Sarah-Emilie Nault
Agence QMI

L'Abitibi-Témiscamingue, entre culture et nature

Abitibi-Témiscamingue - L'Abitibi-Témiscamingue, entre culture et nature

Pêche et coucher de soleil sur le lac Décelles en Abitibi-Témiscamingue. Photo Sarah-Émilie Nault / Canoe.ca

Sarah-Emilie Nault

«Le jour s'est levé sur Rouyn, avec ses gros rayons d'or, j'ai jasé avec mon instinct, et j'ai couché dans mon char», chante Richard Desjardins, fidèle ambassadeur de l'Abitibi-Témiscamingue.

Si je n'ai pas couché dans mon char lors de mon récent séjour dans la région, j'ai effectivement jasé avec mon instinct de citadine pour lui dire de prendre congé, le temps que moi, je prenne le large.

En algonquin, le mot Abitibi signifie «là où les eaux se séparent» et Témiscamingue «eau profonde». Avec ses quelque 22 000 lacs et rivières et sa position sur une ligne de partage des eaux, on peut dire que la région porte un nom à son image. L'Abitibi-Témiscamingue, c'est la rencontre de la forêt boréale et de la forêt mixte, c'est le calme, les cours d'eau et les aurores boréales, c'est la chasse, la pêche et l'histoire fascinante des travailleurs de mines, et c'est aussi une capitale culturelle en pleine ébullition.

Culture à Rouyn-Noranda

Créer ce qui n'existe pas encore, combler les manques et les besoins, faire de la culture un point central de la ville, c'est dans cette optique visionnaire axée sur la culture que la ville de Rouyn-Noranda s'est autoproclamée Capitale culturelle en 2012.

«Il y a une effervescence culturelle dans la région, affirme Sonia Demontigny, consultante en développement tourisme culturel, festivals et événements chez Tourisme Abitibi-Témiscamingue. Nous avons cette envie de changer le monde, d'aller plus loin. Et puis, nous voyons comme un point positif le fait d'être une région éloignée.»

Car, pour une région éloignée, l'Abitibi-Témiscamingue peut se vanter d'avoir su façonner des festivals d'envergure. On pense entre autres au très couru Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, qui en est à sa 32e édition, ou encore au Festival de musique émergente, dont le mandat est, depuis 11 ans, de faire découvrir les artistes de demain et dont le défi est «d'être encore là dans cent ans». On pense aussi au Festival des Guitares du monde en Abitibi-Témiscamingue, à la Foire gourmande ou au festival du DocuMenteur de l'Abitibi-Témiscamingue, dont la belle folie a fait des petits jusqu'en Italie.

«On prend possession de notre culture. On est la colonisation de notre culture», ajoute Jacques Matte, président directeur du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

Les artistes de la région s'appliquent depuis fort longtemps à mettre en valeur leurs racines et leur patrimoine. La culture est partout, que l'on télécharge la cinquantaine de capsules historiques et culturelles de l'auto-circuit «L'indice du bonheur» pour découvrir la ville de Rouyn-Noranda, que l'on fasse un saut dans le temps avec les acteurs du magasin général Dumulon, que l'on déambule dans le Vieux-Noranda en s'arrêtant à L'Écart, ce lieu de diffusion en art actuel et visuel, que l'on prenne la route pour se rendre jusqu'à la boutique de l'atelier des artistes Liliane Gagnon (peintures miniatures) et Jacques Baril (sculpteur), ou que l'on explore l'exposition «Il était quarante fois...» au centre d'exposition de Rouyn-Noranda.



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