Dubaï: vrai ou faux?

Émirats arabes unis - Dubaï: vrai ou faux?

Photo: Reuters

Sarah Bergeron-Ouellet | Agence QMI

Dubaï a tout d'un mirage. Cette ville des Émirats arabes unis a surgi du désert en quelques décennies à peine, passant d'une simple cité commerciale à une métropole futuriste de près de deux millions d'habitants, dont au moins 75% sont d'origine étrangère.

Au cours des 30 dernières années, il s'est construit dans cette ville du golfe Persique des centaines de gratte-ciels, d'îles artificielles, de magasins de luxe et d'attractions inédites, si bien qu'elle cumule aujourd'hui des records invraisemblables. Dubaï possède la plus haute tour jamais érigée sur Terre, la plus haute tour d'habitation du monde, le plus haut hôtel, le plus grand centre commercial et même - en plein désert d'Arabie - le plus grand centre de ski intérieur du globe.

Et malgré la crise financière qui a ralenti ses ardeurs en 2008, la ville continue de faire pousser des gratte-ciels sous le regard fasciné du reste de la planète et compte bien accueillir 15 millions de visiteurs par an à partir de 2015.

Parce qu'il est difficile de croire à l'existence d'une telle cité même - ou plutôt surtout - lorsqu'on y met les pieds, voici une brève visite de Dubaï en version «vrai ou faux».

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1. Vrai ou faux: à Dubaï, on peut dormir sur un palmier?

Vrai, si le palmier en question est une presqu'île artificielle de 96 millions de m3 de sable baptisée Palm Jumeirah, construite dans le golfe Arabo-Persique. Reliée à la côte par un tunnel de 1,4 km, cette île en forme de palmier, que l'on prend plaisir à repérer en avion (et même de l'espace, apparemment), compte 16 «branches» et un «tronc». Elle accueille des milliers de villas et d'appartements de luxe, de même que des dizaines d'hôtels où l'on peut vivre de véritables nuits de sultan.

Au Jumeirah Zabeel Saray, par exemple, on entre dans un décor opulent inspiré des palais ottomans. Une fois dans sa chambre, on se rafraîchit dans une baignoire de marbre de la taille d'une pataugeoire et on savoure de délicats loukoums à la rose en admirant, sur son balcon, les constructions luxueuses de la «branche» la plus proche...

Mais tout ça n'est presque rien quand on pense que deux autres palmiers encore plus grands bordent les côtes de Dubaï (Palm Deira et Palm Jebel Ali, encore inachevés) et que les 299 îles artificielles du fameux archipel The World bravent toujours les marées à quelques coups de rame de là.


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