Croisière: le cauchemar du Carnival Triumph est terminé

Incendie en mer - Croisière: le cauchemar du Carnival Triumph est terminé

 Photos AFP

Le calvaire des passagers du Carnival Triumph, en avarie depuis dimanche dans le golfe du Mexique, a pris fin hier soir, le 14 février, avec l'arrivée sous remorque du paquebot dans un port de l'Alabama.

Le navire de 272 mètres de long a accosté dans la ville de Mobile après avoir été remorqué pendant plusieurs jours, ce qui a mis un terme au cauchemar des 4229 personnes à bord.
Une flottille de remorqueurs a tracté l'imposant navire jusqu'à quai mais l'opération a été plus longue que prévu après qu'un des câbles de remorquage se soit rompu.

Mais les passagers ne sont pas encore au bout de leur peine: le débarquement de l'ensemble des personnes présentes à bord devrait durer plusieurs heures, a estimé la compagnie. Certains des passagers devront ensuite faire le trajet de retour vers le Texas ou d'autres destinations en car ou en voiture.

De gros problèmes d'hygiène

Un incendie s'était déclaré dimanche dans la salle des machines, laissant les passagers sans électricité. Des problèmes électriques avaient déjà touché le navire quelques semaines auparavant, mais la compagnie Carnival a assuré qu'ils n'avaient aucun lien avec l'incendie.

La croisière de rêve des voyageurs s'est en tout cas transformée en épreuve. Les passagers ont été contraints de faire la queue pendant des heures pour se voir distribuer quelques sandwiches et ils devaient se soulager dans des sacs en plastique.

«Les conditions sont affreuses», déclarait à NBC News Jamie Baker, une passagère texane. «Il y a un gros problème d'hygiène, et je ne vous parle pas de l'odeur.»

Dans son récit, la voyageuse a évoqué des canalisations explosées, des toilettes bouchées et l'eau sale infiltrée dans les cabines.

Sur les images des télévisions, les hélicoptères filmaient des passagers brandissant des draps sur lesquels on pouvait lire les mots «S.O.S.» ou «Help» («À l'aide»).

«Pas d'agressivité à bord»

Une autre passagère, Julie Morgan, a assuré à CNN que les 1086 membres de l'équipage avaient fait le maximum pour pallier le manque de confort à bord. «La seule critique que j'aurais à faire serait que nous n'avons eu aucune information sur ce qui nous attend une fois arrivés en Alabama. Nous ne savons pas comment nous allons rentrer au Texas, mais ce n'est pas la faute de l'équipage.»

Le Carnival Triumph, qui avait quitté le Texas le 7 février, devait initialement y rentrer dimanche dernier.

Ce paquebot «est, de loin, le plus gros bateau de croisière à avoir jamais accosté au port de Mobile», et «cela prendra un peu de temps de le faire accoster et de l'amarrer solidement», avait cependant prévenu Terry Thornton.

Celui-ci a par ailleurs noté qu'un passager avait été débarqué du navire en raison d'un «problème médical», mais que son état était «stable».

Des agents des douanes américaines étaient déjà montés à bord du bateau pour tenter d'accélérer les procédures de contrôle.

«Il n'y a pas d'agressivité à bord», a raconté Donna Gutzman, une autre passagère interrogée par CNN. «Nous voyons la terre et avons hâte d'arriver», a-t-elle raconté avant d'accoster.

La compagnie a d'ores et déjà annoncé qu'elle allait rembourser intégralement tous les passagers, ainsi que les frais de transport pour rentrer au Texas.

Elle a également annulé les prochaines croisières prévues sur le Carnival Triumph et annoncé que le navire ne repartirait pas en mer avant la mi-avril.

Le Costa Concordia, dont le naufrage près de l'île du Giglio, en Italie, le 13 janvier 2012, avait fait 32 morts, était lui aussi affrété par une filiale du groupe Carnival.


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