Sarah-Émilie Nault
Agence QMI

Un voyage à l'île Moukmouk, la vraie

Abitibi-Témiscamingue - Un voyage à l'île Moukmouk, la vraie

Photos Sarah-Émilie Nault / Agence QMI

Sarah-Émilie Nault

L'île Moukmouk ou le bout du monde: dans nos têtes de Québécois, ce nom fait partie d'une expression populaire signifiant «loin, très, très loin». Ce n'est pourtant pas à l'autre bout de la planète que se trouve l'île Moukmouk, la vraie, mais bien en Abitibi-Témiscamingue, au nord de Rouyn-Noranda, à quelque sept heures trente de route de Montréal.

«Malheureusement, l'île Moukmouk n'est plus ce qu'elle était», m'explique Jack, le capitaine du ponton sur lequel nous voguons à travers les îles du lac Duparquet.

Située dans la partie sud du lac, l'île de 2 km de longueur et 0,5 km de largeur a autrefois appartenu à la compagnie Normick Perron de La Sarre, qui n'hésitait pas à y inviter ses relations pour des parties de chasse et de pêche. De l'endroit branché où se retrouvaient joueurs du Canadien, vedettes et invités triés sur le volet il y a quelques dizaines d'années, l'île privée est aujourd'hui tristement laissée à l'abandon.

Mais les visiteurs, curieux, se rendent toujours saluer son «gardien», la statue d'un homme érigée en 1980 faisant honneur aux découvreurs du Nord. Ils se rendent aussi dans le secteur, comme moi, pour profiter des voisines de l'île Moukmouk.

Un séjour en pourvoirie

Les 135 îles du lac Duparquet sont impossibles à voir toutes ou à nommer toutes. Au fil de notre balade, nous en croiserons certaines baptisées de simples numéros et d'autres, dont les noms se sont imposés d'eux-mêmes, comme l'île aux hérons. Trois d'entre elles portent l'inscription de réserves écologiques et laissent pousser les plus vieux arbres du Québec. Au loin, la rivière Kanasuta que chante Richard Desjardins et la cheminée de la défunte mine d'or Beattie nous rappellent que nous sommes bien en Abitibi-Témiscamingue. Dans le ciel clair volent pygargues à tête blanche et grands hérons.

Tout est tranquille sur les 12 km carrés du lac Duparquet. Il n'y a que deux pourvoiries aux alentours, dont la pourvoirie des îles du lac Duparquet, qui nous accueille comme si nous étions de vieux amis.

Fiers de posséder le seul restaurant du coin, Le Champêtre, les nouveaux propriétaires Janis Lavoie et Sylvain Audet misent sur une atmosphère sympathique et légèrement stylée, une terrasse, une jolie vue sur le lac et une bonne qualité de pêche pour attirer les clients dans leurs chalets et unités de motel en bois rond.

Pour ma part, je me promets d'y retourner avec des amis l'été prochain, pour pêcher à nouveau dorés, brochets, perchaudes et corégones et pour peut-être revoir cet impressionnant nid de grands hérons, juché sur la tour du garde-feu, non loin de la fameuse île Moukmouk.

Pour en savoir plus: www.pourvoiriedesiles.com



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