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La pointe Sud-Ouest de la Martinique
Extraits du Guide de voyage Ulysse Martinique par Claude Morneau

 
Martinique la pointe sud ouest - La pointe Sud-Ouest de la Martinique
Île aux femmes, ou Matinino, selon la légende ancienne; île aux fleurs, ou Madinina, du temps des Indiens caraïbes; la Martinique telle qu’on la connaît aujourd’hui s’est vu couronner, hier, des plus beaux titres.

C’est que cette île bai­gnée de lumière, ber­cée de musique, bordée de plages sublimes et cou­verte d’une forêt luxurian­te est source d’inspiration pour quiconque se donne la peine d’en faire la con­naissance. Son soleil, sa mer, ses traditions culinaires, son histoire tourmentée, sa poésie, ses gens..., tout concourt à faire de la Martinique une vedette, belle et fascinante.

Premier centre touristique de la Martinique, la pointe Sud-Ouest forme une grande péninsule qui avance dans la mer des Antilles et dont le Cap Salomon mar­que le point le plus occidental. Au nord, la région baigne dans la baie de Fort-de-France, faisant ainsi face au chef-lieu. Le canal de Sainte-Lucie, où repose le célèbre Rocher du Diamant, borde, quant à lui, la côte sud de la péninsule.

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SURVOL GÉOGRAPHIQUE
Tout le long de la côte, de nombreuses plages de sable fin bordées d’arbres (cocotiers, raisi­niers, amandiers, etc.), dont certaines comptent parmi les plus connues des Antilles, accueillent les vacanciers du monde entier (Grande Anse du Diamant, Grande Anse d’Arlet, Anse à l’Âne, Anse Mitan...). À l’intérieur des terres, cependant, le relief se fait beaucoup plus acci­denté, avec les nombreux mornes dont les formes surprennent: le Morne Larcher (477 m), qui res­semble à une «femme couchée», le Morne Jac­queline (224 m), au pic très pointu, de même que les mornes Bigot (460 m), Réduit (308 m), La Plaine (399 m) et Pavillon (377 m).

ATTRAIT

La région du diamant

La Maison du Gaoulé
Il faut être très attentif pour repérer le panneau indiquant la petite route à prendre pour aller à la Maison de O’Mullane, aussi appelée la Maison du Gaoulé. Il ne faudrait cependant pas manquer de s’arrêter en ce lieu his­torique que d’aucuns considèrent comme le théâtre de la première sédition en Martinique. Notez cependant qu’on ne peut pas visiter l’intérieur de la maison.

Le Rocher du Diamant
Ce rocher, qui a effective­ment la forme d’un im­mense diamant (180 m de haut, 1 200 m de circonfé­rence), a donné son nom au bourg qui lui fait face, dont il n’est éloigné que de 5 km. Ce bloc calcaire géant, devenu une sorte de symbole de la Marti­nique à travers le monde, possède une histoire tout à fait unique.

En 1804, les Anglais, sous le comman­dement de l’amiral Samuel Hood, en prirent pos­ses­sion et le fortifièrent, en plus d’y ériger des bâti­ments servant de réserves de munition, un quai de déchargement, une citerne et même un hôpital. Ils en firent un «navire» de guerre des forces britanni­ques en le baptisant HMS Diamond Rock. Son «équi­page» comptait 107 hom­mes, dont la tâche consis­tait à assurer le maintien sous blocus de la Marti­nique en contrô­lant tout le trafic maritime de la ré­gion. Ce n’est que le 1er juin 1805 que le gouver­neur Villaret-de-Joyeuse put enfin déloger les Anglais du Rocher, avec l’aide de la flotte franco-espagnole dirigée par l’amiral de Vil­leneuve. Les marins britanniques, vaincus, fuirent vers la Barbade et furent traduits en cour martiale pour l’abandon du vais­seau HMS Diamond Rock...

Le bourg du Diamant
À l’entrée du bourg du Diamant, vous avez le choix de continuer à rou­ler sur la D7, qui devient alors une agréable route, dite du Morne Blanc, se dirigeant tout droit vers Les Anses-d’Arlet. Pour­tant, en optant pour cette voie, vous vous priverez de la visite du joli village du Diamant, de sa magnifique plage longue de 4 km et des superbes panoramas à découvrir en con­tournant le Morne Larcher.

