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Ramener des souvenirs plutôt que des maladies
Johanne Roy - Agence QMI
La tentation est souvent forte de troquer ses bottes d’hiver contre des sandales, mais peu de gens connaissent les risques de contracter la malaria dans une destination tropicale populaire.
«L’expérience nous montre que les gens prennent cela à la légère et partent sans se prémunir contre la malaria ou d’autres infections. La République dominicaine est une destination aimée des Québécois. Or, depuis l’automne, les autorités sanitaires canadiennes recommandent une médication préventive contre la malaria pour toute l’île et non plus seulement pour les séjours dans la pointe est de l’île (secteur prisé de Punta Cana)», signale la Dre Dominique Tessier, médecin-conseil en santé-voyage.
«Il y a actuellement beaucoup de va-et-vient entre Haïti et la République dominicaine, ce qui augmente les risques de malaria. Outre les vacanciers, les travailleurs humanitaires, y compris les parents adoptants, devraient se protéger de la malaria, infection qui peut avoir des conséquences graves. On peut perdre une personne en seulement trois jours.», explique la Dre Tessier.
E. coli
La transmission de la malaria ne se fait pas directement d’humain à humain. Un individu porteur du parasite est piqué par un moustique, qui pique ensuite une autre personne et l’infecte. La malaria peut se manifester dans les trois mois suivant le voyage.
La Dre Tessier accompagnait la délégation québécoise (dont le premier ministre Jean Charest) qui a récemment séjourné en Inde. «Des membres de la délégation ont souffert de forte fièvre et de diarrhée sévère. J’ai été surprise de voir à quel point les gens partaient sans une petite trousse de premiers soins, comprimés pour la fièvre, antibiotiques pour soigner la diarrhée, qui est souvent causée par une bactérie, le E. coli étant le plus commun.»
À peine 10 % à 30 % des voyageurs consultent une clinique santé-voyage avant leur départ. La médication contre la malaria n’est pas nécessaire pour les voyages à Cuba ou au Mexique, si l’on séjourne dans les grands complexes hôteliers.
Fièvre dengue
Il faut cependant avoir avec soi un produit chasse-moustiques, à utiliser le soir ou au cours d’expéditions, car dans tous les pays chauds, le risque de fièvre Dengue est à la hausse. Il n’existe aucun vaccin, ni médication ou traitement pour cette infection qui cause des douleurs articulaires sévères durant deux semaines. Une anémie, une grande fatigue s’installe ensuite durant des semaines.
«Les symptômes de la fièvre Dengue ressemblent à ceux du virus H1N1, de sorte que certains voyageurs ont pu confondre les deux », souligne la Dre Tessier. Mieux vaut par ailleurs s’assurer que la vaccination contre le tétanos soit à jour. Celle-ci est recommandée aux dix ans. Le tétanos est transmis par une toxine présente dans le sol, le sable notamment, qui s’infiltre par une plaie.
(Journal de Québec)
Johanne Roy - Agence QMI
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| À peine 10 % à 30 % des voyageurs consultent une clinique santé-voyage avant leur départ. |
«L’expérience nous montre que les gens prennent cela à la légère et partent sans se prémunir contre la malaria ou d’autres infections. La République dominicaine est une destination aimée des Québécois. Or, depuis l’automne, les autorités sanitaires canadiennes recommandent une médication préventive contre la malaria pour toute l’île et non plus seulement pour les séjours dans la pointe est de l’île (secteur prisé de Punta Cana)», signale la Dre Dominique Tessier, médecin-conseil en santé-voyage.
«Il y a actuellement beaucoup de va-et-vient entre Haïti et la République dominicaine, ce qui augmente les risques de malaria. Outre les vacanciers, les travailleurs humanitaires, y compris les parents adoptants, devraient se protéger de la malaria, infection qui peut avoir des conséquences graves. On peut perdre une personne en seulement trois jours.», explique la Dre Tessier.
E. coli
La transmission de la malaria ne se fait pas directement d’humain à humain. Un individu porteur du parasite est piqué par un moustique, qui pique ensuite une autre personne et l’infecte. La malaria peut se manifester dans les trois mois suivant le voyage.
La Dre Tessier accompagnait la délégation québécoise (dont le premier ministre Jean Charest) qui a récemment séjourné en Inde. «Des membres de la délégation ont souffert de forte fièvre et de diarrhée sévère. J’ai été surprise de voir à quel point les gens partaient sans une petite trousse de premiers soins, comprimés pour la fièvre, antibiotiques pour soigner la diarrhée, qui est souvent causée par une bactérie, le E. coli étant le plus commun.»
À peine 10 % à 30 % des voyageurs consultent une clinique santé-voyage avant leur départ. La médication contre la malaria n’est pas nécessaire pour les voyages à Cuba ou au Mexique, si l’on séjourne dans les grands complexes hôteliers.
Fièvre dengue
Il faut cependant avoir avec soi un produit chasse-moustiques, à utiliser le soir ou au cours d’expéditions, car dans tous les pays chauds, le risque de fièvre Dengue est à la hausse. Il n’existe aucun vaccin, ni médication ou traitement pour cette infection qui cause des douleurs articulaires sévères durant deux semaines. Une anémie, une grande fatigue s’installe ensuite durant des semaines.
«Les symptômes de la fièvre Dengue ressemblent à ceux du virus H1N1, de sorte que certains voyageurs ont pu confondre les deux », souligne la Dre Tessier. Mieux vaut par ailleurs s’assurer que la vaccination contre le tétanos soit à jour. Celle-ci est recommandée aux dix ans. Le tétanos est transmis par une toxine présente dans le sol, le sable notamment, qui s’infiltre par une plaie.
(Journal de Québec)



