Martine Turenne
Agence QMI

Bientôt un vol Burlington-Varadero?

Bientôt un vol Burlington-Varadero?

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Martine Turenne

La fin de l'embargo américain à Cuba pourrait causer du tort aux transporteurs canadiens, car l'attrait pour des vols bons marché pourrait inciter les Québécois, par exemple, à se rendre à Burlington pour leur départ vers Cuba.

La faiblesse du dollar canadien les a dissuadés, ces derniers mois, de monter à bord d'un avion en partance de Plattsburgh ou de Burlington. Mais une hausse éventuelle du huard pourrait les inciter à y retourner, surtout pour des destinations aussi populaires que Varadero ou La Havane.

«Si les aéroports frontaliers américains commencent à offrir des vols vers Cuba, cela va accentuer l'exode des passagers», a déclaré au Toronto Star Marc-André O'Rourke, directeur général du Conseil national des lignes aériennes du Canada.

L'industrie aérienne se plaint depuis un certain temps déjà que les nombreuses charges qui lui incombent - taxes gouvernementales, surtaxes de toutes sortes et nombreux frais - la rend moins compétitive.

De son côté, le directeur général de l'aéroport de Burlington, Gene Richards, jubile. «Les possibilités sont infinies», a-t-il déclaré au Toronto Star.

Le nouvel accord entre les États-Unis et Cuba permettra jusqu'à 110 vols quotidiens à partir des États-Unis vers dix villes cubaines.

Certains craignent un raz-de-marée d'Américains sur l'île, mais Michel Lemay, vice-président de Transat A.T., n'est pas de cet avis. Non seulement certaines restrictions vont persister, mais de nombreux vols américains, croit-il, seront convertis en avion nolisé à l'usage d'expatriés cubains vivant aux États-Unis. «Il n'y aura pas de changements du jour au lendemain».

Au contraire, la fin de l'embargo pourrait être une occasion favorable pour Transat, qui gère des hôtels à Cuba et possède des parts dans une agence de voyages appartenant à l'État.



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