À compter du 7 juillet prochain, une nouvelle activité, Verdict attendu, est offerte aux 18 ans et plus qui aimeraient expérimenter le déchirement des jurés qui ont pour mandat de rendre un verdict juste et équitable, mais surtout hors de tout doute raisonnable. Une expérience qui fait appel à l’éthique et au sens moral tout autant qu’au sens de l’observation et de la déduction.
3 choses à voir tout près
Musée québécois
de culture populaire
Six autres expositions
sont présentées
au Musée québécois
de culture populaire: Québec en
crimes; De vie à trépas, les
pratiques funéraires au Québec; Le temps d’une paix,
Hommage à la populaire série
télévisée; L’odyssée de
Maeva, aventure
jeunesse; Roman des
bois, sculptures d’Alain Stanké
et Coqs au vent, exposition
de girouettes. Au 200,
rue Laviolette,
tél.: 819 372-0406 ou www.culturepop.qc.ca
Boréalis
Centre
d’interprétation sur
les pâtes et
papiers. Expositions,
espace de
découvertes interactif, tour
d’observation, voûtes souterraines,
etc. Au 200, avenue
des Draveurs,
tél. 819 372-4633 ou www.borealis3r.ca
Parc de l’île Saint-
Quentin
Parc urbain
avec sentiers
pédestres, vélos,
rabaska, jeux pour
les enfants. Au 10, Place de
la Rosalie,
tél.: 1 866 370-8151 ou www.ilesaintquentin.com
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