Le 20 juin 2013
Vous êtes ici : canoe.ca > Voyages > Destinations > Asie et Moyen-Orient
 

Japon

Tokyo, d'une surprise à l'autre

Agence QMI | 15/03/2012
Sarah Bergeron-Ouellet - Canoe.ca (texte et photos)

 
 
Japon - Tokyo, d'une surprise à l'autre
© Sarah Bergeron-Ouellet
Dans le quartier Shinjuku


 

Contenus liés

C'est le pays des sushis, des ninjas, du karaoké et de mille autres choses qui nous sont devenues familières. Pourtant, le dépaysement est à chaque coin de rue lors d'un voyage au Japon, souvent même dans les petits détails: la porte du taxi qui s'ouvre toute seule, les aliments en plastique dans les vitrines des restaurants, le silence dans le métro. Avec ses 35 millions d'habitants, son hyper modernité et ses traditions ancestrales raffinées, la mégapole japonaise est un univers de surprises à elle seule. Et s'il est vrai que Tokyo est l'une des villes les plus chères de la planète, les expériences les plus mémorables ne sont pas nécessairement les plus coûteuses. En voici quelques-unes.

Traverser «l'intersection Shibuya»

Vous imaginez Tokyo comme une ville gigantesque auréolée d'affiches et de néons, grouillante d'hommes d'affaires et d'adolescentes sorties tout droit d'un magazine de mode? Le quartier de Shibuya est l'un de ceux qui correspondent au cliché. Écrans publicitaires bruyants, petites rues tapissées de magasins, enfilades de restaurants; c'est le repère des jeunes Tokyoïtes. Et c'est ici, à la sortie Hachiko de la station de métro, que se trouve l'une des intersections les plus achalandées du monde: «Shibuya kosaten». On estime qu'environ 100 000 personnes la traversent chaque heure. Votre défi: franchir le carrefour sans accrocher personne.

Le prix? Gratuit, à part le billet de métro (maximum 210 yens, soit 2,50$).

Se régaler de sushis près du marché Tsukiji

Désigné comme le plus grand marché aux poissons du monde par les guides de voyage, le marché Tsukiji est fascinant. Ses allées encombrées proposent plus de produits de la mer que l'on peut en imaginer et une célèbre enchère de thon s'y déroule à l'aube. Mais si vous êtes amateurs de sushis, il faut rester jusqu'à l'heure du lunch puisque c'est ici — sources locales à l'appui — que l'on peut déguster les meilleurs de Tokyo. Vous pouvez vous en tenir aux makis ou aux fabuleux nigiris de thon rouge. Mais vous pouvez aussi oser ceux qui mettent en vedette de l'oursin ou des mollusques tellement frais qu'ils sont encore vivants lorsque vous les croquez (!). Les restaurants de sushis sont nombreux aux abords du marché et, à moins de lire le japonais, on les reconnaît grâce aux photos affichées à l'extérieur.

Le prix? Il varie selon l'assortiment choisi, mais sera jusqu'à deux fois moins élevé que dans un restaurant du quartier voisin de Ginza, par exemple.

Psst! On peut aussi déguster des sushis abordables dans les «kaiten-zushis» de la ville, des restaurants où l'on attrape des assiettes déjà préparées qui se promènent sur de petits tapis roulants autour du comptoir.

Se mêler à la foule du temple Senso-ji

Deux croyances principales cohabitent au Japon: le shintoïsme, une religion polythéiste animiste, et le bouddhisme. Avec des origines remontant aussi loin que le 7e siècle, Senso-ji est le temple bouddhiste le plus ancien de Tokyo. Quelque 30 millions de personnes s'y rendent à chaque année pour admirer sa porte du Tonnerre et sa lanterne rouge, sa pagode de cinq étages et son hall principal dédié au dieu bouddhiste de la miséricorde, Kannon. Si vous vous demandez ce que font les fidèles qui s'attardent autour du chaudron d'encens qui brûle sur le site, sachez que sa fumée aurait des vertus curatives. Et si vous avez des cadeaux à rapporter, ne laissez pas vos yens à l'hôtel: la petite rue Nakamise-dori, dans l'enceinte du temple, aligne près de 90 boutiques de sucreries, épées, kimonos, souvenirs et porte-bonheur.

Le prix? Celui de vos emplettes.

Se laisser étourdir par les rues de Shinjuku

Voilà un autre quartier tentaculaire où l'on aime se perdre sous les affiches, les néons et les lanternes rouges des «izakayas» ou pubs japonais. Shinjuku a la particularité d'abriter à la fois des édifices gouvernementaux et le «redlight» de la capitale, Kabuki-cho. Entre les deux: des yakitori-ya (restaurants de grillades), de grands magasins, des salles de karaoké, des arcades, des hôtels et la station la plus achalandée du monde, Shinjuku, avec 3,64 millions de passagers par jour. Parce que le secteur compte aussi des centaines de bars, c'est l'endroit idéal pour profiter de la vie nocturne tokyoïte.

Le prix? Il dépendra de votre consommation de saké.

«Déguster» des ramens

Au Japon, prendre un repas peut vous transporter dans un univers de pur raffinement (notamment avec les multiples plats d'un traditionnel «obanzai zen»), d'étonnement (même le tofu prend des textures inattendues) ou d'amusante simplicité. Les restaurants de ramen entrent dans cette dernière catégorie. D'abord, parce qu'on commande son bol grâce à une machine distributrice (en se fiant uniquement aux photos). Ensuite, parce qu'on est accueilli par un chaleureux «Irasshaimas!» («Bienvenue!») lorsqu'on prend place au comptoir, devant les cuisiniers, en remettant son coupon de commande. Et, finalement, parce qu'on peut y oublier ses bonnes manières nord-américaines: au Japon, il est de mise d'aspirer ses nouilles en faisant du bruit. On se joint donc au chœur de «sssssslurp» et on savoure!

Le prix? Un bol coûte autour de 700 yens (8$). La version de base comprend généralement les nouilles, des morceaux de porc, un œuf dur et des algues, le tout dans un bouillon.

Dormir dans une capsule ou dans un ryokan

Ces deux types d'hébergement n'ont rien à voir l'un avec l'autre, mais ils ont en commun d'être 100 % «made in Japan». Le ryokan est l'hôtel traditionnel japonais. On y dort sur un futon déroulé sur un plancher en tatami. On y mange directement dans sa chambre, à une table basse. On y revêt un «yukata» (robe de chambre) et c'est dans les bains communs (mais non mixtes) que l'on se rend pour se laver et relaxer. Mémorable.

Quant aux hôtels capsule, ils offrent des dortoirs où se superposent des «capsules» d'environ 1 m de haut et de large par 2 m de long, avec réveille-matin et télévision. Inutile de dire qu'on y va davantage pour le côté insolite que pour le confort.

Le prix? Autour de 50$ par nuit pour une capsule; 150$ par nuit et plus pour un ryokan.

Lisez aussi

- Peur des émissions radioactives

- Conseils pratiques

Ce voyage a été rendu possible grâce au Tokyo Metropolitain Government.
 
 
Pub
Incontournables
BULLETIN VOYAGES