Lise Giguère
Canoë

L'Islande comme les Islandais

Escale en Islande

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Lise Giguère

Depuis les années 60, la compagnie Icelandair offre à ses passagers la possibilité de faire une escale en Islande lors d'un vol international, et ce, sans frais supplémentaires sur le coût du billet.

Le 2 février dernier, cet avantage a été bonifié. Jusqu'au 30 avril 2016, le programme «Stopover Buddy» propose de découvrir l'Islande avec un enfant du pays.Le fonctionnement est simple. Au moment de l'achat du billet d'avion, il suffit de préciser que l'on veut bénéficier de cette offre. Un compagnon («buddy») nous est alors assigné pour une journée entière, et ce, tout à fait gratuitement. Ce dernier sera un agent de bord, un pilote ou même le président de la compagnie. En tout, 12 membres d'Icelandair, tous des Islandais amoureux de leur pays, se sont portés volontaires.

Une fois désigné, ce nouveau copain d'escale prend contact pour discuter budget et désirs. Selon nos demandes et ses suggestions, s'élabore alors un programme qui débute dès notre arrivée.

De glace et de feu

Une cinquantaine de kilomètres séparent Keflavik, le principal aéroport d'Islande, de Reykjavik, la capitale du pays. C'est là que nous attend l'agente de bord Hjördís Elma Jóhannsdóttir, notre «buddy», dont la mission sera de faire découvrir son Islande et ses beautés à notre petit groupe.

En sa compagnie, nous visiterons le parc national Thingvellir, le temps d'admirer la chute Öxarárfoss entièrement recouverte d'un manteau de glace, pour ensuite faire une longue promenade dans le grand corridor de rochers qui se sont séparés quand les plaques tectoniques séparant l'Amérique et l'Europe ont bougé. Impressionnant!

Délaissant le fameux Blue Lagoon et ses eaux d'un bleu irréel, elle nous a plutôt conduits à Secret Lagoon, une source d'eau thermale moins fréquentée, mais tout aussi chaude.

Avalant les kilomètres - sous un ciel bleu sans nuages ou dans une tempête de neige faisant disparaître route et paysage -, elle nous a promenés du nord au sud, nous dévoilant avec fierté les secrets et les beautés de son pays. Émerveillés, nous avons vu défiler ce paysage sculpté par l'activité volcanique et qui comprend des montagnes, des geysers et des champs de lave offrant un aspect lunaire (c'est d'ailleurs sur ce sol que Neil Armstrong s'est entraîné en 1967), sans oublier l'océan Arctique, dont les vagues fouettent le rivage avec vigueur.

De retour à Reykjavik, nous partons à la découverte de cette jolie ville surnommée la «baie des Fumées» en raison des vapeurs provenant des sources chaudes que l'on y aperçoit. Après une randonnée sur le lac gelé, sur lequel on peut patiner, et après avoir fait connaissance avec les oies et les canards qui s'y trouvent, on se perd dans les boutiques et les bars pour goûter les bières du pays, et on s'offre des expériences gourmandes dans les restaurants.

Le goût de revenir

Ce (trop) court séjour a suffi pour susciter un véritable coup de cœur pour ce petit pays aux contrastes saisissants, que l'on décrit souvent comme étant de glace et de feu.

On veut revenir. Au printemps ou à l'automne, deux saisons qui font le bonheur des pêcheurs de saumon. En été, pour vivre une journée entière de clarté (24 heures), ou en hiver, à nouveau, car l'on sait maintenant qu'il est possible d'admirer les aurores boréales bien au chaud en se prélassant dans une source thermale.

Oui, décidément, «Stopover Buddy» est une occasion en or de découvrir quelques-uns des secrets de l'Islande, de tisser des liens avec des Islandais et surtout de faire le plein d'adresses et de recommandations pour un prochain voyage ou pour les prochaines journées si l'on a décidé de poursuivre cette escale un peu plus longtemps.

À savoir

• Le programme «Stopover Buddy» d'Icelandair doit se terminer le 30 avril 2016, mais il se pourrait qu'il soit prolongé s'il fonctionne bien. À suivre. Pour en bénéficier, il faut réserver un vol vers une destination européenne.

• Du 19 mai au 8 novembre prochain, Icelandair proposera quatre vols directs par semaine entre Montréal et Reykjavik, avec des correspondances vers 20 destinations européennes dont Paris, Londres, Copenhague, Stockholm et Oslo. En attendant les vols directs à partir du Québec, il faut prendre un vol avec une correspondance à Toronto.

• Au lieu de donner des points de fidélité comme le font certaines compagnies aériennes, Icelandair développe des séjours spéciaux (passer la nuit dans un phare, faire des tours d'hélicoptère, etc.) pour les passagers désireux de profiter de leurs escales en Islande. Pour en savoir plus: fr.icelandair.ca/flights/stopover.

• Il est possible de faire une escale en Islande d'un maximum de sept jours sans frais supplémentaires sur le coût du billet.

• Infos: fr.icelandair.ca

Notre carnet d'adresses à la plage suivante:



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