Gabrielle Lachance
Canoë

San Francisco vue par Marie-Joëlle Parent

San Francisco vue par Marie-Joëlle Parent

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Gabrielle Lachance

La journaliste et auteure Marie-Joëlle Parent qu'on connaît pour 300 raisons d'aimer New York, ville où elle a élu domicile il y a huit ans, récidive avec 300 raisons d'aimer San Francisco.

Comment a-t-elle réussi à recenser 300 sites à visiter dans cette deuxième ville la plus densément peuplée des États-Unis? Et surtout, qu'est-ce qui l'a poussée à s'intéresser à ce coin de la Californie? Entretien téléphonique avec cette curieuse de nature et amoureuse de cette «ville du brouillard».

Puisque vous n'habitez pas à San Francisco, quelle a été votre démarche pour trouver vos 300 coups de cœur à travers la ville?

Ça ne s'est pas fait de façon instantanée. J'allais déjà à San Francisco cinq à six fois par année depuis 2012 pour voir ma belle-famille (NDLR: Marie-Joëlle a rencontré son mari Geoffrey à San Francisco). Je croyais que 300 raisons d'aimer New York serait mon seul et unique livre. Puis mon éditeur m'a proposé d'ajouter San Francisco à la collection. Donc, pendant un an, j'y suis allée «in et out», chaque fois durant quelques mois.

Ce que j'ai fait, c'est que j'ai pris une carte et j'ai séparé en petits secteurs les 120 kilomètres carrés de la ville. Chaque jour, j'arpentais les rues pour y faire des découvertes et trouvailles jusqu'à ce que je sois passée à travers tous mes petits secteurs. J'ai aussi utilisé mon réseau d'amis et ma belle-famille. Ce qui est fascinant des San-Franciscains c'est qu'ils sont vraiment passionnés par la ville et ils n'arrêtent jamais de l'explorer. Puis j'ai beaucoup, beaucoup lu sur cet endroit. J'ai vraiment voulu connaître le San Francisco des San-Franciscains.

Quels sont les critères qui déterminaient qu'une adresse allait apparaître dans le guide?

J'y allais vraiment par coup de cœur, je me fiais à mon instinct. J'essayais de ne pas mettre les endroits trop «tendances» ou ceux qui venaient tout juste d'ouvrir. Parce que comme toutes les grandes villes, il y a beaucoup de lieux qui ouvrent, mais qui peuvent aussi fermer rapidement à San Francisco. Je tentais de trouver les choses qui allaient perdurer. J'axais aussi sur les activités gratuites.

Quelles autres «raisons» auriez-vous pu ajouter dans le livre si vous aviez pu en mettre plus de 300?

Mes coups de cœur sont pas mal tous là. Mais le dernier chapitre traite des escapades d'une journée à faire à l'extérieur de San Francisco. Ça, c'était quasiment infini et j'aurais pu en mettre beaucoup plus. Il y a du surf, des montagnes, des forêts, des vignobles... Je crois que je pourrais même faire un livre uniquement sur ça.

Quel est votre top 3 des incontournables à San Francisco?

Le Lands end (coup de cœur #12): c'est un parc situé à la pointe nord-ouest de la ville. C'est mon endroit préféré à San Francisco. C'est magnifique avec le précipice qui plonge dans l'océan Pacifique. On se croirait en Méditerranée!

Ocean Beach (coup de cœur #244): c'est le lieu idéal pour se promener sur le côté ouest de la ville. C'est la plus longue plage de San Francisco (elle fait cinq kilomètres de longueur, ndlr.) et on peut y admirer des couchers du soleil à couper le souffle.

Bernal Heights Park (coup de cœur #235): le quartier, la colline, c'est à voir. La vue sur la ville au sommet de la colline est extraordinaire, de soir comme de jour.

Avez-vous un conseil à donner aux touristes qui désirent visiter cette ville?

On dit souvent que septembre et octobre sont les plus beaux mois pour visiter San Francisco. C'est plus ou moins vrai, car je trouve qu'il y fait beau à l'année. C'est jamais trop froid, ni trop chaud. Aussi, quand on se lève le matin et qu'on voit un brouillard, il ne faut pas s'en faire. Souvent il disparait au cours de la journée. Mais il faut prévoir des «couches» de vêtement. Autant on peut être en t-shirt durant l'après-midi, autant on a besoin d'un bon manteau le soir.

Pensez-vous écrire un troisième livre dans cette collection?

Pour écrire un tel guide, il faut absolument très bien connaître la ville en question. J'aimerais peut-être Tokyo et Berlin. Mais je ne sais pas si un jour j'aurais la chance d'y vivre. Mais peut-être que je pourrais me pencher sur Québec (NDLR: Marie-Joëlle Parent est originaire de cette ville), un peu comme 300 raisons d'aimer Montréal (NDLR: écrit par Claire Bouchard et qui devrait paraître au printemps prochain). En plus j'y retourne chaque année à Noël...

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