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Bordeaux: entre la plage et la vie de château
Valérie Dufour - Journal de Montréal

 
bordeaux - Bordeaux: entre la plage et la vie de château
© Journal de Montréal
La mythique devanture du château Margaux.
Vous hésitez entre la plage et la vie de château pour vos prochaines vacances? Pourquoi pas les deux? Bordeaux offre des centaines de kilomètres de sable blanc et de plus en plus de vignerons ouvrent les grilles de leurs luxueuses propriétés pour accueillir les touristes en quête de bon vin.

Le vin et bien plus encore
Reconnue aux quatre coins de la planète pour son vin rouge, cette région française veut que les gens sachent qu’elle a plus à offrir que ses barriques et ses chais. Et même ce traditionnel attrait touristique est en profonde mutation. Entre l’ascension de la dune du Pyla, le surf à Lacanau, une croisière sur le bassin d’Arcachon pour déguster des huîtres ou un séjour à la charmante station balnéaire de Soulac-sur-Mer, les visiteurs auront amplement de quoi assouvir leur besoin d’air marin.

Et tout cela se trouve à moins d’une heure de route de Bordeaux, une ville qui vaut le détour pour son architecture, sa gastronomie, sa promenade verte le long de la Garonne et ses jolies fontaines. Nombre de tours gourmands et œnologiques guidés partent directement du centre-ville, cœur économique de la région.

«Les gens connaissent surtout Bordeaux pour ses vins. Nous voulons qu’ils réalisent qu’on a beaucoup plus à leur offrir», résume Céline Boutte, responsable de la promotion et des relations de presse du Tourisme d’Aquitaine.

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Crise
Frappés de plein fouet par la concurrence mondiale et par une surproduction chronique, les vignerons bordelais ont eu la vie dure au cours des dernières années. Ils ont dû revoir leur façon d’élaborer le précieux liquide et, surtout, la relation qu’ils entretiennent avec leur clientèle.

À part les producteurs des plus grands des crus classés qui ont poussé le prix des vins de Bordeaux au firmament, peu de vignerons peuvent désormais faire la sourde oreille. Les consommateurs ne veulent plus payer cher pour une bouteille ordinaire alors qu’ils peuvent avoir mieux en Argentine ou en Australie pour une fraction du prix.

Et cet exercice d’humilité n’a pas eu que des effets négatifs. Les artisans du vin se sont retroussé les manches et les forfaits de dégustation et nuitées à la propriété se sont multipliés, décuplant ainsi les scénarios de séjours dans le Médoc, à Saint-Émilion, à Sauternes ou à Duras.

Jean-Paul Lafragette l’a bien compris. Propriétaire de trois vignobles, l’homme d’affaires utilise le château Loudenne comme vitrine pour ses vins. Après avoir sillonné la route des châteaux mythiques, les touristes peuvent ainsi s’arrêter à cette propriété du bord de la Gironde pour visiter les chais, manger à sa table et dormir à la jolie Chartreuse rose du XVIIe siècle.

«Il ne faut pas se voiler le visage, le marché est difficile. On veut continuer à vendre du vin, mais nous ne vendons pas que du vin», indique l’attachée de presse de la maison Lafragette, Carine Berrulier.



Notre journaliste s’est rendue dans la région de l’Aquitaine à l’invitation de la Maison de la France et d’Air Transat.







 
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