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Vol 8751 pour Val-d'Or
Sarah Bergeron-Ouellet - Canoe.ca

 
abitibi - Vol 8751 pour Val-d'Or
© Tourisme Abitibi-Témiscamingue/Mathieu Dupuis
Motoneige à l'Auberge Harricana, Val-d'Or
Une tuque, des mitaines, une autre paire de bas de laine et hop! Direction Montréal-Trudeau pour un long week-end 100% hivernal au cœur de la Vallée-de-l’Or, en Abitibi-Témiscamingue. Au programme, trois classiques: pêche blanche, journée de traîneau à chiens et, bien sûr, randonnée en motoneige.

Arrivées au-dessus de Val-d'Or, nous sommes impressionnées par le paysage: l’avion ne survole que des conifères et des lacs gelés. Avec 145 000 âmes pour un territoire de 65 000 km2, l’Abitibi-Témiscamingue nous offre de «vrais» grands espaces. On est bien loin de l’île de Montréal où s’entassent 1 800 000 habitants sur 482 km2…

L’avion se pose à l’aéroport de Val-d'Or après environ une heure de vol. C’est presque de la téléportation quand on sait que le trajet en voiture à travers la réserve faunique La Vérendrye prend plus de sept heures. Nous sommes attendues, ma collègue et moi: notre baptême de motoneige a lieu l’après-midi même.

Initiation à la motoneige

Environ 13% des Québécois de plus de 15 ans pratiquent la motoneige, selon la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), ce qui représente quelque 800 000 personnes. De ce nombre, 40% sont des femmes.

Notre point de départ est l’auberge Harricana, un chaleureux hôtel de bois rond connu pour ses différents forfaits de location de motoneige. Nous conduirons une grosse Yahama tout confort de type «cruiser» avec poignées chauffantes. Mais pas question de se lancer sur les pistes sans une préparation adéquate et sans l’incontournable «suit de ski-doo». Au diable le look, à toute allure par -15°C, c’est le confort qui compte!

Et la sécurité. Avec tous les accidents rapportés récemment - 16 motoneigistes ont perdu la vie depuis le début de la saison au Québec - c’est vraiment le mot d’ordre.

«C’est un plaisir fou de faire de la motoneige, nous affirme notre guide, André Villeneuve. Ces petites machines-là sont vraiment agréables à conduire, mais il faut que ce soit de façon sécuritaire tout le temps.»

Les règles de base de la conduite sont évidentes: rester sur les sentiers, conduire à droite et ne pas excéder 70km/h, la limite de vitesse permise. Où que l’on soit au Québec, il faut aussi payer les droits d’accès, qui s’élèvent à 235$ pour un permis annuel.

Le Québec compte pas moins de 33 500 kilomètres de sentiers balisés, entretenus et signalisés. Quelque 3 500 km d’entre eux sont situés en Abitibi-Témiscamingue, ce qui fait du réseau de la région l’un des plus vastes de la province, avec celui du Saguenay-Lac-St-Jean.

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Notre périple débute sur un lac long de 32 kilomètres, le lac Lemoyne. Au cours de l’après-midi, nous voyageons sur la 83 - la Trans-Québec -, le sentier «Tour de Ville» et traversons le pont couvert Carrier, construit en 1955 par l’ancien ministère de la Colonisation (la région est toute jeune: Val-d'Or fête ses 75 ans en 2010!).

Après avoir avalé ainsi une centaine de kilomètres, nous sommes prêtes à rentrer à l’auberge. Difficile de conduire une motoneige pour la première fois? Avec de bonnes instructions, pas vraiment. Mais j’ai terriblement mal au pouce à force de peser sur l’accélérateur… et pourtant je n’ai pas franchi souvent la barre des 70km/h!


Envie de continuer le voyage? Lisez la suite:
Jour 1. Initiation à la motoneige
Jour 2. L'ABC du traîneau à chiens
Jour 3. Un dimanche de pêche blanche

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L'Abitibi-Témiscamingue en chiffres


Ce voyage a été rendu possible grâce à Tourisme Abitibi-Témiscamingue.

 
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