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Halifax entre ciel et mer
Marie-Julie Gagnon
Photos: Marie-Julie Gagnon et Joseph Sarr
Halifax m’a rapidement semblé bien différente de ses consoeurs de l’Atlantique. Ici, un jeune punk fait la manche. Là, une ado percée et tatouée chante en espérant recueillir quelques deniers.
– C’est vrai que nous n’avons vu personne quêter depuis un bon moment, observe Joseph quand je lui fais part de mes impressions.
Repus après un excellent repas chez Chives, rue Barrington, qui se définit comme un «canadian bistro», nous sommes partis à la découverte de la ville. Arrivés en train deux heures plus tôt, nous voulons profiter des derniers rayons du soleil. Après avoir descendu quelques collines, voilà que nous montons, montons… Quelques semaines ici et nous aurions des mollets d’acier! La musique du Festival de jazz nous entraîne tout doucement en plein cœur du centre-ville, là où nous venons d’apercevoir nos premiers jeunes de la rue depuis près de trois semaines.
Nous sommes surpris de constater le nombre de restaurants (toutes cuisines confondues) et de boutiques. «Halifax forme le plus grand centre urbain des provinces maritimes, me confirme plus tard Fabuleuses maritimes, publié chez Ulysse. Son agglomération, incluant sa ville jumelle de Darmouth, totalise plus de 370 000 habitants. Plus qu’ailleurs dans les Maritimes, la métropole présente un visage diversifié, même cosmopolite, et possède de superbes musées et d’autres centres d’intérêt.» Il nous plaît tout de suite, ce visage, même (surtout?) avec ses imperfections.
Le lendemain, la pluie freine nos ardeurs d’explorateurs. Après nous être réfugiés sous un arbre du magnifique jardin victorien Public Gardens, nous courons jusqu’à un petit centre commercial où j’engloutis rapidement quelques dizaines de dollars (ben quoi, il y avait des soldes!). Puis, nous retournons profiter de la quiétude de notre chambre du Cambridge Suites Hotel (idéal en famille).
Qui est Peggy? se demande-t-on sur la route qui mène au petit village de pêcheur baptisé Peggy’s Cove. On raconte que lors d’un naufrage, une petite fille aurait été recueillie par les pêcheurs du village, nous explique le guide qui nous emmène là-bas. Le seul mot qu’elle répétait était « Margaret », dont le diminutif est Peggy. Ses sauveteurs ont donc commencé à l’appeler ainsi. Puis, curieux, les gens du voisinage se sont mis à venir voir l’enfant. De fil en aiguille, le village a pris le nom de la jeune rescapée. Notons que la baie qui borde le Peggy’s Cove s’appelle St. Margaret’s.
Plus nous approchons de l’anse, plus le brouillard se fait épais, entourant les lieux d’une aura de mystère. Un phare se dresse à l’horizon. Tout autour, des touristes s’agitent. Clic par ci. Clic par là. Impossible de résister à la fougue des vagues qui viennent frapper violemment les rochers. Chacun veut immortaliser son passage à Peggy’s Point et nous n’échappons pas à la règle!
À quelques pas de là, c’est le calme plat. La saison de homard étant terminée, les pêcheurs ont déserté les lieux, laissant leur attirail sur les berges (à moins qu’il ne soit «exposé» là exprès pour les touristes?) au plus grand plaisir des photographes amateurs. Près des hangars construits sur pilotis, des trappes à homards, des ancres, des barques et des cordes nous donnent l’impression que le temps s’est figé à Peggy’s Cove. Modestes, les maisons se fondent à cet univers empreint de poésie. Je ne sais pas si c’est à cause du brouillard, mais j’ai eu l’impression, un bref instant, que Peggy’s Cove n’était pas tout à fait réelle.
C’est la tête pleine d’images que nous filons à l’aéroport. Nous n’aurons pas eu le temps d’aller à l’île du Cap-Breton, dont tout le monde nous a vanté la beauté, mais ce n’est que partie remise. Cette fois, Air Canada nous emmène à St-John’s, Terre-Neuve… Plus que deux jours avant de rentrer au Québec!
La Nouvelle-Écosse en famille
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Tous les textes Le tour du Canada en 31 jours
Marie-Julie Gagnon
Photos: Marie-Julie Gagnon et Joseph Sarr
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| Peggy’s Cove, un petit village de pêcheur non loin de Halifax |
– C’est vrai que nous n’avons vu personne quêter depuis un bon moment, observe Joseph quand je lui fais part de mes impressions.