Habité dès le IVe siècle par les Indiens caraïbes, le site de l’actuel bourg du Dia­mant, avec celui des Anses-d’Arlet, constitua la seconde zone colonisée de l’île au XVIIe siècle. Dès 1687, on y érigea une église en pierre.

En face du Rocher du Diamant, la coquette et colorée Mai­son du Bagnard ne manque pas de charme. On la dénomme ainsi car elle fut construite au début des années 1950 par un certain Médart Aribo, qui avait purgé 15 ans de prison en Guyane pour meurtre avant de revenir en Martinique. Il bâtit alors cette petite demeure et en sculpta les nombreux éléments décoratifs. Cette maison est devenue cé­lèbre à travers le monde, tellement elle a été re­prise, avec le Rocher du Diamant à l’arrière-plan, sur cartes postales, affiches ou livres, comme «image symbole» de la Martinique.

Morne Larcher
La route contourne alors le Morne Lar­cher (477 m), d’où vous obtenez des vues saisissantes sur la mer et le Rocher du Diamant, qui n’est plus alors qu’à 1 800 m de la côte (il y a d’ailleurs une petite halte routière qui permet de contempler le rocher en toute sécurité). Un sentier balisé, au départ de l’Anse Cafard, permet de tirer le meilleur parti de cet ex­traordinaire site d’obser­vation.

La région des Anses-d’Arlet

Petite Anse
Vous atteindrez bientôt le modeste village de Petite Anse. Jusqu’à récemment, il s’agissait là d’un simple village de pêcheurs, mais avec l’établissement de résidences hôtelières et de restos, l’endroit, tout en conservant son authentici­té, devient de plus en plus attrayant pour les vacan­ciers. Sa petite plage, en­core peu fréquentée, est par exemple fort sédui­sante.

Le bourg des Anses-d’Arlet
La route serpente ensuite tout en es­caladant le Mor­ne Jacqueline, avant d’en­treprendre une descente spec­taculaire vers le bourg des Anses-d’Arlet, que vous reconnaîtrez au loin en apercevant la silhouette fine et élancée du clocher de sa belle église blanche. Celle-ci fait face à la mer, bordée d’une belle plage de sable blanc, et au grand ponton de bois qui avance dans l’eau turquoi­se. De plus, une agréable prome­nade, aménagée tout le long de la plage, devient peu à peu le point de rencontre des Arlésiens.

Grande Anse
Pour quitter le village, il faut bifurquer sur la droite peu après l’église. Vous pouvez alors retourner vers le Diamant par la route du Morne Blanc, ou poursuivre votre chemin en direction de la superbe plage de la Grande Anse, l’une des favorites des familles martiniquaises. Les résidences de vacances poussent comme des champignons dans les environs, en voie de deve­nir l’une des zones de villégiature les plus appré­ciées de l’île.

Anse Dufour et Anse Noire
En poursuivant votre itiné­raire vers le Morne Bigot, toujours par la D7, vous ne devez pas manquer l’étrange spectacle des deux plages voisines de l’Anse Dufour et de l’Anse Noire, une curiosité géo­logique étonnante. Pour vous y rendre, vous devez prendre à gauche environ 3 km après Grande Anse et vous engager sur une petite voie discrètement indiquée. Ce petit chemin étroit aux pentes pronon­cées conduit aux deux plages en question.

La première que vous apercevrez est la plage de l’Anse Dufour, au beau sable blond, et sur laquelle vous remarquerez des cases de pêcheurs et leur gommier. Vous devez alors garer votre voiture et continuer à pied, par un très court sentier, pour rejoindre la plage de l’Anse Noire, qui, comme son nom l’indique, se compose de sable noir en plus d’être bordée de grands cocotiers lui donnant une allure sauvage.

La coexistence de ces deux plages, à quelques mètres l’une de l’autre, représente à la fois un attrait unique sur le plan géologique et une sorte de rencontre de deux Marti­nique: celle du Sud, avec ses plages de rêve, et celle du Nord, avec ses paysa­ges plus austères et son sol volcanique.

