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Tendance surf
Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale
Ils sont de plus en plus nombreux à prendre d’assaut les vagues de la Californie, du Mexique ou de Hawaii. Sans parler du surf de rivière, qui compte maintenant de nombreux adeptes! Les Québécois, des surfeurs qui s’ignorent… de moins en moins?
Véronique Beaupré, copropriétaire du salon de coiffure Local B, s’est intéressée au wakeboard il y a cinq ans. «Après avoir arrêté de fumer, je cherchais des sports qui me permettraient de me défouler. J’ai commencé par faire du wakeboard et du snowboard. J’ai surfé pour la première lors d’un voyage dans le sud du Mexique, à Barra de Navidad, parce que j’avais une copine qui avait une maison dans ce coin-là.»
Depuis, celle qui coiffe plusieurs des plus belles têtes du showbiz québécois choisit ses destinations en fonction du surf. Elle s’est rendue à plusieurs reprises à Sayulita, au Mexique, mais aussi à Malpais, au Costa Rica, à Hampton Beach (New Hampshire), à Coco Beach (Floride), à Hawaii et au El Salvador, où des Québécois ont ouvert un complexe hôtelier pour les amateurs de planche baptisé Surf Eldorado.
«C’est vraiment l’idée de décrocher qui me plaît, dit-elle. Aller dans le Sud, c’est le fun, mais avec le surf, je me sens encore plus en vacances. Ça me procure un sentiment de bonheur, de liberté. C’est toi et l’océan. Tu prends ton temps, tu peux observer la nature. Oui, c’est surtout le sentiment de liberté que j’aime.»
Le sport a également changé sa façon de voyager. «Le surf permet de découvrir un pays d’une autre façon, par les routes secondaires. Les spots de surfs ne sont pas forcément dans les circuits touristiques habituels.»
Révolution Habitat 67
Depuis que le kayakiste Corran Addison a lancé l’école de surf Imagine à Habitat 67 et que KSF, jusqu'alors axé sur le kayak, s'est mis à offrir des cours, en 2004, plusieurs Montréalais se sont découverts une passion pour ce sport. C’est là que Camille Desrosiers, animatrice webtélé et spécialiste des réseaux sociaux, a eu le coup de foudre.
Pour cette mordue de natation qui dit avoir passé toute son enfance et son adolescence dans l’eau, monter sur une planche allait de soi. «C’est la sœur de mon copain qui m'a emmené prendre un cours de surf sur la vague statique du fleuve. En moins de trois minutes, je me sentais dans mon élément. Je ressentais le même plaisir que lorsque je nageais, mais avec de nouveaux défis. Je devais apprendre à surfer. Je commençais avec un plus: la plupart des surfeurs ont du mal à nager, pour moi c'était facile.»
Depuis, Camille rêve de prendre d’assaut les plus belles vagues de la planète. «Oui, je planifie mes vacances pour surfer! En août, durant l'ouragan, je me suis rendue sur la côte est, à The Wall, à Hampton Beach, pour surfer sur les vagues de 15 pieds. À Noël, mon copain et moi sommes allés au Costa Rica, aussi dans le but de surfer. En fait, c'est aussi ce sport qui nous a beaucoup rapprochés. Je suis une fille de natation et lui un gars de ski. Le surf combine mon coté ''eau'' et son coté casse-cou. Ce sport représente donc beaucoup pour notre couple et nous sommes à peu près au même point, alors on apprend ensemble!»
Étienne Marcoux, lui, s’est initié au surf lors d’un voyage en la Californie. «J'ai eu envie de visiter la côté californienne il y a quelques années et de faire TOUT ce que les californiens faisaient souvent, raconte ce recherchiste télé. Je me suis donc déplacé vers un match de la NFL et j’ai tenté d'aimer le baseball. J'ai appris à marcher sans aller nulle part, à prendre un verre en attendant personne et à sortir le soir sans aller nulle part. J'ai fait du surf... À San Diego, plus précisément à Imperial Beach, j’ai eu la chance de rencontrer un pro qui louait des planches et qui m'a trouvé sympathique. Il a décidé de me montrer comment faire... gratuitement. Il a fermé sa boutique en matinée et est venu me rejoindre. Il m’a montré beaucoup de trucs et les "règles non écrites", ce qui m'a donné la piqûre.»
«Le surf est une façon de voyager... et c'est une façon que j'adore, poursuit-il. Évidemment, puisque c'est très dur physiquement et que j'en fais seulement une fois par année, je ne peux pas surfer tous les jours, alors ça me permet de voir d’autres endroits.»
Tous s’entendent pour dire la même chose: il est très facile de tisser des liens avec d’autres surfeurs, même si l’on pratique ce sport en solo. «C’est une petite communauté, observe Véronique. Je pars souvent seule et je rencontre toujours des gens, parfois certains que j’ai croisés ailleurs.»
