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Il est revenu le temps du lilas!
Lise Giguère - Collaboration spéciale - Journal de Montréal
Alors qu’à Montréal les lilas ne sont déjà
plus qu’un souvenir, à Cap-à-l’Aigle, petit
village pittoresque de Charlevoix, ils
émergent de leur torpeur hivernale en
s’éclatant dans un spectacle haut en
parfums et en couleurs.
Surnommé «Village des Lilas», Cap-à-l’Aigle a toujours fait une grande place aux différentes variétés de cet arbuste aux fleurs parfumées. Quel bonheur de déambuler sur sa rue principale, la rue Saint-Raphaël, et d’admirer les milliers de lilas à fleurs simples ou doubles, plus ou moins odorantes, qui déploient leurs grappes blanches, mauves ou pourpres sur les terrains.
Et c’est justement, en suivant cette rue que l’on arrive aux Jardins du Cap-à-l’Aigle qui possède 800 variétés de lilas. Oui, oui 800 variétés, vous avez bien lu. Oh, ils ne sont pas encore très grands (de 3 à 5 pieds), parce que l’histoire de ce jardin est encore jeune, mais ils poussent en sagesse et en beauté sur cette terre immense, qui faisait partie des toutes premières concessions accordées le long du fleuve, à l’est de La Malbaie, par le seigneur Malcolm Fraser, en 1794.
Dans ces magnifiques jardins, regroupés sous
quatre thèmes qui embaument le lilas, des sentiers
descendent par paliers jusqu’au fleuve. En
les suivant, on traverse de petits ponts qui surplombent
de nombreuses plates-bandes de
vivaces et d’annuelles. Ne reste plus qu’à se
laisser bercer par le murmure du ruisseau qui
accompagne nos pas jusqu’en bas, alors que sous
le couvert des arbres, il fait place à une chute.
Bien qu’ouverts au public, du 1er juin jusqu’à l’Action de Grâce, les Jardins du Cap-à-l’Aigle vibrent tout particulièrement chaque année, à la mi-juin (les 13 et 14 cette année) alors qu’a lieu Le Temps des Lilas. À cette occasion, de nombreuses activités ont lieu dans l’ambiance odorante de ces jardins: ateliers, conférences, dégustations, concerts, peintres en direct et vente de plans de lilas de collection.
L’héritage d’un journaliste
Ces magnifiques jardins sont nés du rêve d’un journaliste de l’endroit, Denis Gauthier. En 1997, ce dernier, soutenu par les résidents du village, a réussi à convaincre les élus municipaux de faire valoir l’abondance du patrimoine horticole que représentaient les nombreux lilas du village.
Deux ans plus tard, lors d’un congrès de la Société internationale des Lilas, Denis Gauthier rencontre M. Konrad Kircher, un producteur de lilas d’Allemagne. Les deux hommes sympathisent et M. Kircher, séduit par le projet et totalement sous le charme de ce pittoresque petit village blotti entre fleuve et montagne, offre une collection de prestige de 1 000 variétés de lilas. C’est pour héberger cette dernière que sont fondés Les Jardins du Cap-à-l’Aigle.
Malheureusement, M. Gauthier décède au même moment. Pour que jamais personne n’oublie, M. Kircher suggère de créer le Jardin commémoratif Denis-Gauthier dans lequel il plante 45 variétés de lilas à la mémoire de son ami, mort trop tôt à 45 ans.
Aujourd’hui, Les Jardins du Cap-à-l’Aigle, est le 2e plus grand jardin de lilas au Canada tout juste après les Jardins botaniques royaux de Hamilton qui abritent la plus grande collection de lilas dans le monde. Il est cependant le plus grand au Québec (le Jardin Botanique de Montréal compte un peu plus de 200 variétés). Et même si ses jeunes arbres n’atteindront leur pleine maturité que dans quelques années, ils font déjà le bonheur de tous ceux qui aiment humer le parfum enivrant et admirer les teintes nuancées de cet arbuste résistant, reconnu pour sa vigueur et sa longévité.
3 CHOSES À VOIR... TOUT PRÈS
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Lise Giguère - Collaboration spéciale - Journal de Montréal
![]() © Journal de Montréal | |
| Les Jardins du Cap-à-l’Aigle possèdent 800 variétés de lilas que l’on peut admirer en parcourant ses nombreux sentiers. |
Surnommé «Village des Lilas», Cap-à-l’Aigle a toujours fait une grande place aux différentes variétés de cet arbuste aux fleurs parfumées. Quel bonheur de déambuler sur sa rue principale, la rue Saint-Raphaël, et d’admirer les milliers de lilas à fleurs simples ou doubles, plus ou moins odorantes, qui déploient leurs grappes blanches, mauves ou pourpres sur les terrains.
Et c’est justement, en suivant cette rue que l’on arrive aux Jardins du Cap-à-l’Aigle qui possède 800 variétés de lilas. Oui, oui 800 variétés, vous avez bien lu. Oh, ils ne sont pas encore très grands (de 3 à 5 pieds), parce que l’histoire de ce jardin est encore jeune, mais ils poussent en sagesse et en beauté sur cette terre immense, qui faisait partie des toutes premières concessions accordées le long du fleuve, à l’est de La Malbaie, par le seigneur Malcolm Fraser, en 1794.
| À LIRE AUSSI
LES JARDINS DU CAP À L’AIGLE
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Bien qu’ouverts au public, du 1er juin jusqu’à l’Action de Grâce, les Jardins du Cap-à-l’Aigle vibrent tout particulièrement chaque année, à la mi-juin (les 13 et 14 cette année) alors qu’a lieu Le Temps des Lilas. À cette occasion, de nombreuses activités ont lieu dans l’ambiance odorante de ces jardins: ateliers, conférences, dégustations, concerts, peintres en direct et vente de plans de lilas de collection.
L’héritage d’un journaliste
Ces magnifiques jardins sont nés du rêve d’un journaliste de l’endroit, Denis Gauthier. En 1997, ce dernier, soutenu par les résidents du village, a réussi à convaincre les élus municipaux de faire valoir l’abondance du patrimoine horticole que représentaient les nombreux lilas du village.
Deux ans plus tard, lors d’un congrès de la Société internationale des Lilas, Denis Gauthier rencontre M. Konrad Kircher, un producteur de lilas d’Allemagne. Les deux hommes sympathisent et M. Kircher, séduit par le projet et totalement sous le charme de ce pittoresque petit village blotti entre fleuve et montagne, offre une collection de prestige de 1 000 variétés de lilas. C’est pour héberger cette dernière que sont fondés Les Jardins du Cap-à-l’Aigle.
Malheureusement, M. Gauthier décède au même moment. Pour que jamais personne n’oublie, M. Kircher suggère de créer le Jardin commémoratif Denis-Gauthier dans lequel il plante 45 variétés de lilas à la mémoire de son ami, mort trop tôt à 45 ans.
Aujourd’hui, Les Jardins du Cap-à-l’Aigle, est le 2e plus grand jardin de lilas au Canada tout juste après les Jardins botaniques royaux de Hamilton qui abritent la plus grande collection de lilas dans le monde. Il est cependant le plus grand au Québec (le Jardin Botanique de Montréal compte un peu plus de 200 variétés). Et même si ses jeunes arbres n’atteindront leur pleine maturité que dans quelques années, ils font déjà le bonheur de tous ceux qui aiment humer le parfum enivrant et admirer les teintes nuancées de cet arbuste résistant, reconnu pour sa vigueur et sa longévité.
3 CHOSES À VOIR... TOUT PRÈS
- 1. Katabatik. Excursions en kayak d’une demijournée, d’une journée ou même de plusieurs jours pour admirer les phares de l’estuaire, observer les baleines, suivre la route du fleuve, etc. www.katabatik.ca
- 2. Musée de Charlevoix et son exposition Paysages de Charlevoix – le regard des peintres, du 14 juin au 12 octobre. Ces tableaux, empruntés à de grandes collections publiques et privées, sont signés A.Y. Jackson, Jean Paul Lemieux, Robert Pilot, Clarence Gagnon, Alfred Pellan, Bruno Côté, René Richard et autres. Pour découvrir tout l’amour des peintres pour Charlevoix. www.museedecharlevoix.qc.ca
- 3. La Pinsonnière. Seul Relais & Châteaux à l’Est de Québec, sa terrasse offre une vue imprenable sur le majestueux Saint-Laurent qui, à cet endroit, s’étend sur 25 km de largeur. On s’y arrête pour le lunch, pour un verre, pour un soin ou pour visiter la galerie d’art de ce charmant hôtel, le plus petit 5 étoiles au Québec. www.lapinsonniere.com
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