Namibie: la mer de dunes

Namibie - Namibie: la mer de dunes

Au-dessus de la mer de dunes du désert du Namib, les paysages de sable sont changeants...  Photo Sarah Bergeron-Ouellet/Agence QMI

Texte et photo: Sarah Bergeron-Ouellet
sarah.bergeron-ouellet@canoe.ca

Dernière mise à jour: 28-01-2013 | 17h20

Canoe.ca est parti à la découverte de la lointaine Namibie. Pour suivre l'aventure au jour le jour, en mots et en photos, consultez cette page.

La mer de dunes

Jour 6. Cette journée a commencé dans la brume avec des dauphins et des otaries et s'est terminée au soleil avec des zèbres et des oryx. Mais c'est le sable entre les deux l'a rendue mémorable.

Nous sommes arrivés hier à Swakopmund, une ville fondée par les Allemands à la fin du 19e siècle, devenue avec le temps une station balnéaire. Située au bord de l'Atlantique, «Swakop» est l'une des portes d'entrée du désert du Namib, et c'est la capitale des sports d'aventure du pays: surf dans les dunes, pêche, quad, etc.

Après un repas d'huîtres locales géantes et une nuit de sommeil à l'historique hôtel Hansa, nous sommes partis ce matin faire une excursion en mer pour voir les dauphins et, surtout, les otaries à fourrure du Cap qui vivent par centaines de milliers sur les côtes de la Namibie.

Sous la bruine, nous avons ensuite arpenté les rues du centre-ville, avant de faire comme presque tous les touristes qui passent par ici: partir pour un vol panoramique au-dessus du Namib.

Et quel vol.

Avec Ole aux commandes, l'avion a décollé de l'aéroport de Swakopmund en fin d'après-midi. Il a d'abord survolé le centre de la ville et les quartiers beaucoup plus modestes qui l'entourent, puis les rivages et ses marais salants. Le brouillard s'est levé juste au bon moment: envolées de flamants roses, flots scintillants, colonie d'otaries sur la plage, épave du Edward Bolen, qui a fait naufrage en 1909...

La côte n'était que sable blond. Sans palmiers, sans maisons, sans route, sans rien. L'avion a bifurqué tranquillement vers l'intérieur des terres. Ole nous a parlé de l'ancien camp de diamant du début du 20e siècle dont on a aperçu les vestiges à moitié ensevelis. Que des êtres humains soient venus faire de la prospection dans ce lieu m'a paru sidérant. On ne voyait que sable. Partout. À perte de vue. Des montagnes et des montagnes de sable dans lesquelles venaient s'amuser les ombres.

«On l'appelle mer de dunes», nous a dit Ole dans les casques d'écoute, en parlant du secteur de plusieurs centaines de kilomètres que nous étions en train de survoler, qui n'est en fait qu'une infime partie du désert du Namib, dont les paysages changeants couvrent pratiquement toute la côte namibienne.

Le vol, pour moi, a pris à ce moment-là un côté solennel. Cet immense océan de sable, sans cesse remodelé par la force du vent, aurait pu noyer notre avion d'un coup si nous avions eu malheur d'y tomber.

Puis, il s'est mis à changer de couleur. Plus nous nous éloignions de l'Atlantique et plus les cimes perdaient leurs reflets dorés, devenant rousses, orange, presque rouges. Certaines des plus hautes - et fameuses - dunes du monde ondulaient maintenant sous nos yeux.

À la fin du vol, nous sommes arrivés au-dessus de la NamibRand Conservancy, l'une de plus vastes réserves privées du pays. Le désert s'est habillé un peu: les dunes se sont couvertes d'herbes éparses et percées de quelques pics rocheux.

C'est là que les zèbres et les oryx sont entrés en scène. Les antilopes et leurs comparses rayés ont dû fuir la piste d'atterrissage où ils broutaient tranquillement pour laisser l'avion se poser, juste avant le coucher du soleil.

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