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Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale
![]() © Marie-Julie Gagnon | |
| La décoration évolutive du resto One Hundred Days, à Vancouver. |
Alors que tout le monde ne parle que de développement durable, une tendance mise plutôt sur l’éphémère pour attirer les curieux de tous horizons. Des commerces temporaires se posent un peu partout sur la planète pour le plus grand plaisir des consommateurs à la recherche de nouveauté. Une multitude d’hôtels, de bars, de restaurants, de boutiques et même de safaris voient le jour pour disparaître presque aussitôt. Bienvenue dans l’ère du «pop-up»!
«L’idée du pop-up consiste à établir un espace commercial provisoire et scénographique à dimensions restreintes et à proximité d’un bassin de clients ciblés, explique Marianne Dodelet, analyste au Réseau de veille en tourisme. C’est une façon surprenante et originale de vendre un produit ou un service, pendant une durée limitée (quelques jours ou plusieurs mois), dans le but de générer un buzz positif, de développer la notoriété de la marque et, espérons-le, d’accroître le chiffre d’affaires.»
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À Vancouver, le Bistrot Elixir de l’hôtel Opus a fermé ses portes à la fin du mois d’août. Plutôt que de lancer un nouvel établissement sur-le-champ, l’équipe a choisi d’ouvrir un restaurant temporaire baptisé One Hundred Days qui, comme son nom l’indique, accueillera les clients pendant 100 jours. La déco évolue chaque semaine, selon l’inspiration du graffiteur Vince Dumoulin. Le menu se veut tout aussi original, proposant notamment des popsicles de homard et de crevettes.
À Montréal, Avocado Traiteur organise des soirées pop-up depuis le printemps 2010. Comment savoir où et quand se déroulent ces événements? Grâce à la technologie! En suivant la compagnie sur Twitter (@_Avocado) ou Facebook ou encore, en faisant parvenir son numéro de téléphone par courriel afin d’être prévenu par texto à popup@avocadotraiteur.com, on peut découvrir le menu du jour, son coût et le lieu où il sera servi aux convives.
Le dîner en blanc, dont la première édition montréalaise a eu lieu en 2009, s’inscrit également dans la tendance pop-up. Le temps d’un souper, 3000 convives élégamment vêtus de blanc se rencontrent dans un lieu dévoilé le jour même. Un franc succès, si l’on se fie à l’engouement médiatique.Pas si nouveau
Bien qu’on en parle davantage depuis environ deux ans, le concept «pop-up» a émergé au début des années 2000. Le populaire webzine Trendwatching.com a d’ailleurs rédigé un article sur le sujet en 2004.
Nouvelle ou pas, la mode ne semble pas sur le point de s’essouffler. En Espagne, HotelMóvil, véritable hôtel sur roues, se déplace au gré des événements. L’établissement peut héberger jusqu’à 44 personnes.
À Londres, un petit hôtel-caravane de luxe s’arrête au pied des attractions les plus prisées de la ville. Créée en partenariat avec les hôtels Radisson Edwardian d’après une idée de Visit London, l’unique chambre est munie d’un écran plat, d’un grand lit et d’une salle de bain avec cosmétiques haut de gamme. Un concierge veille aux moindres détails du séjour.
Plus surprenant encore, en Afrique du Sud, un «safari pop-up» a ravi les visiteurs pendant la Coupe du monde de la FIFA!
Les golfeurs ne sont pas en reste puisqu’un parcours «pop-up» a été inauguré à Adelboden, en Suisse, le 10 septembre 2010. Les mordus ont jusqu’au 10 octobre pour s’y rendre.
Reste maintenant à voir si la tendance, elle, va durer…

Autre aperçu du restaurant temporaire One Hundred Days.
© Marie-Julie Gagnon
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