Abitibi-Témiscamingue
Un périple de 800 km en kayak entre Amos et Valleyfield
Agence QMI | 11/09/2012
Daniel Grenier | Agence QMI

Photo Courtoisie
Joanie Vaudrin et Jonathan Cossette à leur arrivée à Salaberry-de-Valleyfield.
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Joanie Vaudrin et son conjoint Jonathan Cossette ont effectué une randonnée en kayak sur une distance de 830 km, entre Amos et Salaberry-de-Valleyfield.
Cette aventure peu banale sur l'eau et en situation de portage a été réalisée par étapes, entre la mi-avril et le 3 septembre.
«C'était dans nos plans depuis qu'on se connaît de faire cette randonnée en kayak pour relier nos deux familles», a raconté Mme Vaudrin au journal Le Soleil de Valleyfield.
Bien qu'elle ait grandi à Valleyfield, la jeune femme de 27 ans vit en Abitibi depuis sept ans, plus précisément à Amos, où elle œuvre comme physiothérapeute à l'hôpital. Son conjoint, âgé de 31 ans, occupe un poste de directeur adjoint à l'École secondaire d'Amos.
«Nous avons acheté les deux kayaks et les équipements appropriés. Une période d'entraînement et de mise en forme a été nécessaire», a avoué l'aventurière.
Pour elle, il s'agissait avant tout d'un périple personnel et de couple, qui peut s'apparenter à un genre de pèlerinage.
Dans leurs bagages, on retrouvait, entre autres, une tente, des matelas de sol, des pagaies de survie, des vêtements, un brûleur, de la nourriture et de l'eau.
Étape par étape
La particularité de cette randonnée, c'est qu'elle a surtout été effectuée durant les week-ends. Une dizaine de fins de semaine ont été nécessaires pour mener le projet à bon port.
Joanie et Jonathan parcouraient une distance moyenne de 50 à 70 kilomètres chaque fin de semaine. «On avançait à une moyenne de 6 km/h», a-t-elle dit.
À chaque fois que le couple franchissait une étape, il s'assurait qu'un véhicule les ramène à leur domicile.
Puis, durant la période des vacances en juillet, ils ont pagayé pendant neuf jours consécutifs, ce qui leur a permis d'accroître le rythme de l'excursion.
Le point de départ de l'aventure a eu lieu le 14 avril à Preissac, une petite municipalité située près d'Amos. En ce matin frisquet, une mince couche de glace recouvrait encore le lac Preissac.
Joanie et Jonathan ont emprunté la rivière des Outaouais sur presque toute sa longueur pour réaliser la randonnée et ont traversé le parc de la Vérandrye.
D'ailleurs, la rivière des Outaouais comporte plusieurs sections divisées en lacs. Parmi les cours d'eau qui défilent, on retrouve les lacs Simard, Grassy, des Quinze, Témiscamingue, la Cave, Holden, aux Allumettes, Coulonge, du Rocher fendu, des Chats, Deschênes et le fameux lac des Deux-Montagnes.
Le couple Vaudrin-Cossette s'est également baladé sur divers autres cours d'eau, dont les lacs Chassignol, Joannes, Vaudray et la rivière Kinojévis.
Kayak à roues
Les deux aventuriers ont trouvé un moyen peu contraignant pour effectuer le portage. Faisant preuve d'ingéniosité, ils ont installé des roues sur leur kayak. Ainsi, ils n'avaient qu'à tirer leur embarcation.Le contournement de centrales et de barrages hydroélectriques a constitué le principal obstacle. Dans ces cas, le portage devenait inévitable. Le plus important et difficile est survenu au barrage des Chats, dans la région de Pontiac. Il aura fallu trois heures pour effectuer un portage de 550 mètres.
Le couple est arrivé dans la région du Suroît le jour de la fête du Travail. Joanie et Jonathan ont traversé le territoire de Vaudreuil-Soulanges pour se rendre jusqu'à Beauharnois. De là, ils ont fait du portage sur une distance de 6,6 km jusqu'à Saint-Louis-de-Gonzague. Ensuite, ils ont remis leur kayak à l'eau sur le canal de Beauharnois jusqu'à Salaberry-de-Valleyfield. Ils ont conclu leur expédition dans la baie Saint-François et sont repartis en véhicule dès le lendemain en destination d'Amos.
«Tout au long de notre randonnée, les gens ont été accueillants et réceptifs. Ils disaient que nous avions un beau projet. Nous avons vécu une belle expérience, mais ce fut difficile physiquement et très exigeant. Nous avons néanmoins découvert la beauté de la rivière des Outaouais. C'est vraiment un beau coin de pays », conclut Joanie Vaudrin.





