André Boily
Agence QMI

Série télé Black Mirror : est-ce bien le monde virtuel que nous voulons?

Série

Black Mirror, sur Netflix

André Boily

Sur Netflix, on peut découvrir une formidable série télé sur notre monde technologique qui se développe vitesse grand V. Appelée Black Mirror, la série britannique déballe en 13 épisodes des films de science-fiction tous différents les uns que les autres sur un monde de demain à haute teneur technologique dont les réalités sont loin de ce qu'on peut imaginer.

Implants mémoriels, verres de contact-écran, réalité virtuelle, chantage, clones, justice tordue, piratage, contrôle des perceptions et même vie après la mort, ces épisodes d'une durée entre 45 et 90 minutes nous font voir un futur plus proche que l'on peut ne l'imaginer.

On découvre une nature humaine complètement modifiée par des technologies actuelles poussées à leur limite.

Si certains épisodes peuvent paraître inégaux, voire longuets, il faut souvent patienter jusqu'à la fin pour découvrir toute l'ampleur de la machination. Ayant vu tous les épisodes, voici un avant-goût des scénarios de Black Mirror qui furent d'abord diffusés sur Channel 4 et sur Netflix qui a produit la troisième saison l'an dernier.

Saison 1

Seulement trois épisodes ici, mais le premier donne le ton. Un premier ministre britannique est forcé par un terroriste de commettre un acte indécent à la télé s'il veut voir une jeune princesse être relâchée par ce loup solitaire.

Sautons le second épisode qui développe une société esclave où le salut passe par une émission télé, alors que le troisième nous fait découvrir la formidable capacité des implants mémoriels qui nous permettront d'enregistrer tout ce que nous voyons, entendons et faisons, ici à travers la vie d'un couple.

Saison 2

Dans le premier, imaginez toute votre vie numérique reproduite dans un clone virtuel après votre mort accidentelle afin de remplir le vide que subit votre conjoint.

Dans le second, et c'est un des meilleurs, La chasse, une pauvre fille «démémorisée» est la proie d'une justice pour le moins tordue. Le troisième fait apparaître un dessin animé qui s'en prend aux politiciens dans une élection, il devient si populaire qu'on lui demande de se présenter candidat.

Le quatrième, Blanc comme neige - long mais excellent -, nous relate ce que pourrait faire votre clone virtuel pour vous faciliter la vie, mais aussi pour vous soutirer des secrets inavouables.

Saison 3

Dans ces six épisodes, le premier, Chute libre, nous fait imaginer un «like à la Facebook» puissance mille où tout un chacun doivent évaluer chaque rencontre, fait et geste. L'e-n-f-e-r du like.

Dans Playtest, un jeune Américain teste un jeu psychotique aux sensations un peu trop réelles. Dans le troisième, un pauvre adolescent se fait arnaquer par des pirates qui n'y vont pas de main morte pour le faire chanter.

Long, mais à la fin déroutant, ce scénario fait penser au premier épisode de la saison 2 sur la capacité de renaître au point où notre conscient ne fait plus de différence entre le monde réel et celui virtuel.

Dans Tuer sans état d'âme reprend le thème de l'implant mémoriel, sauf qu'ici il modifie la perception visuelle de soldats afin qu'ils tuent sans arrière-pensée.

Et le dernier, selon moi, le meilleur nous fait découvrir sur 90 minutes la haine des gens sur les réseaux sociaux derrière le mot-clic #Deathto. Le moindre individu détesté par tous voit sa vie être mise en danger.

En plus du sous-titrage, la série britannique est adaptée en français. Netflix est à préparer la quatrième saison avec six nouveaux épisodes. Bande-annonce ici.



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