Bulletin Voyage
Abonnez-vous!
 





Vous êtes ici : canoe.ca > Voyages > Découvrir > Rose des sables
     
Jour 5 - L’épreuve du Grand Tajine, entre Erfoud et Alnif
Marie-Claude Forest et Sarah Bergeron-Ouellet

 
Trophée Roses des Sables 2010 - Jour 5 - L’épreuve du Grand Tajine, entre Erfoud et Alnif
© Agence QMI
Perdus dans l'immensité, les véhicules des participantes soulèvent la poussière.

13 octobre 2010

CARNET DE BORD – JOUR 5

Ça roule vite et ça cogne fort sur les 250 km de pistes entre Erfoud et Alnif, non loin de la frontière algérienne. C’est la première fois depuis le tout début du Trophée que nous faisons plusieurs dizaines de kilomètres sans apercevoir au moins une chèvre qui broute entre les cailloux. Il n’y a personne! Seulement les Roses, les pistes accidentées, le soleil qui plombe et, au loin, des montagnes aux formes surréalistes.

L’épreuve du Grand Tajine est difficile pour les copilotes, qui doivent s’assurer de garder le cap dans cette immensité. «Ce sont surtout de grands plateaux désertiques dans lesquels l’orientation est compliquée, voire très compliquée, parce qu’il y a du hors-piste, explique Jean-Jacques Rey, directeur de la course. On est au milieu de rien. »

Mais en fait, malgré les apparences, les Roses ne sont pas complètement seules au monde aujourd’hui. Ni les autres jours, d’ailleurs. L’organisation du rallye est toujours derrière, prête à intervenir si un équipage s’égare ou se retrouve en difficulté.

Qui vient au secours des filles?

Pendant que les Roses se font royalement secouer dans les pistes du Grand Tajine, Jean-Marc Billac et ses acolytes surveillent deux écrans d’ordinateur au bivouac d’arrivée. Comme chaque voiture est équipée d’une puce GPS, l’équipe de « tracking » sait en permanence où se trouve chaque équipage. Si un 4x4 semble bien égaré – sur le point de passer en Algérie, par exemple! -, ils avisent une autre équipe, celle du « balai ».

L’équipe « balai »

Les voitures balai ferment toujours le convoi. Si on leur signale une équipe en difficulté, ils s’en approchent et attendent, explique Julien Letullier, responsable de la logisitque. « On assure le bon déroulement des opérations et la sécurité en cas de problème mécanique ou d’égarements. » Mais attention, une équipe qui demande l’aide du balai qui passe par là se voit pénalisée au pointage de l’étape… Vaut mieux tenter de s’en sortir soi-même, quitte à rentrer de nuit !



Les mécanos

Dans le cas de problèmes mécaniques, il faut se tourner vers l’équipe postée dans l’énorme camion rouge à l’entrée des camps. Bien qu’un duo de Québécoises (équipe 45) ait dû abandonner le raid, le cœur gros, en raison d’un bris de moteur au deuxième jour du rallye, les problèmes graves sont rares. Règle générale, selon le mécano Jean-Louis Barousse, il est surtout question de l’entretien des véhicules après la journée : fournir l’air comprimé aux filles pour gonfler les pneus, prodiguer des conseils, réparer des fenêtres bloquées… et mille et un autres bris techniques. Car il faut dire que les 4x4 en voient de toutes les couleurs sur ces pistes folles !

Les toubibs

Et quand ce sont les filles qui vont mal, il y a bien sûr les médecins, au nombre de trois, qui sont répartis sur les pistes ou encore au bivouac sous la tente « médicale ». Le problème le plus fréquent est, sans grande surprise, la fameuse tourista. Mais si un ennui sérieux survient, un hélico peut mener l’équipe médicale n’importe où sur le parcours.

Au pied du Grand Tajine de pierre entre Erfoud et Alnif, s’il le faut.

Mais pour l’heure, tout va bien malgré les conditions difficiles et le soleil cuisant. Les filles roulent toujours au milieu de nulle part, soulevant des nuages de poussière dans l’immensité spectaculaire et déroutante du Sahara.


 
Tous les textes
 

 

À la une