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À la rencontre des blanchons: expérience inoubliable
Lise Giguère - Journal de Montréal - Collaboration spéciale
Ils sont mignons comme tout, ont de
grands yeux noirs tristes qui laissent
échapper des larmes et une marraine
célèbre en la personne de Brigitte
Bardot. Eh oui, eh oui, ce sont les
blanchons des Îles de la Madeleine qui
seront bientôt de retour sur la banquise.
Si on allait les rencontrer?
Pendant quelques semaines, la neige et les glaces qui ont formé la banquise près de l’archipel accueillent des centaines de milliers de phoques du Groenland venus donner naissance à leurs petits.
S’il arrive qu’ils s’approchent suffisamment des côtes, de bons crampons peuvent parfois suffire pour les rejoindre à pied, mais le moyen le plus sûr et le plus intéressant demeure l’excursion en hélicoptère qui nous débarque directement sur leur territoire avec en prime leur odeur, leurs cris et les craquements inquiétants que font les glaces qui dérivent, se fracassent et se déchirent.
D’une durée de trois heures, incluant le temps
de vol, cette expérience sur ce paysage lunaire
peuplé de milliers de phoques adultes et de
blanchons est cependant bouleversante et
inoubliable. Ces gros bébés duveteux, malhabiles
et adorables qui nous observent d’un air
suppliant et inquiet, traînent dans leur sillage
une armée de défenseurs dont certains
auraient tout intérêt à mieux comprendre la
place importante qu’occupent les phoques
dans l’économie et la culture madelinienne et
dans celle de nombreuses communautés bordant
les eaux canadiennes et celles des vastes
étendues du Nord, vers l'île de Baffin et la Baie
d'Hudson.
S’INFORMER AVANT DE CONDAMNER
Pour cela, une visite au Centre d’interprétation du phoque (C.I.P.) situé sur l'île de Grande- Entrée s’impose. Ouvert en 1994, ce dernier doit son existence à la Fondation Willie Déraspe, nommée ainsi en souvenir d’un capitaine madelinot très impliqué à défendre la cause de la chasse aux phoques. Il a longtemps travaillé sur le bateau-école E.P., le Québécois qui a servi pour des recherches pour le MAPAQ (ministère Agriculture, pêcheries et alimentation du Québec). La création d’un tel endroit avait pour but de faire découvrir l’univers de ces formidables mammifères marins, mais surtout de devenir un lieu d’information et de référence pour les visiteurs.
C’est par le biais de tableaux, d’activités interactives, de jeux-questionnaires, de vidéos et d’une projection son et image Histoires de glace, qu’on fait d’abord connaissance avec les quatre espèces de phoques présentes dans les eaux du golfe et/ou de l'estuaire du Saint-Laurent: les phoques du Groenland, à capuchon, gris et commun. On les accompagne ensuite du fond des mers jusqu’aux banquises et l’on découvre leurs moeurs, leurs remarquables adaptations aux exigences de leur environnement, et l’on suit la croissance d’un blanchon à partir de ses premiers jours. Une nouvelle section est également dédiée à Mario Cyr, un Madelinot qui a voyagé sur le Sedna, et son lien avec le loup-marin.
Bien entendu, on y parle également de la controversée chasse aux phoques, et des légendes madeliniennes rappellent l’importante place qu’a toujours eue le phoque chez les Madelinots et des efforts que font aujourd’hui de nombreuses entreprises madeliniennes, que ce soit en artisanat, en tourisme et même en restauration, pour la mise en valeur du phoque. En collaboration avec la boucherie Côte-à-Côte, on y offre même une dégustation de viande de loup-marin.
3 CHOSES À VOIR... TOUT PRÈS
1. Le château Madelinot offre des forfaits d’observation de phoques de 3 à 6 nuits. Ils incluent l’hébergement, les petits-déjeuners, l’excursion en hélicoptère et une visite guidée de l’archipel. 323, route 199, Fatima. 1 800 661-4537 ou www.hotelsilesdelamdeleine.com
2. La Maison du Loup-Marin.
Manteaux et accessoires en fourrure et cuir de loup-marin créés par Odette Leblanc, designer de mode. Au 22, chemin de l’École, Pointeaux- Loups, tél.: 418 969-9385.
