Alexis de Gheldere
Canoë

Voyage de ski: surprise au Japon

Voyage de ski au Japon

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Alexis de Gheldere

Dernière mise à jour: 04-02-2016 | 08h40

«C'était juste trop fou mon gars!»

«Je n'ai jamais vu autant de neige.»

«Ils pelletaient sous le télésiège pour que les chaises puissent passer tellement il y avait trop de neige. En décembre! Imagines-tu?»

Bon an mal an, les skieurs que nous côtoyons nous reviennent tous avec des commentaires du genre après un voyage de ski au Japon. Il faut voir les sourires sur les visages du champion olympique Jean-Luc Brassard ou du chroniqueur Sports à «Salut Bonjour!» Daniel Melançon quand ils évoquent les pistes nippones.

Lorsque l'invitation à un voyage de presse au Japon nous arrive en novembre dernier, on en pleure presque. Il nous est carrément impossible de penser à une meilleure destination de ski sur cette planète. Difficile d'avoir des attentes plus élevées.

Le choc

Nous arrivons après une trentaine d'heures de transport (deux vols, dont un de 13 heures, et un transfert en autobus de quatre heures) dans la vallée d'Hakuba, au cœur des Alpes japonaises, à 275 km au nord-ouest de Tokyo. Ici, on retrouve une dizaine de stations de ski qui accueillent principalement des skieurs japonais et australiens sur leurs pentes enneigées.

Malheureusement pour nous, il n'y a pas de neige au sol. Rien. Exactement comme au Québec au même moment, en décembre dernier. On nous parle du phénomène El Niño pour expliquer ce retard, puisque la région n'a pas connu un départ si lent depuis 1998 (une autre année El Niño).

«Je suis venu au Japon 20 ou 30 fois pour skier, relate Jean-Luc Brassard, et je n'ai jamais vu rien de tel.» Le choc est brutal dans le groupe de 16 skieurs que nous formons. Plusieurs attendent ce «trip» d'une vie depuis des années. Et la statistique qui nous fait tous saliver est la même: 12 à 15 mètres de neige annuellement. En décembre 2014, il est tombé trois mètres de neige en un seul mois sur la vallée.

En décembre 2015 c'est une autre histoire: à peine 75 cm tombés en tout, des redoux et de la pluie. Il faut prendre la gondole et franchir 700 mètres de dénivelé pour atteindre d'autres remontées mécaniques et une altitude supérieure où la neige demeure. Mais les descentes sont courtes, puisqu'on doit rester en haut de la montagne. Seules quelques pistes sont ouvertes et trois des 11 centres sont en service. Résultat: tous skient sur les mêmes pistes et les conditions sont très... québécoises: surfaces dures sur fond dur.

En attendant la neige

Nous passons une semaine dans la région, le moral dans les talons. La neige annoncée n'arrive pas et nous cherchons comment faire pour goûter à cette neige japonaise légendaire.

Faute de solution, nous meublons nos journées près d'Hakuba en participant à une super excursion d'observation des singes macaques dans leur habitat naturel en pleine baignade dans les sources d'eau chaude naturelles. Ils gambadent entre nos jambes, mais attention de ne pas soutenir leur regard ou d'essayer de les toucher, ça pourrait mal finir. Au fil des jours, notre séjour prend une tournure résolument culturelle et nous visitons un vieux temple samouraï du 16e siècle, une ferme où l'on cultive le wasabi et une distillerie de saké.

Mais ce sont les singes qui nous inspirent le plus et nous passons plusieurs heures chaque jour dans les «onsen», ces bains d'eaux thermales naturelles et bouillantes issues des fractures volcaniques de l'archipel nippon. Vous retrouverez ces bains à votre hôtel pour une détente épique.

La résurrection

Dernier jour, dernière chance. Une trentaine de centimètres de neige est tombée la nuit précédente. Quand nous descendons du télésiège qui rejoint la plus haute altitude de la montagne, nous installons les peaux de phoque sous nos skis. Elles nous permettront de monter dans l'arrière-pays, nos skis aux pieds, à la recherche de la poudreuse souhaitée. Pendant plusieurs heures, nos gravissons une crête pour atteindre 2200 mètres d'altitude. Au loin, des skieurs tracent leurs sillons et font exploser la neige de leurs virages dans d'éblouissantes arabesques.

Ah! Le délice après l'attente. C'est comme ça la vie, plus on te prive de quelque chose que tu veux vraiment, plus la dégustation est sublime. On enfonce jusqu'à mi-cuisse et on imagine à quoi aurait pu ressembler une semaine entière dans ces conditions.

«Quand la station est complètement ouverte, explique James Robb, guide et directeur général au Evergreen Outdoor Centre, ça peut prendre entre une demi-heure et une heure pour descendre jusqu'au pied de la montagne. On reprend ensuite la gondole et on recommence encore deux ou trois fois.»

Évidemment, il s'empresse de préciser que janvier et février sont les meilleurs mois pour aller skier au Japon. «Il m'arrive de ne skier qu'en station pendant plusieurs semaines, dit encore ce Canadien de 40 ans qui habite Hakuba depuis une quinzaine d'années. Ici quand il neige, il neige beaucoup et nul besoin d'aller chercher la neige loin hors des pistes tracées.»

Pour maximiser ses chances d'une rencontre en tête-à-tête avec la poudreuse profonde, il faut donc aller au Japon entre Noël et la mi-mars. Sachez aussi que la région de Niseko, près de Sapporo, reçoit davantage de neige, mais il est plus coûteux de s'y rendre.

Québec- Japon: un périple réaliste?

Un voyage de ski au Japon n'a jamais été aussi accessible. Le grossiste Voyages Gendron, spécialisé en voyages de ski depuis 30 ans, propose cette année d'imbattables forfaits à 2595 $ pour six jours de ski incluant avion, transfert à Hakuba, billets de ski, déjeuners et soupers.

Prolongez le séjour et baladez-vous une journée dans la mégapole la plus futuriste du monde, Tokyo, avec ses 39 millions d'habitants. Vous découvrirez ce que goûtent les vrais sushis, comprendrez ce qu'est une grande ville dans laquelle Montréal peut entrer 20 fois, marcherez sur des passages piétonniers qui voient passer un millier de visiteurs toutes les 45 secondes et ferez le plein d'expériences exotiques.

Ce voyage a été rendu possible grâce à Voyages Gendron.

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