Nouveau-Brunswick
Au fil de la côte acadienne du Nouveau-Brunswick
Ulysse | 22/07/2011
Extrait du guide Ulysse Provinces atlantiques du Canada

© Guide Ulysse
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La beauté toute simple de ses paysages et la sincérité de l’accueil des Acadiens ont grandement contribué à la réputation de cette belle région, mais la côte acadienne n’en évoque pas moins une foule d’autres images, comme ses longues plages de sable blanc aux eaux étonnement chaudes, son homard frais qu’on déguste à toute heure de la journée et l’atmosphère fébrile de ses nombreux ports de pêche, sans oublier le sens inné de la fête qu’ont ses habitants.
Ulysse Provinces atlantiques du Canada
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Kouchibouguac
Le magnifique Parc national Kouchibouguac est recouvert d’une forêt de feuillus et de conifères, notamment de thuyas, et parsemé de tourbières. Il possède plus de 26 km d’une superbe côte maritime, ponctuée de marais salés, de lagunes, de dunes et de plages de sable doré.

Ce parc national est l’endroit idéal pour pratiquer plusieurs activités sportives. Les amateurs de randonnée pédestre et, en particulier, de vélo y sont comblés grâce aux multiples sentiers et passerelles qui parcourent l’ensemble du parc sur plusieurs dizaines de kilomètres. Le canot et le kayak y sont également très populaires en été. Mais surtout, ce parc offre probablement les plus belles plages de sable de cette partie de la province. Ces plages, caressées par des eaux particulièrement chaudes, sont idéales pour la baignade, d’autant plus qu’elles sont relativement peu fréquentées. Le parc de Kouchibouguac vaut amplement un séjour de plusieurs journées et dispose de terrains de camping fort bien aménagés.
Shippagan
Protégé par le détroit qui le sépare de l’île Lamèque, le site où se trouve aujourd’hui Shippagan fut d’abord un poste de traite avant de devenir, dès la fin du XVIIIe siècle, un port de mer.
Le charme de Shippagan tient, bien entendu, à son site sur la mer, mais aussi, et pour beaucoup, à son atmosphère unique de ville portuaire. Toute personne intéressée à en connaître davantage sur l’industrie de la pêche, cette activité au cœur de l’économie acadienne depuis maintenant plus de deux siècles, devrait s’arrêter à Shippagan, découvrir la ville, marcher sur le quai et, bien sûr, visiter son centre marin (voir ci-dessous) et assister à son Festival des pêches et de l’aquaculture.
Pour découvrir le monde fascinant de la pêche moderne en Acadie et dans le golfe du Saint-Laurent, et surtout la riche faune qui peuple les fonds marins de la région, faites une visite de l’Aquarium et Centre marin du Nouveau-Brunswick. La visite de l’Aquarium est l’occasion d’observer (et de toucher) différentes espèces de poissons, de crustacés et d’invertébrés qui peuplent le golfe du Saint-Laurent, ainsi que les lacs et rivières de la province.
Son intérêt réside en partie dans le fait que ces poissons et crustacés vivent dans des bassins recréant fidèlement leur environnement naturel. Ces bassins sont certes intéressants, mais le plus fascinant est sans nul doute le bassin des phoques, particulièrement aux heures des repas (11h et 16h). Enfin, ceux qui le désirent pourront en apprendre plus sur l’histoire de la pêche dans la région par l’entremise d’un document audiovisuel informatif.
Caraquet
À Caraquet, ce sont d’abord le dynamisme et la chaleur des habitants qui charment. Plus grande ville de la péninsule, dotée de plusieurs hôtels et restaurants, Caraquet est aussi, à juste titre, considérée comme le cœur culturel de l’Acadie. D’ailleurs, c’est probablement dans cette ville, et dans le mode de vie des habitants, qu’on peut le mieux prendre le pouls de la culture acadienne, celle qui aujourd’hui s’inspire de diverses tendances sans pour autant renier la richesse du passé.
Le mois d’août est de loin la meilleure période pour visiter Caraquet. C’est pendant cette période que la ville devient l’hôte du Festival Acadien, dont le clou est le joyeux défilé en honneur de la fête nationale des Acadiens, le Tintamarre.
On peut aussi se détendre sur l’une des petites plages de Caraquet, notamment la plage Foley, une agréable plage rocailleuse où il fait bon se promener et respirer l’air marin. On peut également faire une croisière au départ du Carrefour de la mer, où se trouve aussi Le Bot’à Chanson de Donat Lacroix, qui présente des spectacles célébrant le folklore acadien.
Le Musée Acadien abrite une petite collection d’objets d’usage quotidien des deux derniers siècles. Important lieu de pèlerinage, le Sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage comprend, sur un beau site naturel, une petite chapelle de bois, un chemin de croix ainsi qu’un monument élevé en l’honneur d’Alexis Landry, ancêtre de la plupart des Landry d’Acadie.
Aucun livre d’histoire sur l’Acadie ne peut rivaliser, en termes d’efficacité pédagogique, avec le Village historique acadien On y a reconstitué, sur une vaste propriété, un village qui comprend une quarantaine de maisons et autres bâtiments dont la plupart sont authentiques, datant de 1770 au début du XXe siècle. Le site est animé par des guides-interprètes en costumes d’époque qui donnent vie au village en effectuant des travaux quotidiens de manière traditionnelle, et qui se font un plaisir d’informer les visiteurs sur les us et coutumes du passé.
Au centre d’interprétation, un film présente brièvement l’histoire des Acadiens. En été, on peut loger sur place, au Château Albert, une reconstitution d’un établissement hôtelier du début du XXe siècle. De nouveaux bâtiments, dont un magasin général et une gare, ont été érigés près du Château Albert.
Caraquet est, depuis des lustres, réputée pour ses huîtres de la baie de Caraquet. Déjà en 1758, les premiers Acadiens les récoltaient. De leur simple cueillette, on en est venu peu à peu à en faire l’élevage grâce à la création de fermes d’ostréiculture. Aujourd’hui, il est possible de se familiariser avec la production d’huîtres en se rendant à l’Éco-musée de l’huître de la Poissonnerie Dugas. On y présente le savoir-faire que la famille Dugas a su acquérir au fil des ans.





