Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande, ambassadrice de l'œuvre de Tolkien
AFP | 15/10/2012
Etienne Balmer | AFP

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Photo dans le texte AFP Photo / New Zealand Post
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La Nouvelle-Zélande capitalise depuis une décennie sur l'adaptation cinématographique du Seigneur des anneaux, et en espère autant de Bilbo le hobbit, adapté cette année.
«Nul ne pouvait imaginer l'impact phénoménal de ces films pour la Nouvelle-Zélande» déclare Richard Taylor, fondateur et directeur de la société néo-zélandaise de décors, costumes et effets spéciaux Weta Workshop, oscarisé pour son travail sur le Seigneur des anneaux. Le tourisme local en premier lieu a grandement profité des films, qui ont montré les beautés naturelles du pays, ses montagnes, forêts, prairies, marécages et fjords.
Selon un récent sondage publié par le ministère néo-zélandais du Tourisme, 57% des personnes envisageant un voyage en Nouvelle-Zélande connaissaient les films, et 87% des spectateurs savaient qu'ils avaient été tournés dans l'archipel.
En 2004, 6% des visiteurs, soit près de 150 000 personnes, citaient le Seigneur des anneaux comme l'une des principales raisons de leur voyage.
Mais, pour M. Taylor, l'effet le plus important de ces films est d'avoir été un «catalyseur» pour la création artistique néo-zélandaise, en pleine «renaissance». «Le succès de Peter Jackson est une incroyable source d'inspiration pour les jeunes générations», dit il.
«100% Terre du Milieu, 100% Nouvelle-Zélande»
Alors à l'occasion de la sortie en décembre du premier des trois épisodes de Bilbo le Hobbit, un roman antérieur au Seigneur des Anneaux de nouveau adapté au cinéma par M. Jackson, la Nouvelle-Zélande a tout prévu.
Son gouvernement a annoncé cette semaine qu'il allait émettre des dollars et des timbres à l'effigie de personnages des films, et depuis août son nouveau slogan publicitaire s'intitule «100% Terre du Milieu, 100% Nouvelle-Zélande», allusion au nom de la contrée imaginaire où se déroule l'histoire.
Le lieu du tournage du village verdoyant des Hobbits, Hobbiton, a été rénové et agrandi pour accueillir de nouvelles hordes de touristes dans les années à venir, et une publicité sur la Nouvelle-Zélande sera incluse dans chaque DVD des films de Bilbo.
Belle oportunité
Pourtant rien ne prédisposait au départ la Nouvelle-Zélande à s'identifier de la sorte avec l'univers médiéval-fantastique du père de Bilbo et du Seigneur des anneaux, J.R.R. Tolkien (1892-1973), un Britannique féru de mythologie germanique et de sagas vikings.
Christopher Tolkien notamment, le dernier fils survivant du romancier, déplore la commercialisation tous azimuts de l'oeuvre: «Tolkien est devenu un monstre, dévoré par sa popularité et absorbé par l'absurdité de l'époque» confiait-il il y a quelques mois au journal français Le Monde.
Pour cette petite nation de quatre millions d'habitants, il est «crucial de saisir toute opportunité de se faire entendre dans un monde très bruyant» défend Richard Taylor. Et d'occuper, du bout du monde, le centre de la «Terre du Milieu».




