Simon Diotte
Agence QMI

Faire son nid dans les arbres

Laurentides - Faire son nid dans les arbres

Photos Simon Diotte / Agence QMI

Simon Diotte

Depuis des jours, l'excitation était à son comble. Mes filles en parlaient tout le temps. Ce week-end, elles allaient vivre une expérience unique: dormir dans une cabane dans les arbres, pendant la période des couleurs.

Départ vendredi, direction Saint-Faustin-Lac-Carré, pour visiter les Refuges perchés, un site d'hébergement touristique qui accueille, depuis juin dernier, les visiteurs en quête de nature et de tranquillité.

En plein coeur du Centre touristique et éducatif des Laurentides (CTEL), 10 cabanes, toutes différentes, ont poussé dans les arbres, s'appuyant sur des troncs, des rochers ou des pilotis pour flotter à quelques mètres du sol. Parfaitement intégrés à la forêt, ces nids d'oiseaux, sans électricité, ni eau courante, ni toilette, sont rustiques à souhait. Voilà le prix à payer, semble-t-il, pour décrocher de la vie quotidienne.

Ce projet touristique a été initié par une entreprise de construction, Vivre Perché, qui se spécialise dans les constructions en hauteur, comme des tyroliennes, des ponts suspendus et des maisonnettes entre ciel et terre. «Notre objectif était de construire des cabanes perchées pour des propriétaires privés, mais puisque la demande n'était pas au rendez-vous, on a décidé de lancer nous-mêmes notre projet écotouristique», explique Nancy Houston, l'une des propriétaires.

Deux ans de démarche ont été nécessaires pour réaliser ce projet, mais tous ces efforts se trouvent maintenant récompensés. «La réponse du public dépasse largement nos attentes. Nos refuges ont affiché complet la majeure partie de l'été», se réjouit Mme Houston. Ça va tellement bien qu'on annonce déjà l'ouverture, en 2016, de 10 autres cabanes.

L'une des particularités du site, c'est qu'aucune route carrossable ne mène aux refuges. On s'y rend à pied ou en canot. La plus proche se situe à 10 minutes de l'accueil, là où se trouvent les douches. La plus éloignée, notre refuge attitré, est à 20 minutes de marche. On nous prête deux chariots pour transporter nos bagages. Dans notre cas, on a choisi d'utiliser le canot comme moyen de transport, comme les coureurs des bois.

Après dix minutes à pagayer, on arrive finalement à destination. Une cabane, invisible à partir du lac du Cordon, nous attendait pour la nuit. Dans ce petit cocon, l'espace habitable se limite à 168 pieds carrés. Toutefois, tout a été pensé pour être convivial. Chaises et tables pliantes maximisent chaque pouce carré et un lit d'appoint sert, pendant nos activités diurnes, à la fois comme banquette pour manger à la table et comme divan pour relaxer.

Sur place, tout est fourni pour nous permettre de cuisiner: poêle au propane, vaisselle et chaudrons. Une glacière remplace le frigo et un foyer au bois réchauffe l'atmosphère au besoin. On y vit comme à l'époque de nos ancêtres. On doit puiser l'eau dans le lac pour faire la vaisselle et faire ses besoins dans des bécosses situées à quelques mètres de la cabane. Peu importe, les filles ont adoré!

Quoi faire sur place? L'activité vedette des lieux, c'est la randonnée. Le CTEL possède une trentaine de kilomètres de sentiers qui parcourent un territoire magnifique. À ne pas manquer: le sentier L'Aquatique (1,6 km), qui nous fait découvrir plusieurs plans d'eau sur des passerelles flottantes, et Le Panoramique (2,7 km), qui nous transporte à 500 mètres d'altitude pour profiter d'une vue spectaculaire sur la région.

Quand y aller? Les refuges, isolés selon les mêmes normes que les maisons neuves, accueillent les visiteurs en toute saison. On fournira cet hiver raquettes et toboggan pour accéder aux maisonnettes.

***

En bref

- Coût de location: à partir de 99 $/nuit. À ce montant, il faut ajouter les droits d'accès à la CTEL (7 $/jour/adulte).

- Les chiens sont admis sur le territoire et dans les chalets.

- www.refugesperches.com



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