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Les hôtels montréalais étaient plus vides qu'à la normale en juillet

Agence QMI | 02/08/2012
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Tourisme - Les hôtels montréalais étaient plus vides qu'à la normale en juillet
Photo: Tourisme Montréal



 

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Plusieurs hôteliers montréalais estiment avoir eu un mois de juillet désastreux. Ils pointent du doigt les manifestations étudiantes.

Le taux d'occupation des hôtels de la métropole le mois dernier a chuté de 12,5% par rapport à la même période en 2011. Les revenus découlant de la location des chambres ont dégringolé de 14,6%, selon des chiffres de l'Association des hôtels du grand Montréal (AHGM).

«Le portrait n'est pas joli. Plusieurs hôtels nous ont dit qu'il s'agissait d'une vraie catastrophe», a raconté William E. Brown, vice-président exécutif de l'AHGM. Pourtant, rien n'explique cette baisse de l'activité hôtelière dans la métropole. «Il a fait beau, nous avions un foule de festivals et il n'y avait plus de manifestations étudiantes. Tous les ingrédients étaient là pour un beau mois. Je n'ai vraiment aucune idée de ce qu'il s'est passé», a confié M. Brown.

Si le dirigeant de l'AHGM croit que les manifestations étudiantes et la force du dollar peuvent avoir joué un rôle mais il estime que ce n'est pas la seule explication. Argent a contacté plusieurs hôteliers pour recueillir leurs impressions, mais la plupart ont refusé de commenter les statistiques de juillet. L'un d'eux, cependant, Jaroin Sainkot, propriétaire de l'Hôtel Félix sur la rue Sainte-Catherine, près de la rue Beaudry, accuse les manifestations étudiantes.

À l'instar de M. Sainkot, Dory Saliba, président de Taxi-Hochelaga, est «sûr et certain» que la crise étudiante a effrayé les touristes potentiels. «Les gens planifient habituellement leurs vacances en mai, a-t-il rappelé. Cette année, à cette période, le grabuge battait son plein. Il n'y a pas vraiment d'autres éléments qui expliquent le manque de vigueur du tourisme en juillet.»

La clientèle des taxis en a souffert. «Nous l'avons vraiment ressenti: il y a moins de clients que l'an dernier au même moment», a-t-il dit.

Voyager chez soi

Dans certaines régions, le tourisme et les hôteliers ont connu un mois de juillet plus intéressant, quoique dans la normale.

«Notre taux d'occupation se situe à environ 85%. Il est vrai que certains hôtels ont connu des baisses, mais d'autres ont brisé des records. En moyenne, notre situation est similaire à celle de juillet dernier», a dit Alain Larouche, directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est.

En règle générale, les gens semblent voyager de plus en plus dans leurs pays, ou région, depuis la récession de 2008. «Les Québécois voyagent plus au Québec, alors que les Américains voyagent plus aux États-Unis», selon Michel Archambault, président du bureau des gouverneurs de la Chaire de tourisme Transat de l'UQAM.

Par ailleurs, la majorité des hôtels sur le continent et en Europe baissent leurs prix. «C'est le signe que la situation est peu reluisante un peu partout. Même les hôtels de luxe offrent des rabais afin d'essayer de combler leurs chambres vides», a-t-il expliqué. L'association des hôteliers de la région de Québec n'étaient pas encore en mesure de dévoiler les résultats du mois de juillet au moment d'écrire ces lignes.

 
 
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