André Boily
Agence QMI

Pour valider leur théorie, du code malicieux inscrit dans de l'ADN réussit à infecter l'ordinateur qui le lit

Pour

Il est possible de pirater la séquences de bases ADN pour y loger un programme malveillant

André Boily

Une équipe de biologistes a réussi à valider leur théorie qui supposait qu'un programme malveillant inscrit dans un brin d'ADN pouvait infecter l'ordinateur qui le lit.

Avec cette découverte, on nage en pleine science-fiction ! Notre code ADN se comporte comme une suite de caractères ordonnés, un peu comme celui des bits 0 et 1 qui sont à la base de l'informatique.

En reprogrammant volontairement du codage ADN pour y implanter du code malveillant, des chercheurs de l'université de Washington ont réussi à prouver que l'ordinateur qui le lirait serait infecté de la même manière qu'un programme ou un virus informatique infecte son ordinateur-hôte, révèlent aujourd'hui plusieurs médias électroniques.

Cette découverte en dit long sur la sécurité de toute l'infrastructure de transcription et d'analyse d'échantillon de chaînes d'ADN. En d'autres mots, les ordinateurs et logiciels dont se servent les biologistes et autres chercheurs en biologie moléculaire doivent être protégés contre les faux codes ADN comme n'importe quel ordinateur que nous utilisons.

Les séquences de bases ADN constituées des quatre lettres ACGT peuvent être lues par un ordinateur qui les lit et les convertit en code binaire 0 et 1. Avec un petit échantillon de 176 bases, l'exploit (le virus) était suffisamment complet pour infecter l'ordinateur et en utilisant davantage de bases, il serait possible de causer de plus grands dommages informatiques.

Mais les auteurs de la découverte se font rassurants : accéder à du code AD et être capable de le modifier en programme malveillant n'est pas à la portée des pirates, même les plus talentueux.



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