3. Saveurs de l’Art
Chocolaterie qui fabrique des chocolats au goût des produits des Îles, canneberges, liqueur de framboise, miel, huile de hareng fumé, etc.), 97, chemin Principal, local 3, Cap-aux- Meules, tél.: 418 986-4190
Tous les textes Québec
Lise Giguère - Journal de Montréal - Collaboration spéciale
![]() © Lise Giguère | |
| De la banquise, les Blanchons, malhabiles et adorables, nous regardent avec leurs yeux tristes. Il est toutefois plus facile de les admirer du haut d’un hélicoptère ou de se rendre au Centre d’interprétation du phoque pour en apprendre davantage sur eux. |
Pendant quelques semaines, la neige et les glaces qui ont formé la banquise près de l’archipel accueillent des centaines de milliers de phoques du Groenland venus donner naissance à leurs petits.
S’il arrive qu’ils s’approchent suffisamment des côtes, de bons crampons peuvent parfois suffire pour les rejoindre à pied, mais le moyen le plus sûr et le plus intéressant demeure l’excursion en hélicoptère qui nous débarque directement sur leur territoire avec en prime leur odeur, leurs cris et les craquements inquiétants que font les glaces qui dérivent, se fracassent et se déchirent.
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NOTE
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S’INFORMER AVANT DE CONDAMNER
Pour cela, une visite au Centre d’interprétation du phoque (C.I.P.) situé sur l'île de Grande- Entrée s’impose. Ouvert en 1994, ce dernier doit son existence à la Fondation Willie Déraspe, nommée ainsi en souvenir d’un capitaine madelinot très impliqué à défendre la cause de la chasse aux phoques. Il a longtemps travaillé sur le bateau-école E.P., le Québécois qui a servi pour des recherches pour le MAPAQ (ministère Agriculture, pêcheries et alimentation du Québec). La création d’un tel endroit avait pour but de faire découvrir l’univers de ces formidables mammifères marins, mais surtout de devenir un lieu d’information et de référence pour les visiteurs.
C’est par le biais de tableaux, d’activités interactives, de jeux-questionnaires, de vidéos et d’une projection son et image Histoires de glace, qu’on fait d’abord connaissance avec les quatre espèces de phoques présentes dans les eaux du golfe et/ou de l'estuaire du Saint-Laurent: les phoques du Groenland, à capuchon, gris et commun. On les accompagne ensuite du fond des mers jusqu’aux banquises et l’on découvre leurs moeurs, leurs remarquables adaptations aux exigences de leur environnement, et l’on suit la croissance d’un blanchon à partir de ses premiers jours. Une nouvelle section est également dédiée à Mario Cyr, un Madelinot qui a voyagé sur le Sedna, et son lien avec le loup-marin.
Bien entendu, on y parle également de la controversée chasse aux phoques, et des légendes madeliniennes rappellent l’importante place qu’a toujours eue le phoque chez les Madelinots et des efforts que font aujourd’hui de nombreuses entreprises madeliniennes, que ce soit en artisanat, en tourisme et même en restauration, pour la mise en valeur du phoque. En collaboration avec la boucherie Côte-à-Côte, on y offre même une dégustation de viande de loup-marin.
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3 CHOSES À VOIR... TOUT PRÈS
1. Le château Madelinot offre des forfaits d’observation de phoques de 3 à 6 nuits. Ils incluent l’hébergement, les petits-déjeuners, l’excursion en hélicoptère et une visite guidée de l’archipel. 323, route 199, Fatima. 1 800 661-4537 ou www.hotelsilesdelamdeleine.com
2. La Maison du Loup-Marin.
Manteaux et accessoires en fourrure et cuir de loup-marin créés par Odette Leblanc, designer de mode. Au 22, chemin de l’École, Pointeaux- Loups, tél.: 418 969-9385.
3. Saveurs de l’Art
Chocolaterie qui fabrique des chocolats au goût des produits des Îles, canneberges, liqueur de framboise, miel, huile de hareng fumé, etc.), 97, chemin Principal, local 3, Cap-aux- Meules, tél.: 418 986-4190
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