Bulletin Voyage
Abonnez-vous!
 





Vous êtes ici : canoe.ca > Voyages > Découvrir > Destinations
 
Lac Powell: kayak en plein désert!
Marie-Claude Forest/Canoe.ca

 
lac powell - Lac Powell: kayak en plein désert!
© Réjean Frénette
Notre vidéoreporter Marie-Claude Forest, à la découverte du lac Powell et de ses canyons spectaculaires
Notre vidéoreporter Marie-Claude Forest a pris part à une expédition en kayak sur le lac Powell, à la frontière de l’Utah et l’Arizona. Parcourez avec elle les méandres et les canyons de la région et découvrez les caprices du désert!

À ne pas manquer: des photos ici et cinq vidéos pour vivre l'aventure!




Lac Powell, de l’eau en plein désert

Pagayer le long de bras de mer bordés de formations rocheuses dignes des meilleurs westerns hollywoodiens n’est pas une aventure commune. Encore moins lorsque que ce lac, nommé Powell en l’honneur de l’explorateur John Wesley Powell, se trouve en plein cœur du désert de l’Utah et de l’Arizona.

Le lac Powell est un immense bassin d’eau créé en 1963 en raison de la construction du barrage de Glen Canyon, une structure de 710 m de hauteur. Avant le projet de barrage, c’était la rivière Colorado qui serpentait le sol de la région.

Le but de cette infrastructure est évidemment de satisfaire les besoins grandissants d’une population de plus en plus exigeante en matière d’électricité. Dix-sept années ont été nécessaires pour remplir ce réservoir dont le niveau d’eau fluctue selon les années. Il a atteint son niveau le plus bas en 2005.

Malgré les nombreuses controverses qui entourent les détournements de rivières et la construction de barrages, on ne peut que converger vers ce même avis: le paysage qu’offre le lac Powell, avec ses roches rouges et ocre, est tout à fait unique pour les amoureux de la nature.

Expédition sur le lac Powell

On m’a proposé de me rendre dans le sud-ouest américain afin de participer à l’exploration du lac Powell. Le plan de match: suivre un petit groupe de kayakistes à bord d’un Ma-orï, un bateau de bois conçu par un peuple autochtone de la Nouvelle-Zélande, qui a comme particularité (contrairement au rabaska) d’avoir un rebord beaucoup plus haut. Cette qualité permet une meilleure stabilité sur une mer houleuse.

Cette aventure loin de toute civilisation implique une absence de ravitaillement pendant plusieurs jours, ce qui laisse présager que les commodités seront précaires. Au menu: faire le plein de sommeil sous un ciel étoilé au son des coyotes pour ensuite naviguer à travers des méandres dont les différentes cavités en font de véritables labyrinthes.

De Las Vegas à Page

Atterris à Las Vegas la veille du départ de l’expédition, il fait encore noir lorsque nous terminons nos derniers préparatifs en vue du trajet de 380 km qui nous sépare de Page en Arizona, lieu de notre mise à l’eau.

Il est difficile d’avoir un contraste plus saisissant: quitter une des villes les plus consommatrices des États-Unis pour se diriger vers un environnement artificiel qui a été conçu entre autres pour satisfaire cette demande démesurée.

Tout le long de l’autoroute 15, nous apercevons les nombreux golfs d’un magnifique vert éclatant qui tachent le paysage aride. Ce spectacle est un exemple éloquent de la demande en eau constamment grandissante.



L’intérêt pour le lac Powell n’est pas d’aujourd’hui. Pour un grand nombre d’Américains, il est synonyme de villégiature. D’ailleurs, il est possible de louer des bateaux-maisons afin d’explorer ses 3000 km de rives. Contrairement à certaines sections de la rivière Colorado, les administrateurs du lac Powell n’imposent aucune réglementation concernant l’utilisation de bateaux à moteur.

Le secret pour découvrir les plus beaux endroits du lac Powell n’est toutefois pas à bord de ces maisons flottantes. Ce lac renferme une myriade de canyons sinueux qui deviennent si étroits que même un kayak se voit dans l’obligation de rebrousser chemin.

Aussi sur Canoe.ca:
C’est vraiment l’exploration de ces bras de mer qui rend l’expérience unique. L’eau est d’une clarté remarquable et elle est parfois si calme que l’on pourrait surnommer ces méandres «les eaux miroirs». Le bleu du ciel s’y reflète et le rouge des rochers semble découper le ciel.

Plusieurs plages de sable accueillent les visiteurs impromptus. Il est donc assez facile de trouver un lieu pour monter un campement ou pour se prélasser au soleil, si la température le permet…



 
Toutes les destinations
 

À la une
    [an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive] [an error occurred while processing this directive]