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À la recherche des meilleurs macarons de Paris
Texte et photos: Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale

 
paris - À la recherche des meilleurs macarons de Paris
Où sont-ils, les meilleurs macarons de Paris?
Exit les cupcakes qui faisaient frémir les papilles des gourmands depuis quelques années. Après le tout-Paris, le monde entier n’en a que pour les macarons. Bien que ces petits gâteaux d’origines italiennes fassent les délices des Français depuis le XVIe siècle, ils sont redevenus le chic du chic depuis deux décennies et ont connu un regain de popularité sans précédent ces dernières années. De passage en France, je me suis amusée à jouer les critiques culinaires d’un jour afin de déterminer où trouver les meilleurs. Oui je sais, dure dure, la vie de journaliste!

Premier arrêt chez Pierre Hermé, rue Bonaparte, dans Saint-Germain-des-Prés. Même si la boutique est minuscule, elle est facile à repérer : les portes s’ouvrent et se ferment sans arrêt pour laisser circuler les gens qui ont tous ce même air d’enfant pris en flagrant délit de gourmandise. Et encore, j’ai de la chance : en ce mardi matin, personne ne fait la queue dehors comme c’est parfois le cas.

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Surnommé le «Picasso of pastry» par le magazine Vogue, Pierre Hermé est aussi le grand responsable du retour des macarons dans les années 1980 selon le magazine L’Express. Il faut dire qu’il a trouvé comment faire parler de lui, créant de véritables «collections» de parfums au gré des saisons. Il n’hésite pas non plus à marier des saveurs iconoclastes, comme wasabi frais et pamplemousse confit, qui m’a fait pousser des «hum» très sentis dans le parc de la place Saint-Sulpice, où je me suis assise pour goûter ses créations (avec, comble de cliché, un groupe de touristes japonaises venues se livrer au même exercice!).

À l’époque où l’artiste culinaire a fait ses débuts chez Lenôtre, à l’âge de 14 ans, quatre parfums de macarons étaient au menu : café, chocolat, vanille et framboise. Quelques années plus tard, alors chef-pâtissier chez Fauchon, il lance trois créations : citron, pistache et rose. «Ce ne fut pas un succès commercial, loin de là, a confié celui qui dessine toujours ses nouvelles créations en mentionnant ses accords de goûts, ses couleurs, ses textures à L’Express en septembre 2008. Malgré tout, je me suis rendu compte que le macaron était un superbe support d'expression et je n'ai depuis jamais cessé de chercher de nouvelles associations : litchi, rose et framboise, puis chocolat blanc et huile d'olive...»

Pendant la période des Fêtes, un macaron au foie gras a ravi les amateurs. Parmi les amalgames les plus inusités proposés par Pierre Hermé au fil des saisons, notons aussi ketchup et cornichon (malheureusement pas au menu lors de mon passage!). Son fantasme? Créer un macaron au goût de riz au lait.

Direction Tuileries

Une copine m’avait vaguement parlé du salon de thé Angelina qui fait face aux Tuileries, rue Rivoli. Véritable institution, l’établissement plus que centenaire vend aussi des macarons. J’ai opté pour un assortiment de quatre morceaux accompagnés du thé signature de l’établissement. Si je me suis délectée de ce thé oolong, je n’ai pas été conquise par les biscuits trop secs et le goût trop neutre de la garniture pour marquer ma dent sucrée. Mon conseil : optez plutôt pour l’une des autres pâtisseries, qui ont toutes l’air plus délicieuses les unes que les autres, ou pour un chocolat à l’ancienne comme on les aime. Là encore, j’ai eu de la chance : partout sur Internet, les gens évoquent l’attente interminable pour y avoir une table. Ah bon.

Dernière étape : Ladurée

L’image de la Marie Antoinette incarnée par Kisten Dunst entourée de macarons multicolores dans le film du même nom s’est imprégnée dans ma mémoire comme la liste des ex de la belle. Me voici sur les Champs-Élysées, dans le salon de thé fondé en 1862 par la famille Ladurée, qui a fourni les macarons aperçus dans le film. Si j’ai cédé à nouveau à la tentation? Évidemment, et sans me faire prier!

Ici aussi, chaque saison voit défiler sa nouvelle création. Abricot et gingembre, ambre blanc et barbapapa sont quelques-unes des saveurs explorées au fil du temps.

Malheureusement, les images léchées de Sophia Coppola s’avèrent à mon avis beaucoup plus savoureuses que les macarons auxquels j’ai goûté. Une exception toutefois : celui mariant la mangue et le jasmin, qui m’a fait à nouveau pousser de grands «hum» (sans Japonaises en écho cette fois-ci!).

Mon verdict est sans appel : rien ne bat les macarons de Pierre Hermé! En fait, pour vous dire la vérité, je ne comprenais pas trop le «buzz» autour de ces pâtisseries avant de laisser mes papilles s’enivrer des parfums de rose, de mangues et de pistaches de Pierre Hermé. Maintenant, je sais que je ne pourrai plus jamais passer par Paris sans faire un détour dans l’une des boutiques portant le nom de ce grand artiste de la pâtisserie…






 
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