Étienne Laberge
Agence QMI

Pour un meilleur accès au fleuve: splash au Vieux-Port!

Montréal - Pour un meilleur accès au fleuve: splash au Vieux-Port!

Photo Étienne Laberge / Agence QMI

Étienne Laberge

MONTRÉAL - Il y a trop peu d'initiatives pour redonner les berges du fleuve Saint-Laurent aux citoyens. Pour faire bouger les choses, une cinquantaine de personnes ont sauté dans les eaux chaudes du Vieux-Port de Montréal lors du Grand splash 2013, mercredi.

Il y avait de l'électricité dans l'air au quai Jacques-Cartier à 8 h du matin. Déjà, le soleil promettait une autre journée torride. Mais les lève-tôt n'auraient manqué l'occasion pour rien au monde.
Vêtus de leur gilet de flottaison, les baigneurs ont saisi les ballons de plage se sont jetés à l'eau.

«Ça avance pas»

Plusieurs élus municipaux étaient présents pour dénoncer la lenteur de l'aménagement des berges en périphérie de l'île de Montréal.

«Ça avance pas, a lancé l'aspirant maire sous la bannière de Projet Montréal, Richard Bergeron. Ça fait 15 ans qu'on nous dit que c'est pour bientôt. Il n'y a pas eu de volonté politique. Et le cheminement de ces projets est long et complexe.»

Dégager une rive de sa voie ferrée, détruire des immeubles vétustes pour offrir une vue sur le cours d'eau, aménager une plage... Ce ne sont pas les idées qui manquent.

«Le problème, c'est qu'aussitôt qu'une personne soulève une inquiétude face à un projet, on arrête tout et rien ne se passe», s'est désolé l'aspirant maire. M. Bergeron promet de changer les choses s'il est élu maire en novembre.

Le conseiller François Robillard, de Vision Montréal souhaite que Montréal ait sa plage dans les plus brefs délais.

«Il en faudrait une entre le pont Jacques-Cartier et le centre-ville. Mais c'est pas simple. Des projets comme ça, ça prend un ou deux mandats (de quatre à huit ans) avant de se réaliser», a dit M. Robillard.

Pourtant, le temps presse. Les Montréalais ont suffisamment payé les frais d'une distanciation avec leur fleuve selon Pierre Lussier, membre du comité citoyen du Jour de la Terre.

«Le fleuve donne de la fraîcheur, du plaisir. Il faut se reconnecter à lui», a-t-il dit.

Le Grand splash était organisé par le comité citoyen Montréal baignade.



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