La région des Trois-Ilets

Anse à l’Âne
Après avoir traversé le massif du Morne Bigot (460 m) (un sentier de randonnée pédestre conduit au sommet, voir p 107), la D7 permet d’atteindre l’Anse à l’Âne, une autre plage très fréquentée où, entre autres choses, vous pou­vez pique-niquer ou vous adonner au camping.

Pointe du Bout et Anse Mitan
Vous apercevrez plus loin le panneau indiquant la route D38, qu’il faut em­prunter sur la gauche pour vous diriger vers le haut lieu du tourisme martini­quais, la Pointe du Bout. Là, vous découvrirez en effet la plus importante concentration d’établissements à vocation touristique de l’île: grands hôtels de luxe, res­taurants gastronomiques, casino, dis­cothèques, boutiques chics. Qui plus est, la Pointe du Bout n’est dis­tante de Fort-de-France que d’une vingtaine de minutes grâce à un ser­vice de navet­tes maritimes. Cel­les-ci prennent et déposent leurs pas­sagers à la marina, où sont aussi amar­rées de nombreuses embar­cations de plaisance.

Sur ce site très prisé, on ne peut rater le Village Créole, un complexe ré­cemment aménagé. Il comprend des boutiques, une galerie d’art, des res­taurants, des appartements à louer à l’étage et un bureau d’information tou­ristique.

Le Domaine de La Pagerie
Un peu plus loin, en direc­tion des Trois-Îlets, vous pourrez atteindre La Pa­gerie, lieu de naissance (1763) de Marie-Josèphe Rose Tascher de La Pa­gerie ou, si vous préférez, de celle qui devait devenir l’impératrice Joséphine, épouse de Napoléon Ier. Elle vécut ici sa jeunesse jusqu’à son départ pour la France 1779, alors qu’elle épousa le fils du marquis de Beauharnais, Alexandre de Beauharnais. Elle devait revenir vivre deux ans au domaine natal à partir de 1788, avec ses deux en­fants, Eugène et Hortense, pour retourner en France quelques an­nées avant que son mari ne soit exécuté, en 1794, au moment des troubles de la Révolution française. Joséphine elle-même échap­pa de justesse à la guillotine en raison de la chute de Robespierre et finit par épouser Napoléon Bonaparte, en 1796, qui la sacra impératrice. Ne pouvant plus enfanter, elle fut répu­diée en 1809 et alla terminer sa vie au château de Malmaison, à l’ouest de Paris, où elle mourut d’une pneumonie en 1814.

Une petite maison en pierre renferme au­jourd’hui le Musée de La Pagerie, qui rend hommage à la belle impé­ratrice créole, à qui, selon la légende, une sor­cière noire des environs, Eu­phrémie David, avait un jour prédit qu’elle devien­drait «plus que reine». On y présente divers objets lui ayant appar­tenu: meubles, lettres signées de la main de Napoléon, portraits, etc.

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

Formalités d’entrée
Pour entrer en Martinique, les voyageurs doivent avoir en leur posses­sion un passeport valide. Cette obligation ne s’applique toutefois pas aux touristes français, qui sont ad­mis sur seule présentation de leur carte nationale d’identité. Outre le passeport, les ressortissants québécois, canadiens et américains sont admis sans visa pour des séjours de moins de trois mois. Par ailleurs, tous les voya­geurs, sauf les Français, doivent détenir un billet de retour ou de continuation de voyage.

Climat
La température moyenne en Martinique oscille au­tour de 26°C. La chaleur n’y est jamais excessive, puisque des brises réguliè­res, les alizés, venant de l’est et du nord-est, se chargent de rafraîchir les journées. La période la plus appréciée des voya­geurs pour visiter la Marti­nique s’étend grosso mo­do de décembre à mai. Les températures sont alors agréablement dou­ces. C’est ce que l’on appelle «le carême» ou la saison «sèche», par oppo­sition à la saison des pluies, qui va de juin à novembre.

Renseignements touristiques
Office du Tourisme de la Martinique au Canada
1981 McGill College, bureau 490
Montréal (Québec) H3A 2W9
Tél : (514) 844-8566

 
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