Bulletin Voyage
Abonnez-vous!
 





Vous êtes ici : canoe.ca > Voyages > Découvrir > Destinations
 
Inde: la vraie Jodhpur
Sarah Bergeron-Ouellet - Canoe.ca (texte et photos)

 
Inde - Inde: la vraie Jodhpur
Dans les couloirs de Mehrangarh

Les klaxons résonnent dans les petites rues du marché. Les motos se faufilent entre les piétons, les charrettes, les rickshaws et les vaches couchées ici et là sur la chaussée. Au milieu des échoppes de tissus, de souliers, de riz, d’épices et de bracelets, les passantes se promènent avec un calme déroutant, enveloppées dans de magnifiques saris chatoyants.

C’est une journée comme les autres au marché Sardar de Jodhpur, en Inde. Avec les odeurs d’épices, les vendeurs accroupis, la poussière, les pigeons et le soleil qui plombe, on n’a pas assez de nos cinq sens pour tout absorber. On avance dans la foule, fasciné, le regard attiré aussi bien par les fils d’or des étoffes que par les tas d'ordures qui traînent sur le sol.

Au premier abord, presque tous les visiteurs décrivent l’Inde de la même manière: déroutante, exigeante, fascinante. Avec 1,2 milliard d’habitants, dont 300 millions vivant sous le seuil de la pauvreté, 28 États, 15 langues officielles et une religion majoritaire - l’hindouisme - qui compte des millions de divinités, l’Inde a de quoi donner le tournis. Mais soyez prévenus: elle séduit encore plus qu’elle étourdit!

Bleu royal

Lisez aussi:

Il doit faire au moins 30 degrés Celsius sous les toits du marché. Nous voilà assaillis par un énième concert de klaxons: une vache sacrée, confortablement étendue au carrefour, crée un embouteillage de rickshaws, ces fameux véhicules jaunes et noirs que l’on voit zigzaguer partout en Inde.

Jodhpur est la deuxième plus grande ville du Rajasthan, une région aride située au nord-ouest de l’Inde, le long du Pakistan. Nombreux sont les voyageurs qui choisissent cette partie du sous-continent: le désert du Thar, les palais des anciens maharajas, les forts spectaculaires, les processions d’éléphants ou de dromadaires et l’artisanat coloré donnent à la région un côté mille et une nuits fascinant.

Pour un coup d’œil inoubliable sur Jodhpur, que l’on surnomme la «ville bleue», rien de mieux que de quitter l’agitation du marché pour grimper – en taxi - jusqu’à la forteresse Mehrangarh. Du haut de cette énorme sentinelle, on a une vue spectaculaire sur les petites maisons bleues qui ont valu son surnom à la ville et dont la couleur était autrefois réservée aux religieux.

Construit sur une colline rocheuse entre le 15e et le 17e siècle, Mehrangarh lui-même vaut le déplacement. C’est l’un des plus grands forts de l’Inde. Aujourd’hui transformé en musée, il raconte le passé «royal» de Jodhpur. Ses balcons de dentelle, ses peintures, son «palais du Plaisir» et sa collection de nacelles pour éléphants nous font voyager jusqu’à l’âge d’or des souverains.

On peut même y voir le trône de marbre blanc sur lequel a été sacré le dernier maharaja de la région, Gaj Singh II. Il n’avait que 4 ans. C’était en 1952, environ 20 ans avant que les rois perdent officiellement leurs pouvoirs au sein de «la plus grande démocratie du monde».

Un thé dans le désert

Mais ce qu’on ne peut pas apercevoir du haut des remparts de Mehrangarh, ce sont les nombreuses communautés qui vivent dans le désert environnant, de façon traditionnelle et souvent très (très) modeste.



«Si vous visitez un village, nous dit le guide qui nous accompagne, vous vous rapprocherez davantage de ce pays que dans les villes.» Il est vrai que même si les cités surpeuplées comme Delhi ou Mumbai abritent autour de 20 millions d’habitants chacune, 70% de la population indienne vit toujours à la campagne.

Nous partons donc vers le désert rocailleux. Le long de la route: des champs de sésame et de millet, des stands à thé, des camions bariolés, un troupeau de dromadaires et, partout, des saris élégants qui brillent dans la poussière.

Lisez aussi:

Au cours des heures qui suivent, nous rencontrons un potier musulman, qui fabrique sous nos yeux une jolie petite pièce, et nous prenons un thé épicé (et délicieux) chez une famille Bishnoi, une communauté qui protège les arbres et les antilopes. Là, on nous fait une démonstration de la cérémonie traditionnelle de l’opium – sans l’opium! – dans une petite cour de terre battue. Plus tard, au village de Pragapati, on admire le travail d’un artisan nommé Roopraj, qui tisse ce jour-là un tapis «bleu Jodhpur».

Notre virée achevée, nous regagnons la ville, avec son fort et son palais somptueux, la tête remplie d’une ribambelle d’images et de tous les contrastes déroutants que l’on vient d’effleurer.

***

Jodhpur: à savoir

- L’hébergement à petit prix ne manque pas en Inde. Une chambre modeste dans un hôtel de catégorie moyenne coûte en général moins de 40$.

- Dans la ville de Jodhpur, les taxis ou rickshaws ne vous coûteront presque rien.

- Des tours guidés peuvent aussi être organisés: nous étions accompagnés par Abercrombie & Kent, agence spécialisée dans les voyages de luxe: www.abercrombiekent.com.

- De Mumbai ou Delhi, on peut se rendre à Jodhpur en avion, en train, en autobus ou encore retenir les services d’un chauffeur (accrédité) pour quelques jours.

Ce voyage a été rendu possible grâce à Qatar Airways.



 
Toutes les destinations
 

À la une
    [an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive]