Jean-François Leclerc en collaboration avec le Centre d'Histoire de Montréal
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Promenades historiques: l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau

Montréal - Promenades historiques: l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau

Carte postale, collection du Centre d’histoire de Montréal

Jean-François Leclerc en collaboration avec le Centre d'Histoire de Montréal

En se basant sur les chroniques hebdomadaires Montréal retour sur l'image, parues dans le Journal de Montréal, le livre Promenades historiques à Montréal a voulu faire un recueil utile pour des balades sur l'île de Montréal et ses environs. En voici un premier extrait avec l'aéroport Pierre-Elliott Trudeau.

De Dorval à Mirabel... à Dorval

Inauguré le 15 décembre 1960, la nouvelle aérogare marque le début de l'ère moderne. Un gigantesque atelier de réparation d'Air Canada et de nouvelles pistes complètent les travaux.

L'aéroport de Montréal fut ouvert en 1941 sur le site d'un ancien hippodrome, qui avait attiré jusqu'à 5000 spectateurs par jour. Celui de Saint-Hubert, en service depuis 1927, venait d'être réquisitionné par l'armée. Trans-Canada Airlines (Air Canada en 1964) fut la première compagnie à utiliser régulièrement Dorval.

En 1960, sous l'autorité du Département des transports national, ce site devient l'Aéroport international de Montréal-Dorval, premier aéroport du Canada en importance avec ses deux millions de passagers en 1961. Déjà, on pense aux besoins futurs. Montréal, croit-on, deviendra une métropole de 5 millions d'habitants. Le projet d'un méga-aéroport prend forme.

Mirabel est inauguré en 1975, situé au nord de Montréal, au terme d'une saga marquée pas des expropriations forcées et bien des débats. Les futurologues s'étant trompés sur l'avenir et plusieurs promesses ayant été non tenues, les vols sont transférés à Dorval à la fin des années 1990... Mais, toujours selon les futurologues...

Des hélices aux réacteurs

Dans le ciel de notre carte postale volent deux avions. Il s'agit probablement d'un DC-8, un aéronef à réaction. Testé plusieurs décennies plus tôt et perfectionné pendant la Seconde Guerre mondiale, le moteur à réaction est adopté par l'aviation civile au cours des années 1950. Il permet de doubler la vitesse de croisière des avions de passagers, offrant ainsi rapidité et confort à une clientèle en forte croissance.

L'air capté à l'avant du moteur est comprimé et mélangé à du kérosène qui s'enflamme ; la pression propulse alors l'avion. Après la compagnie américaine Boeing et son 707, sa concurrente, elle aussi américaine, la Douglas Aircraft Company, met au point son DC-8 doté de quatre réacteurs à turbine Pratt & Whitney. Plus spacieux que l'avion à hélice, il accueille 28 passagers en première classe et 99 en classe touriste, et met 6 h 15 min pour relier Vancouver et Montréal.

Un premier DC-8 atterrit à l'aéroport de Dorval le 7 février 1960, quelques mois après la sortie du nouvel appareil.

Auto, boulot, dodo

Toute l'élégance des années 1960 se retrouve à Dorval. Sobriété architecturale de l'aérogare au revêtement d'aluminium et d'acier, fuselage minceur des avions et lignes aérodynamiques des voitures ; la révolution des transports aériens se passe au même moment que celle des véhicules à moteur. En 1953, seulement 36 % des ménages québécois possédaient une automobile, contre 65 % en Ontario. Ils sont 56 % en 1960. Le réseau routier ne suffit plus.

Ce moyen de transport devient alors un moteur de développement et le restera, malgré les crises économiques et pétrolières à venir : ouverture des routes en hiver, asphaltage, construction d'autoroutes reliant la ville au reste du Québec, comme l'autoroute des Laurentides (1958) et la Métropolitaine à Montréal (1959), ou l'autoroute Charest à Québec (1962).

Autant que l'architecture et la mode, le design des voitures et les noms pompeux de ses marques évoquent encore l'esprit de cette époque : Chevrolet Impala, Ford Thunderbird, Mercury Meteor Montcalm, Chrysler Le Baron...


Par le truchement de photos prises au cours des ans, en collaboration avec le Centre d'histoire de Montréal, le Journal de Montréal a eu l'idée de vous faire découvrir Montréal de façon différente grâce à ses chroniques hebdomadaires Montréal retour sur l'image.

L'idée a ensuite germé dans les esprits de reprendre ces chroniques et d'en faire un recueil utile à la planification de balades sur l'île de Montréal et ses environs.

Le livre Promenades historiques à Montréal a été conçu avec cet objectif.

Un échantillon de plus de cent points d'intérêt est donc présenté dans ce présent recueil. Pour faciliter son utilisation, dix circuits ont été élaborés à partir des principaux arrondissements de la Ville de Montréal, des îles et municipalités faisant partie de l'agglomération de Montréal.




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