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Randonnée pédestre: mode d'emploi
Alain Demers - Journal de Montréal

 
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© Archives - Journal de Montréal
Randonnée dans la Forêt Ouareau, à Notre-Dame-de-la-Merci.
Nul besoin d’être un coureur des bois ni un aventurier pour apprécier une balade en montagne. Mais pour que tout se passe bien, il ne faut rien laisser au hasard. Cela semble évident, mais ça ne l’est pas. Beaucoup de gens peu habitués foulent les sentiers en étant mal chaussés. Ils finissent par avoir mal aux pieds, s’épuiser et avoir des ampoules.

Les grosses bottes de marche en cuir sont adaptées aux randonnées de quelques heures, dans les pentes. Des espadrilles peuvent convenir pour une marche de moins d’une heure. Pour une heure ou deux, des souliers sport confortables font l’affaire, à condition de bien supporter le pied.

Savoir où l’on va

Chaque année, des gens se perdent en forêt parce qu’ils vont n’importe où et n’ont pas de points de repère. Mais dans un site naturel public et organisé comme le parc national du Mont-Orford ou le parc régional du Mont- Ouareau, il est facile de s’y retrouver grâce à un réseau de sentiers balisés.

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Comme la signalisation n’est qu’un repère, mieux vaut se fier à une carte des sentiers. On peut habituellement se la procurer sans frais au chalet d’accueil. J’insiste: ne partez pas sans elle. Une fois en forêt, vous ne pourrez plus demander votre chemin à qui que ce soit. De plus, la carte permet de choisir un circuit sur mesure. Si vous n’êtes pas un habitué ou si votre condition physique vous empêche de marcher longtemps, optez de préférence pour de petites boucles de deux ou trois kilomètres.

Vous revenez ainsi au point de départ en moins d’une heure. Libre à vous de faire un autre circuit ensuite.

Dans le sac à dos

Même pour une petite promenade sur un sentier, on ne devrait jamais partir sans sac à dos. Que faut-il apporter? À boire et à manger. Une bouteille d’eau, des noix et quelques fruits. Des sandwichs bien garnis, si vous partez plus longtemps.

Pour ne pas subir l’assaut des mouches noires en ce début de saison, oubliez t-shirt et bermuda. Mettez des vêtements longs aux couleurs claires. Comme répulsif, une lotion à la citronnelle convient très bien, tout en étant moins toxique que les traditionnels produits au DEET (diéthyltoluamide).

À ne pas oublier: un coupe-vent, un chandail, un ensemble compact de premiers soins et un canif. À inclure aussi: un briquet jetable. Rien n’est plus efficace pour allumer un feu en cas d’urgence.

Ne pas consommer

Si claire soit-elle, l’eau que l’on trouve en forêt n’est pas nécessairement potable. N’en buvez pas. Elle peut contenir des parasites provenant d’excréments d’animaux, lesquels causent des faiblesses et des diarrhées, comme la tourista.

À moins de bien les connaître, ne vous laissez pas tenter par les champignons. Malgré son allure inoffensive, avec son chapeau et son pied blancs, l’amanite vireuse, surnommée «ange de la mort», est toxique. La manger est en effet mortel. Il n’y a vraiment pas de chance à prendre!



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