
|
||||
Sur les traces des pirates
Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale
De tous les temps, les navires arborant le drapeau noir ont fasciné. Se lancer aux trousses des flibustiers qui ont marqué l’histoire peut s’avérer une excellente idée de voyage thématique.
Des vacanciers seraient-ils prêts à payer le gros prix pour aller «taquiner le pirate» en Somalie?
Il y a quelques semaines, plusieurs médias ont mentionné l’existence d’une compagnie russe qui invitait les richards à l’esprit aventureux à débourser l’équivalent de 6 200$ par jour pour patrouiller les eaux de cette zone désormais célèbre à cause des pirates qui les infestent. La nouvelle, relayée par plusieurs médias et blogues, s’est avérée un canular. Toutefois, elle reflète bien l’engouement pour la piraterie.
Bien que rares soient les gens qui ont envie d’aller naviguer du côté des eaux somaliennes en ce moment, il est possible de se lancer aux trousses des pirates légendaires. Par où commencer? Plusieurs pointent la Normandie comme destination phare. «Dieppe est probablement la ville de départ la plus mentionnée parmi les documents relatant l’histoire de la flibuste, affirme Le Routard. (…) Aujourd’hui encore, une confrérie des corsaires se réunit annuellement à Saint-Jean-de-Lux, le deuxième dimanche de septembre.»
La Bretagne et les Antilles ont aussi vu défiler leur lot de flibustiers. À Saint-Malo, deux musées, la Maison des corsaires et le Musée d’histoire de la ville, permettent d’en apprendre davantage sur les corsaires qui ont marqué l’endroit tel le célèbre Surcouf, dont la statue est érigée sur la place du Québec. À la fin des années 1700 et au début du siècle suivant, ce flibustier a terrorisé les navires britanniques. Les îles antillaises constituaient pour leur part des endroits stratégiques pour intercepter les navires du commerce espagnol.
Cap sur l’Amérique
Ce sont les richesses du Mexique, de la Colombie et du Venezuela qui auraient le plus fait rêver les pirates. Attirés par l’or, l’argent, les perles et les pierres précieuses, ils rêvaient de rapporter un butin toujours plus imposant dans leurs cales. Coro, sacrée patrimoine mondial de l’UNESCO, a vu débarquer les premiers chercheurs d’or. Il est d’ailleurs encore possible de repérer le chemin qu’ils empruntaient dans la forêt de cette petite ville longeant le canal de Panama. Maracaibo aurait, encore aujourd’hui, des allures de Farwest selon Le Routard. Une aura de mystère flotte autour de cette ville maintes fois pillée et saccagée, où trafic de drogue et contrebande ne seraient pas une légende.
Amateur de plongée sous-marine? Vous découvrirez avec ravissement les multiples épaves qui reposent au fond de l’océan Indien.
«Les XVIIe et XVIIIe siècles recensent plus d’une centaine de naufrages sur les côtes de l’île Maurice», rapporte Le Routard. Le paradis de l’archéologie sous-marine!
Toutes les destinations
Marie-Julie Gagnon - Collaboration spéciale
![]() © Archives | |
| La Bretagne et les Antilles, entre autres, ont vu défiler leur lot de flibustiers. |
Des vacanciers seraient-ils prêts à payer le gros prix pour aller «taquiner le pirate» en Somalie?
Il y a quelques semaines, plusieurs médias ont mentionné l’existence d’une compagnie russe qui invitait les richards à l’esprit aventureux à débourser l’équivalent de 6 200$ par jour pour patrouiller les eaux de cette zone désormais célèbre à cause des pirates qui les infestent. La nouvelle, relayée par plusieurs médias et blogues, s’est avérée un canular. Toutefois, elle reflète bien l’engouement pour la piraterie.
Bien que rares soient les gens qui ont envie d’aller naviguer du côté des eaux somaliennes en ce moment, il est possible de se lancer aux trousses des pirates légendaires. Par où commencer? Plusieurs pointent la Normandie comme destination phare. «Dieppe est probablement la ville de départ la plus mentionnée parmi les documents relatant l’histoire de la flibuste, affirme Le Routard. (…) Aujourd’hui encore, une confrérie des corsaires se réunit annuellement à Saint-Jean-de-Lux, le deuxième dimanche de septembre.»
La Bretagne et les Antilles ont aussi vu défiler leur lot de flibustiers. À Saint-Malo, deux musées, la Maison des corsaires et le Musée d’histoire de la ville, permettent d’en apprendre davantage sur les corsaires qui ont marqué l’endroit tel le célèbre Surcouf, dont la statue est érigée sur la place du Québec. À la fin des années 1700 et au début du siècle suivant, ce flibustier a terrorisé les navires britanniques. Les îles antillaises constituaient pour leur part des endroits stratégiques pour intercepter les navires du commerce espagnol.
Cap sur l’Amérique
Ce sont les richesses du Mexique, de la Colombie et du Venezuela qui auraient le plus fait rêver les pirates. Attirés par l’or, l’argent, les perles et les pierres précieuses, ils rêvaient de rapporter un butin toujours plus imposant dans leurs cales. Coro, sacrée patrimoine mondial de l’UNESCO, a vu débarquer les premiers chercheurs d’or. Il est d’ailleurs encore possible de repérer le chemin qu’ils empruntaient dans la forêt de cette petite ville longeant le canal de Panama. Maracaibo aurait, encore aujourd’hui, des allures de Farwest selon Le Routard. Une aura de mystère flotte autour de cette ville maintes fois pillée et saccagée, où trafic de drogue et contrebande ne seraient pas une légende.
| À LIRE AUSSI: |
«Les XVIIe et XVIIIe siècles recensent plus d’une centaine de naufrages sur les côtes de l’île Maurice», rapporte Le Routard. Le paradis de l’archéologie sous-marine!
(Sources: www.metro.co.uk, Le Routard, www.huffingtonpost.com/)
Toutes les destinations






