Gentside Découverte

La mission ExoMars a décollé et se dirige vers Mars

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Représentation de la mission ExoMars. Capture d'écran Gentside

C'est une nouvelle mission martienne qui vient de démarrer. Mais il faudra encore attendre quelques heures pour avoir la confirmation que tout se passe bien. Ce matin, depuis le site de Baïkonour au Kazakhstan, un lanceur Proton a pris son envol, emportant avec lui les engins de la mission ExoMars.

Quelques minutes plus tard, les différents étages se sont séparés tour à tour pour entamer la première étape du voyage, sous les applaudissements des ingénieurs. Néanmoins, une dernière séparation aura encore lieu ce soir. Ensuite, le satellite Trace Gas Orbiter (TGO) et l'atterrisseur Schiaparelli pourront entamer leur périple de sept mois à destination de la planète rouge.

Alors que la NASA poursuit avec intensité son programme d'exploration de Mars, c'est au tour de l'Agence spatiale européenne (ESA) de lancer une nouvelle mission martienne. Menée en partenariat avec Roscosmos et le Centre National d’Études Spatiales (CNES) les agences spatiales russe et française, ExoMars a pour objectif de détecter des traces éventuelles d’une forme de vie sur la planète rouge.

Une arrivée prévue pour octobre 2016

La mission est divisée en deux volets dont le premier vient tout juste de démarrer. Selon le plan établi, le satellite TGO et Schiaparelli devraient arriver à destination en octobre 2016. Le premier engin a pour objectif d'étudier avec ses instruments, depuis l'orbite de Mars, les gaz présents dans l'atmosphère tels que le méthane ou d’autres hydrocarbures. 

Ces dernières années, différentes missions ont confirmé la présence de méthane sur la planète rouge. Mais son origine reste pour le moment inconnue. Un mystère qui ne manque pas de passionner les scientifiques puisque ce gaz pourrait bien être produit par des organismes vivants. C'est «un gaz dont la durée de vie est brève à  l’échelle géologique, et sa présence nécessite une source active qui pourrait être biologique», relève ainsi le CNES.

Les données récoltées par le TGO permettront ainsi d'en savoir plus sur l'origine du méthane martien. Le second engin sera largué par le satellite juste avant l'entrée en orbite. À l'instar de Curiosity, il y a quelques années, il connaitra alors une descente vertigineuse jusqu'à la surface. Une opération qui permettra aux ingénieurs de tester leur dispositif ainsi baptisé «Module démonstrateur d’entrée, descente et atterrissage» (EDM).

Une fois sur la planète, le robot de 600 kg aura une durée de vie très courte, quatre jours. Durant ce laps de temps, un ensemble de capteurs recueillera des données environnementales à la surface et les renverra vers le satellite dont la longévité est estimée elle à 4 ans. Mais tout ceci ne sera que les premières étapes d'une mission bien plus ambitieuse.

Un nouveau robot sur Mars dès 2018

En 2018, l'ESA et Roscosmos entameront en effet un nouveau volet du programme ExoMars. Il visera à envoyer vers la planète rouge une plateforme russe ainsi qu'un véhicule européen. La plateforme équipée d’instruments russes et européens prendra des mesures de son environnement pendant une année martienne, soit 687 jours terrestres.

De son côté, le véhicule d'une masse de 310 kg utilisera ses neuf instruments scientifiques pour étudier et forer le sol martien. Ces deux engins fourniront ainsi de nouvelles données pour percer les secrets encore cachés sur Mars. C'est la seconde fois que l'Europe part à l'assaut de la planète rouge, après la sonde Mars Express lancée en 2003.

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