
|
||||

Alain Demers - Journal de Montréal
![]() Photo: archives Journal de Montréal | |
| La plupart des chalets rustiques, comme ici, au lac Crépeau, sont faciles d’accès par une route forestière bien entretenue. |
À Saint-Zénon, dans la région de Lanaudière, la Pourvoirie Trudeau se trouve au cœur de montagnes encore vierges atteignant 600 mètres d’altitude.
Dans un territoire de 52 kilomètres carrés sont répartis 36 chalets à louer au bord des lacs.
La plupart d’entre eux disposent de toutes les commodités modernes, alors que d’autres sont rustiques, sans électricité.
Chalets rustiques
Tout récemment, j’ai séjourné au Pin No 1, au lac Crépeau. Il s’agit d’un des bons vieux chalets de bois de la pourvoirie, lesquels ont été construits à l’époque du club privé de chasse et pêche Matawin.
En 1973, plusieurs chalets ont été acquis par Lucien Trudeau, qui a fondé la pourvoirie. Ceux-ci étaient munis d’un foyer, chauffés au poêle à bois, et équipés d’une cuisinière, d’un frigo ou de lampes au gaz propane.
La pourvoirie Trudeau
|
Au fil du temps, plusieurs de ces chalets ont été rénovés, d’autres ont été construits. Mais une bonne douzaine de chalets d’antan sont restés.
Pour se ressourcer, c’est l’idéal. Il n’y a pas de télé ou de radio. Il n’y a pas de téléphone non plus.
Même le téléphone cellulaire ne fonctionne pas partout. Vous ne pouvez être joint qu’en cas d’urgence, à l’accueil. Vous avez la paix.
Seuls et tranquilles
Pour revenir à notre séjour au Pin No 1, nous sommes entrés sur le territoire en partance de l’accueil nord, à l’Auberge La Glacière. Une route forestière de deux kilomètres de long mène au lac Crépeau.
Aux abords de ce plan d’eau, se trouvent quatre chalets mais le nôtre était encore plus loin. Pour nous y rendre, il a fallu prendre une embarcation dotée d’un moteur hors-bord de quatre forces.
Nous avons navigué sur le lac pendant une vingtaine de minutes, avant d’atteindre la baie Daniel. Au sommet d’un promontoire, le Pin No 1 domine le lac. Seul un autre chalet se trouve sur la pointe, à bonne distance.
Pendant deux jours, nous nous sommes contentés de faire des choses simples : cuisiner, faire chauffer le poêle à bois, admirer le paysage, lire au lit avec une lampe frontale. Les seuls bruits que nous entendions, c’étaient le vent, le cri des oiseaux et le crépitement du feu. Nous sommes revenus de notre séjour avec l’impression d’avoir passé une semaine de vacances.
Si vous avez de l’expérience en camping, vous ne serez pas dépourvu lors d’un séjour en chalet rustique. Sinon, il y a toujours les chalets tout confort à la porte desquels se trouve une authentique nature sauvage, encore plus belle, avec les coloris d’automne qui s’en viennent.
Centenaire, le chalet Jobin 2 est l’un des seuls chalets rustiques dotés d’électricité.
Photo: archives Journal de Montréal
Tous les textes Québec


