Lise Giguère
Agence QMI

Acapulco veut reprendre sa place au soleil

Acapulco veut reprendre sa place au soleil

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Lise Giguère

Dernière mise à jour: 16-10-2015 | 10h26

Destination fétiche des vedettes d'Hollywood dans les années 50 à 70, Acapulco a fait rêver nombre de Québécois qui avaient choisi d'imiter Jacqueline et John F. Kennedy pour y passer leur voyage de noces.

Malheureusement, le développement de Cancún et la guerre des cartels qui sévit dans l'État de Guerrero en ont obligé plusieurs à réviser leur envie d'y faire un pèlerinage. Ont-ils tort ou raison?

Célébrée par les vedettes comme Elizabeth Taylor, Frank Sinatra, Ursula Andress, Johnny Weissmuller, Orson Wells, Errol Flynn, et bien sûr Elvis Presley, la baie d'Acapulco est rapidement devenue célèbre. C'est d'ailleurs dans son film L'idole d'Acapulco (Fun in Acapulco), tourné en 1963, que l'on a pu admirer, pour la première fois, les prouesses des plongeurs de la Quebrada.

Un peu plus tard, l'émission La Croisière s'amuse (Love Boat) s'amarrait dans son port pour y déposer ses passagers qui découvraient, et nous faisait découvrir, cette baie longue de 16 kilomètres, ses hôtels magnifiques installés à flanc de collines, sa vie nocturne endiablée et ses 365 jours de soleil garantis.

La descente aux enfers

C'est d'abord Cancún qui lui a fait de l'ombre, puis Acapulco, qui compte 800 000 habitants, est devenu le théâtre d'affrontements des cartels de la drogue. Rapidement, la peur des violences a éloigné les touristes.

En 2014, lors du Tianguis Turistico (marché touristique) qui accueille des professionnels du voyage de partout dans le monde, le maire d'Acapulco déclarait vouloir repositionner sa ville en tête de liste pour le prochain Tianguis Turistico qui avait eu lieu en mars 2015. Pour cela, il projetait injecter 20 millions $ pour lui rendre sa beauté d'antan et laver sa réputation.

Lors de la tenue de cet événement, en mars dernier, une petite virée sur l'avenue Miguel Aleman qui traverse Acapulco d'est en ouest a permis de constater que l'on avait restauré les façades des hôtels et des édifices qui bornent la «zona dorada» (zone touristique) et la zone traditionnelle (vieille ville), amélioré l'apparence de certains attraits, nettoyé les plages et même installé un centre pour la protection des touristes, mais il reste encore beaucoup à faire.

Force est cependant d'avouer que les changements les plus spectaculaires se situent surtout dans la zone Diamante, un quartier de complexes touristiques plus récents situé au sud-est.

C'est dans cette partie, fréquentée par une clientèle plus aisée, que se tenait le Tianguis Turistico destiné à attirer l'attention du monde entier sur un Acapulco rafraîchi et sécuritaire. Pour l'occasion, on a construit un tout nouveau complexe de villégiature de 814 chambres, Le Mundo Imperial Resort, et un centre de congrès de près de 25 000 mètres carrés.

Beaucoup plus calme et tranquille, cette partie d'Acapulco présente un visage très différent des deux autres zones. Les établissements hôteliers y sont d'ailleurs beaucoup plus luxueux.

Encore beaucoup à faire

Malheureusement, malgré tous les efforts mis de l'avant par la ville et par le ministère du Tourisme, il semble plutôt évident qu'Acapulco a du mal à retrouver la confiance des voyageurs. Si sa baie est toujours aussi spectaculaire, ses criques aussi séduisantes, ses falaises aussi époustouflantes, ses collines aussi verdoyantes, ses plongeurs de la Quebrada aussi audacieux, sa température aussi idéale, ses plages aussi nombreuses (17), Acapulco a plutôt mal vieilli. La ville s'est développée de façon chaotique et la vue des McDo, Starbucks, Walmart, PFK et autres symboles de l'Amérique déçoivent ceux qui rêvent d'un Mexique authentique.

Les nostalgiques, amateurs de rétro, y retrouveront cependant les hôtels qui les ont accueillis jadis et plusieurs des bars où ils ont dansé.



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