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Une découverte révolutionnaire pour absorber le CO2

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Une usine qui absorbe du CO2 plutôt qu'en produire, est-ce possible?Photo Fotolia

Des scientifiques allemands ont découvert une nouvelle méthode pour faire la fixation du carbone en laboratoire qui pourrait révolutionner la lutte aux changements climatiques.

À partir d'un savant mélange d'enzymes, ces chercheurs de l'institut Max-Planck de microbiologie terrestre sont parvenus à absorber le CO2 présent dans l'air ambiant d'une manière plus rapide et efficace que le font les végétaux. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Science, le 18 novembre dernier.

«On peut imaginer un jour produire quelque chose qui ressemblerait à une feuille artificielle (...) qui absorberait le CO2 et le transformerait en produits chimiques utiles», a expliqué Tobias Erb de l'institut Max Planck de microbiologie terrestre, au site Popular Mechanics.

Patience

En ce moment, l'industrie des produits chimiques repose entièrement sur les combustibles fossiles. À terme, Tobias Erb croit qu'en industrialisant son procédé, il sera possible de renverser la vapeur.

Au lieu d'ajouter du CO2 dans l'environnement, la fabrication de produits chimiques pourrait en réduire la quantité. Cette technologie est toutefois loin d'être au point. Il faudra compter des décennies avant qu'elle soit largement utilisable.

Comment ça marche?

C'est bien connu, les plantes absorbent le CO2 dans l'air ambiant pour se développer. Pour ce faire, une série de réactions chimiques, appelée le cycle de Calvin, est nécessaire. Le CO2 est ainsi transformé en un composé organique qui permet aux plantes de se développer.

À partir d'enzymes provenant de différentes sources (bactérie intestinale, plantes, microbes vivant dans l'océan, etc.), l'équipe menée par le biochimiste Tobias Erb a créé son propre cycle de fixation du carbone. Le CO2 est alors transformé en un glyoxylate qui pourra à son tour être employé pour produire des antibiotiques ou des combustibles fossiles.

Selon des tests en laboratoire, ce procédé serait potentiellement 25 % plus économe d'énergie que celui des plantes et deux à trois fois plus rapides.



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