Anne Marie Parent
Canoë

Équateur: une escale à Quito

Escale à Quito

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Anne Marie Parent

La capitale de l'Équateur est une destination très colorée et authentique. À Quito, les gens sont fiers de partager leur culture, leurs traditions et leur table.

Situé à la latitude 0°, sur la ligne qui sépare les hémisphères nord et sud, l'Équateur bénéficie de journées égales de 12 heures toute l'année durant, en plus d'être à l'endroit sur la Terre le plus proche du soleil, vu la courbure de la planète.

Ce long et constant ensoleillement ainsi que la présence de volcans dont la lave enrichit les sols favorisent l'agriculture. Le pays foisonne de plantes à l'année: fruits, légumes, fleurs..., et la cuisine équatorienne est basée sur une variété d'aliments frais, très peu transformés.

La visite incontournable de marchés publics plonge les visiteurs dans un univers fabuleux, où s'entremêlent les odeurs, les saveurs et les couleurs, notamment les marchés Carolina d'Iñaquito, de Mariscal à Quito et celui d'Otavalo (dont la section surnommée marché du poncho, pour son artisanat). Des heures de plaisir!

Le tourisme culinaire bat son plein, en Équateur. Lors de notre séjour, nous avons passé une soirée dans la cour d'une chapelle privée pour un excellent souper et un spectacle de danse traditionnelle, selon la formule «gourmet et culture», au restaurant Los Milagros, à Quito. Son chef, Carlos Fuentes, a étudié à l'école culinaire de Paul Bocuse, à Lyon, en France, nous a-t-il expliqué en français. Il a même été nommé meilleur ouvrier de France (cuisinier) en 2000.

Il utilise les produits de la ferme biologique Huayrapungo, propriété du restaurant. Il nous a d'abord servi un cocktail appelé «paico sour», à ne pas confondre avec le «pisco sour» péruvien, qui est beaucoup plus amer.

À table, nous avons eu droit à des tortillas de maïs à la confiture de rose, des palourdes noires flambées à l'«aguardiente» (whisky équatorien), des frites d'une des nombreuses variétés de pommes de terre équatoriennes (on mange des «patates» à presque tous les repas, ici), de la truite et du poulet bio, une salade composée de céleri, pois, avocat, piment aji (pas trop épicé), huile d'avocat et sauce à l'«asnayuyo», une plante de la famille des tagetes (dont fait partie l'œillet d'Inde) et, pour finir en beauté, un soufflé au chocolat. Un succès.

Le restaurant Los Milagros accueille depuis août 2014 les visiteurs sans réservation nécessaire les vendredis, de 19 h à 21 h, et les autres soirs (sauf le lundi) sur réservation.  www.losmilagrosquito.com

Cours de cuisine

Une autre expérience gourmande a été le cours de cuisine à l'hôtel Plaza Grande de Quito. Dans le restaurant Cava El Claustro, le sous-chef Marco Gabor nous met à contribution pour le dessert: crème glacée maison, appelée «helada de paela» (glace à la poêle). Il nous fait écraser de la glace sèche avec des fruits frais et rien d'autre: pas de lait, de crème ni de sucre. Ensuite, un serveur habillé en pénitent vient servir ce dessert, avec des fruits. On en profite pour connaître qui sont ces personnages vêtus d'un costume et d'une cagoule pointue recouvrant complètement leur visage, qui défilent à la Semaine sainte précédant Pâques pour expier leurs péchés sous le couvert de l'anonymat. www.plazagrandequito.com/en

Les roses équatoriennes

Outre les découvertes culinaires, les plantations de roses, notamment Rosadex à Cayambe, sont un autre attrait touristique incontournable. En circulant dans les serres, on apprend comment sont cultivées les roses, puis on rencontre les ouvriers qui coupent, mesurent et emballent les fleurs qui sont destinées au marché étranger, principalement la Russie et les États-Unis. Chaque marché a ses préférences de longueurs de tiges, dont on tient compte durant le processus de préparation avant l'envoi.

Les roses équatoriennes sont réputées pour leur durée de vie plus longue que la moyenne, en raison de leur vigueur, due au long ensoleillement et à la richesse du sol. La visite de Rosadex est suivie d'un cocktail au jus de mûres accompagné de gâteaux appelés «bizcochos» dans le jardin de la belle demeure toute fleurie des propriétaires (la «hacienda» - maison de ferme - Compañía de Jesús), attenant à une jolie chapelle, datant toutes les deux du 18e siècle.
Possibilité de manger là (réservation de groupes, seulement). rosadexflowers.com, www.haciendalacompania.com

Sur la route des volcans

À ne pas manquer non plus lors d'une visite dans la belle capitale équatorienne, l'excursion touristique «Sur la route des volcans». On part une journée entière, en bus et en train, de la gare de Chimbacalle, au grand bonheur des régions qui bénéficient ainsi des retombées touristiques de cet apport de visiteurs. Ce concept est un excellent exemple de tourisme responsable.

Belles escales à la ferme apicole écologique Ugshapamba à Machachi, un projet familial visant à mettre en valeur le travail des abeilles, la permaculture (culture des plantes permanentes sans appauvrir les sols) et la conservation de la forêt. Nous avons aussi fait une randonnée pédestre dans une forêt humide de haute montagne dans la zone nationale récréative de El Boliche, près du parc national Cotopaxi, qui abrite le fameux volcan actif du même nom, avant de retourner vers l'accueillante Quito. trenecuador.com/en/tren-de-los-volcanes-en



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