Ulysse

Cacouna, encore plus que des bélugas

Bas-Saint-Laurent - Cacouna, encore plus que des bélugas

Coucher de soleil sur le fleuve au parc côtier Kiskotuk.Photo Parc côtier Kiskotuk (www.parcbasstlaurent.com/kiskotuk)

Extrait du guide Ulysse Gaspésie-Bas-Saint-Laurent, par Mariève Paradis

Le village de Cacouna se situe dans la pittoresque région du Bas-Saint-Laurent à sept kilomètres à l'est de la ville de Rivière-du-Loup. Cacouna, dont le toponyme d'origine malécite signifie «où il y a toujours des porcs-épics», constitue un fier témoin de l'âge d'or de la villégiature victorienne au Québec, alors que le village était l'une des destinations estivales favorites de l'élite montréalaise.

Dès 1840, on s'y pressait pour profiter du paysage et des bains de mer, dont les bienfaits avaient, disait-on, des vertus curatives. Même si les grands hôtels du XIXe siècle ont disparu, Cacouna n'en conserve pas moins sa vocation récréotouristique.

Une architecture unique

Construite pour l'armateur Sir Hugh Montague Allan et sa famille en 1900, la villa Montrose vaut le coup d'oeil. Située sur la rue du Patrimoine, elle est aujourd'hui convertie en maison de prière. Son architecture néogeorgienne traduit l'influence des stations balnéaires de la Nouvelle-Angleterre sur leurs contreparties canadiennes.

Autre célèbre villa de Cacouna, La Sapinière (520 rue du Patrimoine), mieux connu sous le nom de «Château Vert», a été érigé en 1900 pour Augustin Durnford, inspecteur à la Banque Molson. Il s'agit d'un bel exemple d'architecture résidentielle néogothique, comme il en subsiste peu au Québec.

Le presbytère de l'église Saint-Georges a été construit en 1838 dans le style des maisons rurales traditionnelles de la région de Montréal, soit avec des murs coupe-feu décoratifs et une toiture à pente relativement douce et sans courbures. L'église Saint-Georges a suivi quelques années plus tard (1845). Elle représente l'aboutissement d'une longue tradition architecturale québécoise qui disparaîtra avec l'arrivée, dans les paroisses rurales, des styles historicisants. Il faut en visiter le riche intérieur, qui abrite des œuvres intéressantes, notamment des autels dorés, des vitraux et des toiles des peintres romains Porta et Pasqualoni. La municipalité de Cacouna a mis sur pied un circuit patrimonial dénommé Les randonnées du Passé qui inclut entre autres une visite guidée de l'église.

Sentiers de randonnée et ornithologie

Le beau parc côtier Kiskotuk longe le littoral entre Cacouna et L'Isle-Verte et englobe quatre secteurs. Le premier secteur correspond au Site ornithologique du marais de Gros-Cacouna. L'endroit est idéal pour l'observation de la faune ailée. Partie intégrante du port de Cacouna, le site est né d'une tentative de concilier les activités portuaires et la richesse de l'environnement du marais. Le secteur compte aussi deux sentiers de randonnée pédestre de 3 km et 4 km, l'un de niveau facile et l'autre de niveau intermédiaire. Les vues sur le fleuve et le village sont époustouflantes.

Les trois secteurs des Passereaux, des Roitelets et du Quai comportent de grandes étendues herbeuses ainsi que des prairies d'herbes salines, des collines, des tourbières et des pessières. Ils forment un site privilégié pour la reproduction du canard noir, grâce aux marais où pullulent les invertébrés. Des sentiers aménagés permettent de profiter de ces lieux exceptionnels. On y accède par le centre d'interprétation de la Maison Girard (371 route 132) où sont présentées des expositions portant sur la faune et la flore dans les écosystèmes des tourbières et des marais salés.

www.parcbasstlaurent.com/kiskotuk/accueil

Gaspésie, Bas-Saint-Laurent


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