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Les Adirondacks se refont une beauté
Texte et photos: Alain Chassé - Journal de Montréal
Le patrimoine récréotouristique des Adirondacks est très imposant. Située à un peu plus de deux heures de Montréal, cette région recèle des trésors cachés témoins d’une autre époque.
Destination de prédilection du nord-est des États-Unis, la région des Adirondacks bénéficie d’un patrimoine récréotouristique imposant qui s’est enrichi de trois projets majeurs, évalués à près de 70 M$. Paradis pour les environnementalistes, le Wild Center est un centre d’interprétation de la nature de 34 acres, situé près de Tupper Lake, non loin de Lake Placid.
«C’était le rêve de Betsy Lowe, une résidente de Lake Placid, de faire l’étalage de tout ce que l’on retrouve dans la nature des Adirondacks et de s’en servir pour permettre aux visiteurs d’explorer et d’apprécier la relation qui existe entre les humains et le monde naturel», dit Jen Kretser, directrice de la programmation du Wild Center.
Son projet, Madame Lowe l’a réalisé en adoptant le modèle américain. Si tu as une bonne idée, n’attends pas l’argent du gouvernement. Elle a plutôt choisi de convaincre sa communauté du bien-fondé de son projet. C’est en 1998 que son idée a germé: 14 808 donations plus tard, elle avait amassé 40 M$. Le 4 juillet 2006, le Centre ouvrait ses portes.
Le Wild Center est un endroit où l’on fait
l’apprentissage et l’expérimentation de la
nature, tout en s’amusant. «Les enfants
utilisent une technologie quelconque, en
moyenne 45 heures par semaine; ici on les
connecte à la nature», mentionne madame
Kretser.
Le centre se veut en lui-même un modèle de développement durable: 10 % de l’énergie qu’il requiert pour fonctionner provient de 200 panneaux solaires et on y a même aménagé un toit vivant. Tous les matériaux ayant servi à son édification proviennent de la région.
Le Whiteface Lodge
Autre projet d’envergure, le Whiteface Lodge a subi des rénovations importantes qui ont nécessité des investissements de 25 M$.
Vénérable institution de la région, le
complexe hôtelier est un hymne à la gloire
passée des Great Camps des Adirondacks.
À la fin du XIXe siècle, les riches
magnats de l’ère industrielle ont envahi la
région. Ils y montaient par train et y passaient
l’été avec leurs familles et leurs
nombreux invités dans leurs Great
Camps. Le concept était le suivant: utiliser
les matériaux nobles de l’endroit et bâtir
un immense chalet suisse aux allures
rustres qui se fondaient dans le paysage,
tout en possédant tout le luxe, le confort et
les équipements de leurs somptueuses
demeures de la région de Long Island.
C’est précisément ce qu’offre le
Whiteface Lodge, un ouvrage architectural
colossal et d’une grande beauté, parachevé
en 2007 avec l’addition d’un spa
de 5800 pieds carrés.
«C’est à un promoteur de Lake Placid et athlète olympien, Joseph Baril, que revient l’initiative. Des artisans locaux ont mis deux années complètes à façonner la pierre et le bois pour recréer cet environnement», raconte Stephanie Wright, la directrice du marketing du Whiteface Lodge. En fait, jusqu’aux chaises de bébé du restaurant sont représentatives de l’époque.
Le Lodge, c’est un ensemble de 94 suites
de types condominium dotées de tout
l’équipement pour s’y loger et faire sa cuisine.
C’est aussi un paradis pour les petits
et les grands avec son petit étang où taquiner
le poisson, son Ice Cream Parlor, ses
deux allées de quilles, sa salle de cinéma
de 56 places, sa patinoire extérieure réfrigérée
de 50x30 mètres avec sa propre
Zamboni…
Le restaurant du Lodge, le Kanu, vaut à lui seul le déplacement. On y sert une cuisine hautement raffinée. Ils y ont même adopté une formule tapas qui, en épargnant son estomac, permet de multiplier les saveurs.
Et à la fin du repas, pour revivre tout le faste de l’ère industrielle, on y sert cigare et cognac dans deux exquises enclaves aménagées à l’extérieur.
Golf de luxe ou le Lake Placid Club
Enfin, autre projet, le vieux Lake Placid Club a subi une cure de jouvence. Des architectes de golf sont venus d’Écosse pour y construire des terrains qui, à l’époque, faisaient des Adirondacks une destination fréquentée par de très nombreux adeptes de ce nouveau jeu.
Fondé en 1895, le Lake Placid Club est l’un
de ces joyaux.
Il offre un panorama saisissant des 46 sommets
de plus de 4000 pieds que comprennent
les Adirondacks.