Repus après un excellent repas chez Chives, rue Barrington, qui se définit comme un «canadian bistro», nous sommes partis à la découverte de la ville. Arrivés en train deux heures plus tôt, nous voulons profiter des derniers rayons du soleil. Après avoir descendu quelques collines, voilà que nous montons, montons… Quelques semaines ici et nous aurions des mollets d’acier! La musique du Festival de jazz nous entraîne tout doucement en plein cœur du centre-ville, là où nous venons d’apercevoir nos premiers jeunes de la rue depuis près de trois semaines.
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Nous sommes surpris de constater le nombre de restaurants (toutes cuisines confondues) et de boutiques. «Halifax forme le plus grand centre urbain des provinces maritimes, me confirme plus tard Fabuleuses maritimes, publié chez Ulysse. Son agglomération, incluant sa ville jumelle de Darmouth, totalise plus de 370 000 habitants. Plus qu’ailleurs dans les Maritimes, la métropole présente un visage diversifié, même cosmopolite, et possède de superbes musées et d’autres centres d’intérêt.» Il nous plaît tout de suite, ce visage, même (surtout?) avec ses imperfections.
Le lendemain, la pluie freine nos ardeurs d’explorateurs. Après nous être réfugiés sous un arbre du magnifique jardin victorien Public Gardens, nous courons jusqu’à un petit centre commercial où j’engloutis rapidement quelques dizaines de dollars (ben quoi, il y avait des soldes!). Puis, nous retournons profiter de la quiétude de notre chambre du Cambridge Suites Hotel (idéal en famille).
| À PROPOS DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE: AUSSI: |
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Qui est Peggy? se demande-t-on sur la route qui mène au petit village de pêcheur baptisé Peggy’s Cove. On raconte que lors d’un naufrage, une petite fille aurait été recueillie par les pêcheurs du village, nous explique le guide qui nous emmène là-bas. Le seul mot qu’elle répétait était « Margaret », dont le diminutif est Peggy. Ses sauveteurs ont donc commencé à l’appeler ainsi. Puis, curieux, les gens du voisinage se sont mis à venir voir l’enfant. De fil en aiguille, le village a pris le nom de la jeune rescapée. Notons que la baie qui borde le Peggy’s Cove s’appelle St. Margaret’s.
Plus nous approchons de l’anse, plus le brouillard se fait épais, entourant les lieux d’une aura de mystère. Un phare se dresse à l’horizon. Tout autour, des touristes s’agitent. Clic par ci. Clic par là. Impossible de résister à la fougue des vagues qui viennent frapper violemment les rochers. Chacun veut immortaliser son passage à Peggy’s Point et nous n’échappons pas à la règle!
À quelques pas de là, c’est le calme plat. La saison de homard étant terminée, les pêcheurs ont déserté les lieux, laissant leur attirail sur les berges (à moins qu’il ne soit «exposé» là exprès pour les touristes?) au plus grand plaisir des photographes amateurs. Près des hangars construits sur pilotis, des trappes à homards, des ancres, des barques et des cordes nous donnent l’impression que le temps s’est figé à Peggy’s Cove. Modestes, les maisons se fondent à cet univers empreint de poésie. Je ne sais pas si c’est à cause du brouillard, mais j’ai eu l’impression, un bref instant, que Peggy’s Cove n’était pas tout à fait réelle.
C’est la tête pleine d’images que nous filons à l’aéroport. Nous n’aurons pas eu le temps d’aller à l’île du Cap-Breton, dont tout le monde nous a vanté la beauté, mais ce n’est que partie remise. Cette fois, Air Canada nous emmène à St-John’s, Terre-Neuve… Plus que deux jours avant de rentrer au Québec!
La Nouvelle-Écosse en famille
Les +
- Plusieurs activités pour tous
- De bonnes tables
- Des panoramas magnifiques
Les –
- Les nombreuses collines peuvent parfois être éprouvantes pour de jeunes enfants ou des personnes âgées.
Info:
- Site officiel du tourisme de la Nouvelle-Écosse: nouvelle-ecosse.com
- Destination Nova Scotia: www.destination-ns.com
- Halifax: www.explore.canada.travel/ctc/ke/destination_2.jsp?cat=2038&localeId=2
- Chives: www.chives.ca
- Atlantic Jazz Festival: www.jazzeast.com
- Cambridge Suites Hotel: www.cambridgesuiteshalifax.com
Merci à Air Canada (aircanada.ca), à la Commission canadienne du tourisme (www.canada.travel) et à Tourisme Nouvelle-Écosse, grâce à qui ce voyage a été rendu possible.
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