«Je pars toujours en voyage de surf seul, raconte Étienne. Mais je ne suis jamais seul dans l'eau. C'est probablement ce qui est le plus génial de ce sport: il est solitaire, mais se fait en gang quoi qu'il arrive!»
Leurs endroits favoris? Par ici!

© Alex Casabon
Toutes les destinations
Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale
Ils sont de plus en plus nombreux à prendre d’assaut les vagues de la Californie, du Mexique ou de Hawaii. Sans parler du surf de rivière, qui compte maintenant de nombreux adeptes! Les Québécois, des surfeurs qui s’ignorent… de moins en moins?
Véronique Beaupré, copropriétaire du salon de coiffure Local B, s’est intéressée au wakeboard il y a cinq ans. «Après avoir arrêté de fumer, je cherchais des sports qui me permettraient de me défouler. J’ai commencé par faire du wakeboard et du snowboard. J’ai surfé pour la première lors d’un voyage dans le sud du Mexique, à Barra de Navidad, parce que j’avais une copine qui avait une maison dans ce coin-là.»
Depuis, celle qui coiffe plusieurs des plus belles têtes du showbiz québécois choisit ses destinations en fonction du surf. Elle s’est rendue à plusieurs reprises à Sayulita, au Mexique, mais aussi à Malpais, au Costa Rica, à Hampton Beach (New Hampshire), à Coco Beach (Floride), à Hawaii et au El Salvador, où des Québécois ont ouvert un complexe hôtelier pour les amateurs de planche baptisé Surf Eldorado.
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Le sport a également changé sa façon de voyager. «Le surf permet de découvrir un pays d’une autre façon, par les routes secondaires. Les spots de surfs ne sont pas forcément dans les circuits touristiques habituels.»
Révolution Habitat 67
Depuis que le kayakiste Corran Addison a lancé l’école de surf Imagine à Habitat 67 et que KSF, jusqu'alors axé sur le kayak, s'est mis à offrir des cours, en 2004, plusieurs Montréalais se sont découverts une passion pour ce sport. C’est là que Camille Desrosiers, animatrice webtélé et spécialiste des réseaux sociaux, a eu le coup de foudre.
Pour cette mordue de natation qui dit avoir passé toute son enfance et son adolescence dans l’eau, monter sur une planche allait de soi. «C’est la sœur de mon copain qui m'a emmené prendre un cours de surf sur la vague statique du fleuve. En moins de trois minutes, je me sentais dans mon élément. Je ressentais le même plaisir que lorsque je nageais, mais avec de nouveaux défis. Je devais apprendre à surfer. Je commençais avec un plus: la plupart des surfeurs ont du mal à nager, pour moi c'était facile.»
Depuis, Camille rêve de prendre d’assaut les plus belles vagues de la planète. «Oui, je planifie mes vacances pour surfer! En août, durant l'ouragan, je me suis rendue sur la côte est, à The Wall, à Hampton Beach, pour surfer sur les vagues de 15 pieds. À Noël, mon copain et moi sommes allés au Costa Rica, aussi dans le but de surfer. En fait, c'est aussi ce sport qui nous a beaucoup rapprochés. Je suis une fille de natation et lui un gars de ski. Le surf combine mon coté ''eau'' et son coté casse-cou. Ce sport représente donc beaucoup pour notre couple et nous sommes à peu près au même point, alors on apprend ensemble!» Étienne Marcoux, lui, s’est initié au surf lors d’un voyage en la Californie. «J'ai eu envie de visiter la côté californienne il y a quelques années et de faire TOUT ce que les californiens faisaient souvent, raconte ce recherchiste télé. Je me suis donc déplacé vers un match de la NFL et j’ai tenté d'aimer le baseball. J'ai appris à marcher sans aller nulle part, à prendre un verre en attendant personne et à sortir le soir sans aller nulle part. J'ai fait du surf... À San Diego, plus précisément à Imperial Beach, j’ai eu la chance de rencontrer un pro qui louait des planches et qui m'a trouvé sympathique. Il a décidé de me montrer comment faire... gratuitement. Il a fermé sa boutique en matinée et est venu me rejoindre. Il m’a montré beaucoup de trucs et les "règles non écrites", ce qui m'a donné la piqûre.»
«Le surf est une façon de voyager... et c'est une façon que j'adore, poursuit-il. Évidemment, puisque c'est très dur physiquement et que j'en fais seulement une fois par année, je ne peux pas surfer tous les jours, alors ça me permet de voir d’autres endroits.»
Tous s’entendent pour dire la même chose: il est très facile de tisser des liens avec d’autres surfeurs, même si l’on pratique ce sport en solo. «C’est une petite communauté, observe Véronique. Je pars souvent seule et je rencontre toujours des gens, parfois certains que j’ai croisés ailleurs.»
«Je pars toujours en voyage de surf seul, raconte Étienne. Mais je ne suis jamais seul dans l'eau. C'est probablement ce qui est le plus génial de ce sport: il est solitaire, mais se fait en gang quoi qu'il arrive!»
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© Alex Casabon
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