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Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale
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| Pas toujours évident de comprendre et de se faire comprendre en voyage... |
Vous avez beau avoir pris quelques leçons express de la langue du pays que vous visitez, avouez que sur place, il n’est pas toujours évident de se faire comprendre. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls à commettre des faux pas! Voici la preuve…
Je ne calcule pas le nombre de fois où j’ai commandé «dormir» au lieu des dumplings (quenelles) dont j’avais envie à des vendeurs ambulants, à Taïwan. C’est que dans la langue de Mao, les deux mots se prononcent exactement de la même manière, mais avec des tons différents. Il m’est certainement aussi arrivé de parler de «cheval» en voulant prendre des nouvelles de la mère de mes amis pour la même raison…
L’éditeur Stéphane Berthomet se souvient d’un ami qui avait lui aussi invoqué un animal hors contexte. «Il disait «Burro! Burro!» à un serveur, en Espagne, ce qui veut dire âne!»
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Lost in translation
Les anecdotes fusent quand on demande aux gens de raconter leurs moments «lost in translation». «En Ontario, mon amie Nathalie a commandé un coke "no glass" (en voulant dire "sans glace"), raconte Anne-Marie Parent, elle aussi journaliste indépendante. On a bien ri d'elle quand elle a reçu la bouteille seule, sans verre!»
Lors d’un voyage au Portugal, où un serveur chic s’est mis à imiter un canard pour lui faire comprendre de quoi était composé le pâté qu’il venait de poser devant elle (!), l’auteure et scénariste de jeux vidéo Annie Bacon a quant à elle réalisé après de longues minutes dans le métro de Lisbonne que «Saida» n’était pas le nom de plusieurs stations de métro comme elle l’avait d’abord cru, mais le mot «sortie» en portugais…
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