Simon Diotte
Agence QMI

Grands-Jardins: une destination idéale pour la pêche

À la pêche aux Grands-Jardins

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Simon Diotte

Avant d'être réputé pour ses sentiers de randonnée pédestre et ses forêts tapissées de lichens et de végétation nordique, le parc national des Grands-Jardins était surtout reconnu, pendant plus d'un siècle, comme un paradis de pêche fréquenté par de riches villégiateurs américains et ontariens. Si les clubs privés ont aujourd'hui disparu, les poissons, eux, frétillent plus que jamais.

Lors d'une visite de presse dans Charlevoix, notre petite équipe de journalistes a pu découvrir tout le potentiel de pêche de ce parc national situé dans l'arrière-pays. En jetant nos lignes dans l'étang Malbaie, un plan d'eau facilement accessible par la route 381, nous avons capturé, sans suer, 43 truites en moins de deux heures! Pourtant, dans notre groupe de quatre, deux personnes n'avaient jamais touché à une canne à pêche de leur vie.

«Sa faible profondeur, son fond encombré de branches, qui servent d'abris pour les poissons, et son apport constant en eau fraîche par la Petite rivière Malbaie font de ce plan d'eau une véritable usine à truites mouchetées», explique Yannick Tremblay, garde-parc patrouilleur, qui nous accompagnait lors de notre partie de pêche.

Et ce n'est pas le seul lac aux Grands-Jardins qui offre une qualité de pêche hors de l'ordinaire. Dans ce territoire situé dans les hauts plateaux du massif des Laurentides, à 700 à 800 mètres d'altitude, le climat y est toujours frais, ce que les truites mouchetées adorent. Résultat: même en juillet et août, les poissons ne tombent jamais en vacances.

«C'est une destination idéale pour initier les gens à la pêche, car plusieurs lacs de petite taille sont très faciles à pêcher», dit Yannick Tremblay. Preuve de l'abondance de poissons, le parc national des Grands-Jardins est l'un des rares parcs nationaux où le quota de pêche s'élève à 15 truites par personne, bien qu'on n'y fasse aucun ensemencement

Si l'étang Malbaie regorge de petites truites, les mordus peuvent également taquiner des spécimens plus dodus (environ une livre) dans le secteur Pattu, dans l'ouest du territoire, et engager le combat avec des monstres de quatre à cinq livres dans une portion mythique de la rivière Malbaie, en pêchant à gué.

Des forfaits attrayants

Bien que la pêche soit des plus séduisantes, avec possibilité de séjour dans des palais datant des clubs privés, de moins en moins de gens mordent à l'hameçon. «La clientèle de pêcheurs vieillit»,  constate Yannick Tremblay. Un phénomène qui touche tous les parcs nationaux et réserves fauniques du Québec, confirme Élaine Ayotte, responsable des communications, secteur faunique, à la SÉPAQ.

Afin de former la relève, la SÉPAQ conçoit de plus en plus de forfaits pêche à l'intention des non-pêcheurs. «Nos forfaits se bonifient d'année en année. Par exemple, notre forfait "pêche familiale" inclut désormais des cannes à pêche gratuites pour les enfants de 9 à 12 ans, des permis de pêcheur en herbe, un guide de pêche hydrofuge ainsi que les conseils d'un pro»,  explique Élaine Ayotte. Prix: à partir de 436 $ pour trois jours pour deux adultes et leurs enfants de moins de 18 ans.

La SÉPAQ a également lancé cette saison le forfait «prêt-à-pêcher», qui comprend le prêt d'équipement et les trucs d'un expert, tandis que le parc national des Grands-Jardins offre en exclusivité un forfait «pêche en tente Huttopia». Bref, les pêcheurs ont désormais l'embarras du choix. Ils ont jusqu'au 7 septembre, date de clôture de la pêche aux Grands-Jardins, pour en profiter.

Plus d'information est disponible en ligne: sepaq.com.

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