Racheté en 1996 par la famille de Sergi Lussi de Lake Placid, ce club de golf comprend deux parcours: le upper (Mountain Course) et le lower (Links Course), comme les appellent les gens de l’endroit. La famille Lussi y a investi plus de 3,5 M$ pour redonner à ces installations tout leur lustre d’antan. « Avec le temps, pour améliorer leur score, les membres du club avaient progressivement éliminé les obstacles qui les pénalisaient », raconte Arthur Lussi, le directeur du golf au Lake Placid Club.
« Notre famille a retenu les services de Graham Cooke, l’architecte de golf québécois qui a tout de suite demandé de consulter les plans originaux du terrain qui datent de 1907. Avec l’aide de Graham, nous avons procédé à restaurer les parcours en respectant le plus fidèlement possible ce que l’architecte original avait conçu » ajoute monsieur Lussi.
Lever du soleil sur les montagnes des Adirondacks
Toutes les destinations
Texte et photos: Alain Chassé - Journal de Montréal
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| Le patrimoine récréotouristique des Adirondacks est très imposant et ses paysages sont splendides. |
Destination de prédilection du nord-est des États-Unis, la région des Adirondacks bénéficie d’un patrimoine récréotouristique imposant qui s’est enrichi de trois projets majeurs, évalués à près de 70 M$. Paradis pour les environnementalistes, le Wild Center est un centre d’interprétation de la nature de 34 acres, situé près de Tupper Lake, non loin de Lake Placid.
«C’était le rêve de Betsy Lowe, une résidente de Lake Placid, de faire l’étalage de tout ce que l’on retrouve dans la nature des Adirondacks et de s’en servir pour permettre aux visiteurs d’explorer et d’apprécier la relation qui existe entre les humains et le monde naturel», dit Jen Kretser, directrice de la programmation du Wild Center.
Son projet, Madame Lowe l’a réalisé en adoptant le modèle américain. Si tu as une bonne idée, n’attends pas l’argent du gouvernement. Elle a plutôt choisi de convaincre sa communauté du bien-fondé de son projet. C’est en 1998 que son idée a germé: 14 808 donations plus tard, elle avait amassé 40 M$. Le 4 juillet 2006, le Centre ouvrait ses portes.
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Le Whiteface Lodge
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les matériaux nobles de l’endroit et bâtir
un immense chalet suisse aux allures
rustres qui se fondaient dans le paysage,
tout en possédant tout le luxe, le confort et
les équipements de leurs somptueuses
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C’est précisément ce qu’offre le
Whiteface Lodge, un ouvrage architectural
colossal et d’une grande beauté, parachevé
en 2007 avec l’addition d’un spa
de 5800 pieds carrés. «C’est à un promoteur de Lake Placid et athlète olympien, Joseph Baril, que revient l’initiative. Des artisans locaux ont mis deux années complètes à façonner la pierre et le bois pour recréer cet environnement», raconte Stephanie Wright, la directrice du marketing du Whiteface Lodge. En fait, jusqu’aux chaises de bébé du restaurant sont représentatives de l’époque.
Le restaurant du Lodge, le Kanu, vaut à lui seul le déplacement. On y sert une cuisine hautement raffinée. Ils y ont même adopté une formule tapas qui, en épargnant son estomac, permet de multiplier les saveurs.
Et à la fin du repas, pour revivre tout le faste de l’ère industrielle, on y sert cigare et cognac dans deux exquises enclaves aménagées à l’extérieur.
Golf de luxe ou le Lake Placid Club
Enfin, autre projet, le vieux Lake Placid Club a subi une cure de jouvence. Des architectes de golf sont venus d’Écosse pour y construire des terrains qui, à l’époque, faisaient des Adirondacks une destination fréquentée par de très nombreux adeptes de ce nouveau jeu.
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Racheté en 1996 par la famille de Sergi Lussi de Lake Placid, ce club de golf comprend deux parcours: le upper (Mountain Course) et le lower (Links Course), comme les appellent les gens de l’endroit. La famille Lussi y a investi plus de 3,5 M$ pour redonner à ces installations tout leur lustre d’antan. « Avec le temps, pour améliorer leur score, les membres du club avaient progressivement éliminé les obstacles qui les pénalisaient », raconte Arthur Lussi, le directeur du golf au Lake Placid Club.
« Notre famille a retenu les services de Graham Cooke, l’architecte de golf québécois qui a tout de suite demandé de consulter les plans originaux du terrain qui datent de 1907. Avec l’aide de Graham, nous avons procédé à restaurer les parcours en respectant le plus fidèlement possible ce que l’architecte original avait conçu » ajoute monsieur Lussi.
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