Sarah-Émilie Nault
Agence QMI

Le Cambodge, entre splendeurs et douleur

Cambodge, entre splendeurs et douleur

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Sarah-Émilie Nault

Dernière mise à jour: 11-09-2015 | 14h54

Du Cambodge, on ne visite souvent que le centre-ville tapageur de Siem Reap, ville point de départ de toutes visites au somptueux complexe archéologique d'Angkor. Pourtant, parcourir le Cambodge, c'est aussi s'ouvrir à un pays fier, toujours debout malgré la douleur, et à un peuple dont la force n'a d'égal que les splendeurs.

L'éclat des temples d'Angkor

Si Siem Reap est une ville touristique traversée par une célèbre artère aux allures de Mardi gras (Pub Street), il y existe de petits recoins qui nous font oublier la musique américaine et les néons.

Au musée national d'Angkor, c'est l'histoire de la culture khmère qui nous est racontée à travers une suite d'expositions présentant les diverses représentations de bouddha, les religions et croyances, les rois khmers, les ruines et les pierres, l'histoire de la civilisation khmère et l'histoire des temples d'Angkor. Une visite qui s'avère un excellent préambule à la véritable expédition à travers le majestueux ensemble de ruines et de temples classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Tout près, la rencontre des artisans d'Angkor à l'oeuvre dans leurs ateliers de soierie, de laque, de sculptures sur pierre et sur bois, de dinanderie et de peinture sur soie permet un contact direct avec les secrets de l'artisanat cambodgien.

Enfoui dans la campagne cambodgienne, le Cambodia Landmine Museum and Relief Center (le musée des mines antipersonnelles) fait quant à lui honneur aux 450 000 victimes cambodgiennes des mines antipersonnelles. Ce projet a été imaginé par Aki Ra, un ancien enfant soldat sous le régime des Khmers rouges devenu le démineur le plus célèbre du Cambodge. L'endroit se veut autant un musée sur la guerre exposant les centaines de mines antipersonnelles que l'homme a lui-même retrouvées et désactivées, qu'un refuge où l'on éduque et prend soin d'une quarantaine d'enfants cambodgiens dépourvus de famille.

Puis, véritable apogée de tout passage à Siem Reap, la splendeur des temples d'Angkor s'avère aussi saisissante que ce que l'on s'était permis d'espérer. S'étendant sur des kilomètres, l'ancienne cité devenue l'un des plus importants lieux de pèlerinage de l'Asie du Sud-est (depuis déjà six siècles) se découvre en tuk-tuk (sorte de chariot tiré par une motocyclette), le temps d'une, de deux ou même de trois journées. Le grand tour (une douzaine d'heures de visite en une seule journée) permet de visiter les temples incontournables tout en gardant la visite du grandiose Angkor Vat pour la toute fin, au coucher du soleil.



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